Hades Archer – For the Diabolical Ages

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Style: Black / Thrash sud américainAnnee de sortie: 2011Label: Kuravilú

Avec Penis Metal son EP de 2008, Hades Archer dressait le métal de son mat sur le pont de son Black Pearl et sortait le pavillon noir. La verge de fer bandait dru et pointait le heavy comme un sexe à enfourcher le temps d’un gang bang. Besogneux et affables, les chiliens avec cet EP avaient scellé leur destin, celui de grands fornicateurs de tympans, à en faire éjaculer les démons dans vos oreilles.  Les sodomites avaient de quoi s’inspirer, puisque les violeurs  en Amérique du Sud  sont légions, dans le sillage d’un Goatpenis aux idées lubriques, les petits gars de Santiago viennent gâter l’atmosphère en 2011 avec ce For the Diabolical Ages, au doux parfum de charogne abusée.

Hades Archer est de cette école sud américaine pour qui le thrash et le black ne peuvent que coexister, les genres habitent la même chapelle et le prêtre qui y fait son office à des idées aussi macabres que l’appétit insatiable d’une guerre de religions. Martial et développé pour le combat,  For the Diabolical Ages s’articule autour de ses blasts avec ses marques charbonnées de riffs véloces et incisifs frappés par l’acidité de son charley bourdonnant,  les soldats avancent à découvert dans la plaine, sûrs de leur fait, le glaive arrogant, la poupée vaudou a appris des énarques du mouvement, l’école canadienne a aussi ses filiales à quelques centaines de kilomètres des plaines désertiques et arides d’Atacama. Pourriture, gerbe et nausée, la pratique de la malfaisance triomphante trouve dans l’égo d’Hades Archer sa pleine mesure, et se déverse avec une brutalité torrentielle dans un flot de sorts au destins noirs redoutables; les delays viennent frapper la voix de damné de Nabucodonosor III, le druide « éructeur » lève les armées avec férocité et hargne, la pacification des âmes est niée, l’expansion par la force est saluée par la joute et la conquête par le fer et le sang pendant que brûlent les flammes dans le ciel babylonien de l’apocalypse chilien; on pensera aisément à un mix cordial de Sarcofago et de Blasphemy quand le climat carié du disque provoquera ses premiers relents acrimonieux. Sous les couches de houille quelques titres arrivent à laisser tourner le moteur en ligne droite, on pensera à « Offer your blood to the dark » et sa première moitié au rock velu qu’un « Orgasmatron » de Motörhead ne renierait pas ou encore des ambiances délétères, lardées de pu et de suie d' »Into the Black Mass » ou « Theater of Nightmares » qui font la part belle à des ambiances plus caverneuses enrichies en gras de mid tempo que Hateaxes Command impose sous le bouillonnement d’une double qui bastonne derrière les murs liquides des guitares fânées qui embaument le corps blafard du disque . Le tout est délivré sans une once de considération pour l’esthétisme commun des mortels, cela va de soi.

Avec son véritable premier album Hades Archer produit ce qu’il a toujours su produire, une bastonnade ferrailleuse qui baigne dans son jus. L’album n’atteindra cependant pas les sommets de Penis Metal et de son crachat sur le visage du vice mais il ravira à coup sûr les lycans qui passent sous vos fenêtres quand la ville est endormie. La fièvre noire, la raya !

http://www.youtube.com/watch?v=V0NBNd4apoE&feature=related

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2 Commentaires

  1. Ennoia says:

    Merci pour la découverte, ça a l’air pas mal du tout. L’extrait posté me fait beaucoup penser au « Seven Churches » de Possessed, et entendre des sons comme ça en 2011 ça fait plaisir. A creuser!

  2. darkantisthene says:

    tout pareil, bon petit titre bien alléchant ; quand je voudrai à nouveau faire mon jeune en écoutant du black j’essaierai de me souvenir de ce groupe !

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