Karamazov – Self-Control EP: 23:28

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Style: electro/post-rock/ambientAnnee de sortie: 2017Label: autoproduction

Karamazov, ce n’est pas un groupe de frères, ni de russes. C’est le nouveau projet d’un mec qui ne s’appelle pas Serge (aucun lien, fils unique) mais Luke Olson (qu’on suppose fan de Dostoïevski) qui est/était très actif au sein de la scène hardcore voire grindcore de Minneapolis avec ses groupes Blue Ox et Ambassador Gun (RIP). Seul aux commandes ici, le barbu a considérablement ouvert son champ d’action, avec notamment une inattendue mise en avant de ses inspirations electro.

Des inspirations directement perceptibles sur « When The Hope Dries » où les synthés mènent la danse sur fond de batterie naturelle (soit un parti pris inversé par rapport au dernier Polyphia dont j’ai parlé récemment). Ce titre d’ouverture assez rythmé se suit assez simplement avant que la guitare ne vienne se joindre au reste, à partir de là les choses changent et l’atmosphère vers quelque chose de plus planant, davantage post-rock. Une incartade très courte puisque le synthé terminera ensuite ce titre étrange, pas complètement convaincant (Bref, ce n’est pas là qu’on va danser la Carioca quoi…).

Et c’est « Rich Red Light » qui va s’en charger de nous convaincre ! Là encore, les effets synthétiques ouvrent le bal mais l’ambiance est tout de suite plus aérienne, rappelant un peu Princess (le projet post-rock du chanteur de Earthtone9). Mais l’apparition d’une voix (en l’occurrence les cris d’un certain Jake BadNRad) va faire basculer ce titre dans une dimension épique assez inouïe, le côté céleste de l’instru collant parfaitement à sa rage. Même effet sur « Triangle » où une autre voix (féminine cette fois, celle d’Erin Severson) vient accroître le contraste sérénité/violence noise (et ce sera la première qui l’emportera ici).

« Collapser » met ensuite au rebut les voix (au profit de samples au départ) le temps d’un titre atmosphérique dans une optique post-rock (à batterie synthétique cette fois) soudain rejoint par un inattendu saxophone. « Sleepwreck » termine par un mélange intriguant de rythmiques electro sur fond d’une onde ambient, ce titre mutera ensuite avec l’apparition de cris (étouffés dans le mix). Karamazov signe au final un premier EP aussi étrange qu’intéressant, mettant cote à cote de multiples influences, un peu inégal mais agréable. Bref, un album qu’il est bien pour l’écouter.

  1. When The Hope Dries
  2. Rich Red Light
  3. Triangle
  4. Collapser
  5. Sleepwreck

Bandcamp

beunz

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