Team Sleep – 02 juin 2005 – Trabendo – Paris

Pas de commentaires      1 059

 Team Sleep est le projet électro/rock du chanteur des Deftones, Chino Moreno, avec quelques potes d’enfance. A ce titre, le groupe, avec seulement un 1er album plutôt pas mal fait déjà une tournée européenne en tête d’affiche.
Une partie du public habituel des Deftones était donc présent à ce concert au Trabendo au vu des t-shirts du groupe, des « Chino » lancés depuis le public et de l’âge moyen assez bas du public.

Dommage, Idiot Pilot ne joueront pas ce soir alors qu’ils étaient indiqués sur le billet, j’aurais bien aimé voir ce que donne ce duo (un guitariste/sampler et un chanteur) alliant électro/rock à la radiohead et post-hardcore.
On aura à la place un des DJ des soirées rock mensuelles « Sabotage » organisées par ouï fm qui se déroulait plus tard dans la soirée à l’Elysée Montmartre. Il m’a rapidement saoulé avec son mix de tubes de Marlyn Manson, QOSTA, Nine Inch Nails, White Stripes et autres groupes rock commercialement diffusé pour fan de rock énervé lambda. Il y additionnera quand même un petit Deftones forcément acclamé.

Bref ça commence rapidement à me gonfler surtout que Team Sleep se fera désirer pendant bien une demi heure pour ne commencer à jouer que vers 21h15. Ils arrivent enfin sur une scène très sombre, le groupe restera d’ailleurs dans la pénombre, les lumières provenant de derrière eux et éclairant les 1ers rangs du public. Le groupe sera acclamé, enfin surtout un Chino Moreno un peu amaigri qui concentrera les regards du public et les photos des téléphones portables derniers cris.

Dès le début du set, on sent que Team Sleep en concert sera plus rock que sur album car les guitares, tenues par Chino et Todd sont omniprésentes et saturées et surtout le batteur du groupe est une véritable furie, son jeu tentaculaire est vraiment débridé. C’est bien simple, il n’arrêtera quasiment pas de tout le concert de frapper sèchement des rythmiques ultra-fournies, se déchainant sur son set, ajoutant 4 fois plus de coups que sur les versions studio. On peut même dire qu’il en faisait un peu trop mais je suis amateur.

La version live du single « Ever » par exemple en fût vraiment transformée, et ce fût un des meilleurs morceaux du concert, joué assez vite, qui révèlera un Chino en grande forme vocale, sa voix si caractéristique étant le point fort du groupe. Il s’est d’ailleurs chargé de la majorité des voix chantées par les guests sur l’album, leur insufflant par l’occasion un peu plus de vivacité. Pour l’avoir vu avec les Deftones, l’amélioration est assez flagrante et laisse présager du bon pour la prochaine tournée du groupe, d’autant qu’il a presque tout le temps chanté tout en jouant de la guitare. Il la lachera un moment pour un intermède où il s’essayera à un phrasé assez hip hop tout en venant se frotter aux 1ers rangs du public.

C’est clairement Chino et le batteur qui font le show, les autres ne servant pas à grand chose. Le DJ est très en retrait, au milieu le bassiste qui utilise aussi des claviers et prendra le chant sur quelques passages n’est pas très présent mais c’est surtout Todd, le guitariste et leader du groupe, qui est le plus inexistant, très statique et renfermé, surtout que sa guitare est complètement bouffée par celle de Chino.

Je ne me faisais pas d’illusions sur ce concert de Team Sleep et il fût finalement plutôt bon, les morceaux de leur album rendant bien en live. Les titres les plus rock, rappelant les Deftones, sont ceux qui fonctionnent le mieux, tel « Blvd. Nights » ou « Ataraxia ». Ils termineront le set par un échange batteur/DJ pendant que les autres musiciens partent backstage pour revenir ensuite pour un dernier titre en rappel.
Concert pas faramineux mais pas mal, et au final Chino et le batteur assurent mais le reste du groupe laisse à désirer.

Ah oui j’ai oublié un détail des plus particuliers! Au fond de la scène, une grand toile sur laquelle est projeté un film. On ne comprendra pas tout de suite, mais les 10 premières minutes d’un film érotique des années 70s en DVD passeront en boucle pendant tout le concert pour faute de bug du DVD apparemment, on aura donc le droit a des gros plans de gouines se malaxant les nibards en permanence… bizarre.

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 497 articles sur Eklektik.

Up Next

Du meme groupe

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *