Le Singe Blanc – Strak

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Style: ovni rockAnnee de sortie: 2006Label: Keben Records/Magdalena

L’œil hagard, la gueule en vrac, les traits tirés… Encore un de ces matins blafards où je récupère ma mémoire au cœur de ses limbes brumeuses… Une chose est sûre. Si je choppe cette salope de dealer, son compte est bon. Pourtant dans la pénombre de la boîte, la créature m’avait prévenu en me lâchant sa bombe entre les mains : « J’te préviens bonhomme, c’est du costaud ! » Déjà bien défoncé, j’avais pris son paquet empoisonné et j’avais tracé vers la sortie. Le bout de la rue, un fond de cours à l’ombre des regards, me voilà parti pour l’injection directe dans le cortex. Le Singe Blanc que ça s’appelle… Putain de flash ! Strak ! Une énergie monstrueuse qui t’envahit, et qui au fil de ma virée nocturne m’avait collé en orbite. D’ailleurs pas tout à fait sûr d’être redescendu depuis… Ca picotait au départ, c’était irritant voir carrément chiant, l’impression d’avoir son cerveau dans la bouche et de ne rien pouvoir en faire… Puis finalement l’absurdité de la situation passée, c’était mon esprit punk non dépourvu d’humour qui avait repris le dessus pour me guider au cœur des quadratures de ce cercle complètement barré. Pas franchement une douce planerie sonique en tout état de cause. Plutôt un clash sauvage et déglingué dont je me demande encore comment mon cerveau a bien pu résister à ses assauts. Montée psychotrope sous amphet, tu avais sauté du pont sans élastique mec, ça risquait d’être violent pour sûr ! Je n’entendais plus que les deux basses et la batterie perdues dans leur délire hallucinogène. Primus nourri à la Zeulh musique de Magma, Ruins dézinguait Mr Bungle, No Means No n’avait pas encore quarante ans et the Residents se mettaient à la noise, effet garanti ! J’avais quitté cette boîte de Junkies déprimante pour me taper un Festin Nu en pleine rase campagne de Metz. Et j’étais bien servi ! Cette voix qui braille avec les loups, perdue sous sa reverb, qui court sur le groove avec ses onomatopées sans queue ni tête pendant que des dissonances vrombissantes copulent sur les rythmes de la batterie épileptique… Mon dieu quel cauchemar fantastique ! Free jazz, rock, noise, ça ne s’arrêterait donc jamais ?! Et Le Singe Blanc de courir et sauter partout sans fin comme s’il pouvait échapper à sa propre folie et son goût du loufoque grandiloquent. Trois quart d’heure perdu au cœur de cette jungle délirante, puis le black out. Ce matin j’en suis encore à me demander si mes oreilles fumantes pourront à nouveau subir ces hallucinations auditives ?… Mais une chose est sûre : je me suis senti libre et rien que pour ça je suis accro.

  1. onktoï
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  3. ogar
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  5. daubeschmaltoòo
  6. wilkmen neudreï
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  10. zgwuëg
  11. zouk from the krypt
  12. normann
  13. blayen
  14. [titre caché]
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