Black Label Society – Shot to Hell

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Style: heavy metal/heavy rockAnnee de sortie: 2006Label: Roadrunner Records

Aussi régulier qu’une horloge suisse, le prolifique guitariste barbu et bourru vient, une fois de plus, nous asséner son hard rock couillu pour bikers férus de solos incisifs et de nuageuses effluves alcoolisées.
Septième album studio. Premier album chez l’écurie Roadrunner. Et deuxième album mou du slip. Après un Mafia (2005) en demi teinte, le guitariste (vivant) préféré de papy Osbourne nous a concocté une cuvée 2006 trop peu maltée, limite bouchonnée. Je n’épiloguerai pas sur l’artwork, même si on peut lui reconnaître le tour de force d’être plus lourd que la plupart des rythmiques qu’il est censée esthétiquement représenter.

Les moments sympathiques sont là, certes. Mais de moments de bravoure, point. « Black mass reverends », « Blacked out world » devraient faire bouger des derches et donner envie à des gratteux en herbe de taquiner le manche comme Zakk.
C’est tout ? Diable, non : on a quand même droit à une magnifique pelletée – quasiment un morceau sur deux ! – de ballades aussi mielleuses les unes que les autres : le naïf « The last goodbye », le sirupeux « Nothing’s the same » (on imagine aisément un duo « endiablé » avec Patrick Fiori si d’aventures l’amerloc décidait de venir nous rendre une petite visite), la soupe (sans vermicelles, trop consistant les vermicelles oh !), « Sick of it all » et autres introductions symphoniques de « New religion » sont autant de dose d’eau gazeuse dans un whisky initialement brut de fût.
Tout le reste est, de plus, bien trop convenu (l’Anthraxien « Faith is blind » ou « Devil’s dime » ne décollent malheureusement pas et lassent rapidement), les riffs trop peu percutants, la prod’ trop lisse pour que la sensation de se retrouver en présence d’un « putain d’album de rock hargneux et suant venu tout droit nous botter le cul » fasse plus qu’une brève apparition. Or, personnellement, c’est ce que j’attends d’un album de Black label society. Autant garder ses compositions pour Ozzy sinon…

Ceux qui souhaitent découvrir le groupe devraient plutôt se consacrer à 1919 et Stronger than death. Ce Shot to hell s’adressant plutôt aux inconditionnels. Mais alors – vraiment inconditionnels.

  1. concrete jungle
  2. black mass reverends
  3. blacked out world
  4. the last goodbye
  5. give yourself to me
  6. nothing’s the same
  7. hell is high
  8. new religion
  9. sick of it all
  10. faith is blind
  11. blood is thicker than water
  12. devil’s dime
  13. lead me to your door

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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5 Commentaires

  1. Monster says:

    1 des pochettes les plus moches de l’année, sauf si on est fan des ptites vieilles qui jouent au billard mais là je pense que ya pas grand monde dans ce con… Sinon moi j’ai jamais put piffrer Black Label Society, rien à faire, par contre j’aime bien certains disques de l’ami Zakk avec le madman Ozzy…

  2. Monster says:

    dans ce cas, pas dans ce con * tssss

  3. ryo says:

    Je confirme pour « 1919 » et « Stronger than Death ».
    Laissez tomber le reste….

  4. Dubitatif says:

    Un des pires disques sortis cette année. Plat et sirupeux. Immense déception au regard du passif de Wylde et de son talent de guitariste.

  5. heddy says:

    moi je l’aime bien
    c’est pas le meilleur mais de tt facon j’aime tt ce que fai zakk
    pour moi ce typ est un dieu

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