Poisonous – Perditions’den

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Style: death evil old schoolAnnee de sortie: 2010Label: Blood Harvest

Vous êtes sans doute des dizaines de milliers à vous rappeler de ma chronique d’Impetuous Rage. Séduits par le death Monstrosityien que pratiquaient ces Brésiliens, j’entends encore d’ici votre cri de désespoir lorsque vous avez appris comme moi qu’en 2009 ils avaient décidé de splitter.

Mais le Brésilien est tenace et sait renaître de ses cendres. Pour preuve, les 3 mêmes olibrius remettent le couvert sous un autre nom : Poisonous.

Quel est l’intérêt de se suicider juste après un premier album pour débarquer quelques mois après avec un… autre premier album ? Si les 2 entités avaient employé les mêmes armes, je serais prêt à recevoir cette question. Sauf que là, il est impossible de faire un quelconque lien entre Impetuous Rage et Poisonous, si ce n’est les ranger sous la catégorie, ô combien élastique, death metal.

 

Cette absence de continuité est presque troublante, je ne sais pas ce qui a bien pu se passer dans la tête des Sud-Américains. Peut-être ont-ils ont été déçus par le public qui venait assister à ses concerts ? Peut-être que les cheveux des fans étaient trop propres, les vestes pas assez patchées, la bière pas assez forte.

Toujours est-il qu’ils ont préféré se tourner désormais vers un autre public, celui qui reste terré dans sa tanière qui pue le sang rance et la désolation. Oh les passerelles sont toutefois possibles (la preuve j’adhère aux 2 recettes – et puis Impetuous Rage ne donnaient pas dans le melodeath non plus) mais il y a fort à parier que tout le monde ne les suivra pas dans cette descente aux enfers.

 

Une masse putride s’approche et vous ne pouvez pas faire grand-chose à part protéger vos parties intimes. Seules les ombres d’Incantation, Immolation et Autopsy sauront vous prémunir de l’assaut. En revanche, si vous comptez affronter la tempête de clous rouillés après une cure de death propre et surproduit, je ne donne pas cher des meubles qui se situeront dans votre entourage car vous aurez inévitablement envie de tout casser et brûler. Vous vous surprendrez même peut-être à vouloir être lacéré par des tessons de bouteilles à l’écoute, yeux révulsés, de la déferlante démoniaque des riffs et des rythmiques infâmes de Perdition’s den.

 

Pourquoi tout d’un coup vous parler d’un album datant de 2010 ? Eh bien pour 2 raisons : une version vinyl est récemment sortie chez Blood Harvest ; j’avais besoin de faire de la place chez moi.

J’en rajoute une troisième qui n’est pas plus incongrue que les 2 premières : c’est un putain de bon album.

 

http://www.youtube.com/watch?v=SzCM7gWGDoA

1. Subterranean Rules

2. Worthless Christ

3. Creeping Impurity

4. Demons

5. Blasphemy arises for the Knowledge

6. Perdition’s Den

7. Under the Blessing of Death

8. From the Infernal Rift

9. Black Clouds and Fever

10. Poisonous (Bonus track)

 

 

 

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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