The Answer – Rise

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Style: hard rock bluesAnnee de sortie: 2006Label: Pias

Errer sur le net a parfois quelques bienfaits puisque c’est au hasard de mes cyber flâneries que je suis tombé sur la nouvelle coqueluche de la presse rock britannique. Cette dernière caractéristique ayant plutôt tendance à susciter ma méfiance qu’un désir inéluctable de tenter l’expérience, c’est donc timidement que j’ai cherché le lieu où leur musique et mes oreilles se croiseraient. Ce dernier trouvé, le résultat fut sans appel : une rapide écoute, une étincelle dans la boîte crânienne et 2 minutes plus tard le jouet était commandé !

Alors The Answer répond à quoi ? A aucune question bien évidemment – la musique n’est pas là pour ça – mais à un besoin. Quel besoin ? De se faire tout simplement botter le train en replongeant dans les ambiances du hard rock blues des 70’s avec un son actuel qui ne tue pas les vibrations. Les inévitables références aux plus grands, avec en tête Led Zeppelin, AC/DC et Deep Purple, y passent sans pourtant qu’on hurle au vilain plagiat moche pas bien tellement les tripes et le feeling sont là accompagnés d’un invité de marque : le talent.
Les 4 jeunots devaient en avoir leur claque d’entendre à tous bouts de champ des soupes préfabriquées et des guitares qui n’envoyaient pas la sauce pour faire aujourd’hui le pari de rappeler à notre bon souvenir l’époque où le rock se laissait pousser des burnes en acier trempé.

On pourrait penser que s’appeler The Answer est somme toute fort prétentieux, que le côté messianique que ce patronyme sous-entend confine à l’inconscience. A moins que… A moins que la qualité de la musique et de l’interprétation convainquent rapidement l’auditeur que 4 jeunes anglais indéniablement doués ont pondu une petite bombe. Pour ma pat, j’en suis convaincu et adhère donc pleinement à la démarche. Et nul doute que ce sera forcément le cas de qui n’a pas trop les neurones cramés par les pseudo groupes de rock sans personnalité ni énergie.
Au-delà des riffs qui tuent, des soli tout droit issus de l’école Angus Young (Never too late) ou Jimmy Page (Memphis water) et du groove imparable, ce qui frappe le plus c’est la voix. Quelle puissance, quel timbre, quelle maîtrise. Comme pour ménager son effet afin de mieux nous laisser pantois par la suite, le premier titre démarre sur un phrasé plutôt grave et parlé. On est donc loin de se douter que quelques secondes plus tard – et pour tout le reste de l’album – on va avoir droit à une démonstration pure et simple digne des plus grands noms du rock (l’ombre de Robert Plant plane avec bienveillance). L’animal parvient à moduler sa voix de façon déconcertante, à l’aise aussi bien lorsqu’il s’agit de s’arracher les tripes en « poussant » les notes (un Into the gutter prêt à faire headbanger un hospice) que sur des passages moins démonstratifs et qui fleurent bon la route 66 (le bluesy Memphis water et Preachin’ très proches d’un Johnny Winter survitaminé ou le popisant et funky Be what you want).

Pendant quelque écoutes, j’ai un peu eu peur que l’énorme entrée en matière qu’est Under the sky revête un statut de « tube » susceptible d’effacer un peu le reste de l’album. Et ce n’est heureusement pas du tout le cas car le cap du label « qualité supérieure » n’est jamais détourné de sa trajectoire initiale puisque chacun morceau démontre avec acuité qu’on tient là une putain de révélation.

Bon allez, histoire de jouer les enculeurs de mouche et leur laisser une marge de progression pour le prochain album, il manque juste la ballade qui tue même si je ne doute pas que Always leur permettra de faire faire une visite backstage de leur collection de coquillages à quelques groupies…

  1. under the sky
  2. never too late
  3. come follow me
  4. be what you want
  5. memphis water
  6. no questions asked
  7. into the gutter
  8. sometimes your love
  9. leavin’ today
  10. preachin’
  11. always

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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6 Commentaires

  1. Joss says:

    Très bonne chro pour un excelent album. Achat imminent pour ma part.

  2. dark hypp says:

    un excellent album effectivement! Vivement le concert prochainement!

  3. han says:

    Enorme.

  4. Needle says:

    J’accroche vraiment aussi !

  5. Dun23 says:

    Pas beaucoup d’écoutes au compteur mais c’est pas grave! Dans ce genre de musique, si la voix te scotche, si tu tapes du pied, si tu te transforme en adepte de l’air guitar, c’est que le disque est bon. Et là, le disque est bon! Très bon même!!

  6. Mister Pad says:

    Merci de me l’avoir fait découvrir celui-là !

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