…And Oceans – Cosmic World Mother

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Style: Black Metal SymphoniqueAnnee de sortie: 2020Label: Season of Mist

Cosmic World Mother est le premier album en 13 ans de la troupe finlandaise reformée. Et encore le groupe n’avait rien sorti sous ce nom depuis 2003 (les finlandais s’étant rebaptisés Havoc Unit pour se concentrer sur le versant le plus indus/cyber de leur musique), donc on peut dire que cet album arrive après une très longue absence.

Je ne vais pas tenter de vous faire croire que je maîtrise la discographie du groupe sur le bout des doigts, il n’en est clairement rien, mais dès la première écoute de ce Cosmic World Mother, il est aisé de se situer sur l’échiquier des genres. En effet le groupe ne se cache pas de faire avec cet album un retour vers le passé « BM symphonique » très 90’s qui le caractérisait avant le virage cyber/indus. On retrouve donc toute la grandiloquence orchestrale et symphonique qui allait avec le genre, couplée à une brutalité que n’aurait pas renié un Emperor à l’époque. Le groupe envoie ainsi le pâté dès l’ouverture de « The Dissolution of Mind and Matter » et d’une façon générale les BPM resteront dans le rouge pendant les 47 minutes que dure l’album, avec des blastbeats largement dominants, à l’exception de l’interlude de piano (« In Abhorrence Upon Meadows ») qui vient couper l’album avant que les blastbeats reprennent leurs droits. Mais évidemment, comme les ténors du genre dans les années 90, la mélodie fait aussi partie du genre, et elle est omniprésente sur cet album, pour notre plus grand plaisir tant l’alliance de la brutalité et de la mélodie sont maîtrisées ici de main de maître, notamment grâce à des parties de synthé inspirées et omniprésentes mais toujours de façon suffisamment subtile pour que cela n’alourdisse pas le propos, ou fasse virer la musique des finlandais au kitsch. Les claviers « cosmiques » façon Arcturus sont en effet parfaitement maîtrisés et utilisés, exactement comme on le souhaiterait.

Un changement notable de cette mouture 2020 du groupe tient au changement de chanteur, puisque c’est désormais Mathias Lillmåns (chanteur de Finntroll) qui tient le micro et même si certains semblent regretter la folie qu’incarnait le précédent chanteur d’…and Oceans, un certain Kenny, il est difficile de ne pas être convaincu par la prestation impeccable du sieur Mathias qui fait un boulot assez parfait et dont le timbre vocal se marie à la perfection à la musique du groupe. Un timbre classique pour du black, mais aucune raison d’imaginer un autre registre vocal que celui-ci pour ce type de musique…

Au final, et même si la fin de l’album est peut-être un peu moins inspirée que la première partie qui est assez dantesque, la qualité de la prestation des finlandais pour leur retour est tout bonnement impressionnante et il est assez évident que tous les nostalgiques du groupe ou du genre seraient bien inspirés d’y jeter rapidement une oreille. Cet hommage néanmoins moderne d’un genre phare des années 90’s vaut plus que le détour… Chapeau bas Messieurs.

Tracklist :
01 – The Dissolution of Mind and Matter
02 – Vigilance and Atrophy
03 – Five of Swords
04 – As the After Becomes the Before
05 – Cosmic World Mother
06 – Helminthiasis
07 – Oscillator Epitaph
08 – In Abhorrence Upon Meadows
09 – Apokatastasis
10 – One of Light, One of Soil
11 – The Flickering Lights

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 941 articles sur Eklektik.

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