Spiritual Beggars – Earth Blues

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Style: hard rockAnnee de sortie: 2013Label: InsideOut Music

Afin de remplacer l’icône « chef d’œuvre » souvent utilisé à tort et à travers, notre bien aimé chroniqueur en chef Krakoukass m’a demandé de créer un nouvel icône « coup de cœur ». De ce fait, je suis bien décidé à l’exploiter un maximum, ce que je vais faire de ce pas avec le tout dernier album des Spiritual Beggars.

Déjà, ne comptez pas sur moi pour vous dresser un historique du groupe et faire une analyse de leur évolution musicale car ce disque est le premier que j’écoute. Enfin il faut déjà savoir que Spiritual Beggars fut créé par le guitariste Michael Amott (Carcass, Arch Enemy) pour donner vie à ses envies de stoner (oui j’ai quand même été me renseigner sur leur passé musical). Il faut aussi savoir que le groupe vient aussi de « subir » un changement important avec le remplacement du précédent chanteur Christian « Spice » Sjöstrand par le Grec Apollo Papathanasio (Firewind).

Et avec cette nouvelle carte à son jeu, il est clair que le groupe se dote d’un nouvel atout non négligeable et tout laisse à penser que ce ne fut pas sans conséquence sur ce revirement stylistique. Aujourd’hui, on peut quasiment dire au revoir au stoner qui a fait la notoriété du groupe et accueillir à bras ouvert un hard-rock plus classique mais sacrément percutant.

Avec le titre d’ouverture “Wise as a serpent”, la première influence revendiquée est claire : Deep Purple. Orgue Hammond à gogo, voix hard-soul à la Glenn Hughes etc… Bref, le groupe reste toujours attaché aux 70’. Pourtant, Earth Blues n’est pas un simple album revival. Le son est plus moderne, évidemment, et Michael Amott balance des riffs qui n’auraient jamais trouvé leur place sur un disque du pourpre profond. On connaissait aussi son talent pour les soli ultra-mélodiques d’une précision chirurgicale, il nous en livre ici toute une collection, tous plus décoiffants les uns que les autres.

Autre référence qui semble ressurgir au fil de l’écoute de ce disque, le hard-rock de la première moitié des 90’. L’âge d’or des tubes, le rock fun californien d’Ugly Kid Joe, le hard groovy d’Extreme, les balades façon Guns (J’ai pensé à Axl Rose quand Appolo redescend sur une voix plus grave et cassée). Différents registres dans lequel le chanteur grecque excelle en tous points, dans un genre ou le chant ne laisse aucune place à la médiocrité. On serait presque tenté de dire qu’il porte le disque à lui seul si qualité des composition n’était pas aussi pointue que sur ce Earth Blues. Un talent d’écriture presque bluffant quand on réalise que le groupe aligne 12 hits potentiels, chacun avec sa propre accroche, son petit truc qui le différentie du reste. Pour moi il faut remonter au Secret Society d’Europe pour retrouver un disque de hard-rock aussi « catchy ».

Ne faisons pas de publicité mensongère, nous sommes bien d’accord que rien dans ce disque n’est original et novateur, mais comme le disait si bien le Docteur Emett Brown « On s’en balance ». Coup de cœur donc, et assurément LE disque de l’été (si on a un été).
http://www.youtube.com/watch?v=pDb7r2E5qfw

Tracklist :
1. Wise As A Serpent
2. Turn The Tide
3. Sweet Magic Pain
4. Hello Sorrow
5. One Man’s Curse
6. Dreamer
7. Too Old To Die Young
8. Kingmaker
9. Road To Madness
10. Dead End Town
11. Freedom Song
12. Legends Collapse

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2 Commentaires

  1. Angrom angrom says:

    Tres bon disque, en effet.
    Par contre le chanteur précédent était JB (de Grand magus) et non Spice

  2. joss says:

    ha mince, je ne me suis pas assez renseigné sur leur passé >_< (merci d'avoir rectifié)

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