Nake – S/T
Chronique Instrumental/Prog/Post-Rock

Nake – S/T

beunz
beunz
Auteur
26 janvier 2024
il y a 2 ans
3,869 vues
Année de sortie
2024
Note

Ils sont danois mais portent des ponchos et des chapeaux de cow-boys comme s’ils débarquaient des Grands Espaces américains, voici Nake et son premier album. Pour leurs débuts autoproduits, Nake, quartet de Copenhague, vient nous immerger dans une musique à la créativité sans limite, sans cesse mouvante, parfois déstabilisante mais qui se suit sans discontinuer.

Nake – S/T

Ils sont danois mais portent des ponchos et des chapeaux de cow-boys comme s’ils débarquaient des Grands Espaces américains, voici Nake et son premier album. Pour leurs débuts autoproduits, Nake, quartet de Copenhague, vient nous immerger dans une musique à la créativité sans limite, sans cesse mouvante, parfois déstabilisante mais qui se suit sans discontinuer.

Annoncé comme du post-rock cinématique, Nake enrichit sa musique de très nombreuses sonorités gravitant plus ou moins autour. Généreusement progressive avec quelques séquences menées par le synthé (Poul Høi, le claviériste, étant d’ailleurs à la production et au mix de l’album), ces morceaux totalement instrumentaux virevoltent, du côté de la complexité (on navigue régulièrement pas loin de Tool, voire parfois carrément dans des contrées math-rock comme pendant « Weaver ») comme de celui des mélodies contemplatives. Ces dernières sont aussi évolutives et évocatrices d’images de films, de western à sci-fi, il n’y a qu’un pas que le groupe franchit volontiers, notamment grâce à ces incursions de synthé.

Chaque titre emprunte diverses directions, parfois un peu surprenantes comme sur « Initiation » qui se lance dans une sorte de duel (improvisé ?) entre le synthé et la session rythmique, entre jazz et expérimentations. Le choc est rude avec la suite: « Morningred » et son intro ambient hypnotique poursuivant dans les traces d’un Town Portal qui aurait pris goût pour les ambiances synthétiques (avec aussi un excellent break atmosphérique à retenir).

Ce premier album fait preuve d’une incroyable richesse, entre technique et atmosphères ambivalentes. Il y a de quoi parfois un peu s’égarer tant les danois sont aventureux (ce qui n’évite pas quelques longueurs) mais ils parviennent toujours à retomber sur leurs pattes grâce à cette gestion aux petits oignons des mélodies. Chaudement recommandé à quiconque voudrait se visionner un jour un western intergalactique, en attendant, voici déjà sa bande originale.

  1. Offering
  2. Weaver
  3. Traveler
  4. Initiation
  5. Morningred
  6. Arrival
  7. Cast
  8. Common

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

instrumental/prog/post-rock

Catégories

Famille/Genre

beunz

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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