Stonerider – Three Legs of Trouble

Stonerider - Three Legs Of Trouble

Eh ben putain ils auront mis le temps les mecs à réagir au premier album de The Answer ! Je désespérais de ne rien voir poindre à l’horizon et dans la lignée de cette locomotive que les anglais nous avaient lâchée en pleine gueule voilà maintenant 2 ans. Le salut vient donc des Etats-Unis et a pour nom Stonerider. Dès les premières notes de « Rush our baby », les jalons sont posés : on ne peut pas avoir affaire à un groupe « en-dessous ». Y’a des trucs comme ça qu’on sent immédiatement, ça va envoyer pendant plus de 40 minutes, faut même pas chercher de base scientifique à cette hypothèse. Le solo flamboyant ne viendra pas démentir le savoir-faire de ce qui commence à apparaître comme la sensation du moment parmi les confrères au nez creux. Le 2ème titre « Back from the dead » enfonce le clou avec son heavy rock Led Zeppelinien et sa rythmique à provoquer des crampes au niveau du nerf sciatique. Niveau vocaux, en revanche, on est plus proche de Jet et Dirty Sweet que du père Plant et ses descendants.
Étrange titre d’ailleurs que ce « Back from the dead » qui suppose qu’il y a eu un avant Stonerider. Et là qu’est-ce qu’on apprend via la bio du groupe ? Ben justement qu’il y a une période qui précède (ça s’appelle le passé, en fait) ce Three Legs of trouble puisque auparavant les 4 lascars officiaient sous le patronyme Fight Paris ; un Paradise, found bien plus viril que ce successeur étant sorti en 2005. Bref on s’en cogne un peu, l’important c’est le présent, comme disaient les stoïciens après avoir écouté Gilbert Bécaud, et le présent, c’est le 3ème titre (non je ne vais pas les faire un par un, bande de chieurs) et son inspiration Hendrixienne pas piquée des vers.
Impossible, au fil des écoutes de ne pas également penser aux incontournables AC/DC (« Wild child » en tête). Le sens du riff, le sens du groove, le sans fioriture (y’a même pas de balade, c’est des durs) : en un mot comme en cent, ces types ont ça dans le sang.
Et puis on va pas s’emmerder avec du remplissage, quitte à pondre des titres autant pondre exclusivement de petites bombes parfaitement capables, selon, moi de tenir la distance contrairement aux albums boostés par 2 ou 3 tubes qui font au final plus d’ombre à leurs collègues qu’autre chose.
The Answer en 2006, Dirty Sweet en 2007, Stonerider cette année (il sera en effet – très – difficile de faire mieux) : 2-1 pour les States. Allez les British, au boulot bordel ! Faut pas se laisser marcher sur les pieds comme ça – et puis moi ça me fera une dose supplémentaire de waquène woll !

  1. rush hour, baby
  2. back from the dead
  3. ramble down
  4. juice man
  5. wild child
  6. bad lovin’ never felt so good
  7. hair of the dog
  8. bite my tongue
  9. breakout
  10. shut my mouth

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A PROPOS DE darkantisthene

darkantisthene Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 245 articles sur Eklektik.

4 commentaires

  1. Du bon vieux grass rock qui envoit bien des bon riffs on demande rien de plus

  2. J’ADOOOOOOOOOOOOOORRRRRRRRRRRRRRRRRREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE .

  3. merci de déterrer la kro ! ;)
    ps : moi aussi j’adore « Irish tour »…

  4. 4 ans d’attente pour avoir un successeur (« Fountains left to wake ») et c’est la déception ! Des titres plutôt mollassons et un songwritting beaucoup moins efficace. Du coup, ça me fait plus apprécier le Rival Sons…

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  • plebeiangrandstand-lowgazersichimatsu | 17 avril 2014
    Plebeian Grandstand – Lowgazers
    Dès les première secondes, on est dans le bain. Ambiance DsO sans la voix parce que pour ne serais-ce qu'en égaler une comme Mikko Aspa, accroche-toi Jeannot (on pourrai en écrire des pages sur sa voix à celui-ci). Une section de batteries comme je les aimes, de la gratte bien malsaine en veux-tu en voilà, ça speed bien l...
  • plebeiangrandstand-lowgazersRémi | 15 avril 2014
    Plebeian Grandstand – Lowgazers
    Ok. Moi je m'en étais arrêté à la moitié de chronique, tout pareil j'ai été super enthousiaste à l'écoute de Thrvst puis déçu à l'écoute de l'album: quand ça blast pas, la batterie fait des plans bateau. Et les riffs de grattes sont minimalistes au possible. Voilà, je me suis arrêté là. Et je vois ce qu'il me r...
  • Animals-As-Leaders-The-Joy-of-MotionSpirilysis | 12 avril 2014
    Animals As Leaders – The Joy of Motion
    Chronique très juste, à laquelle j'adhère totalement. Je confirme, "the joy of motion" est de loin mon préféré des 3. A mes oreilles (et à ce qu'il y a entre) leur musique affirme lourdement sa personnalité, offrant une énergie mieux canalisée, plus vaste et virevoltante, avec un fil bien plus percutant pour chaque mor...
  • morbus-chron-sweven-608x608ichimatsu | 02 avril 2014
    Morbus Chron – Sweven
    A la première écoute je me suis précipité sur leur site pour acheter le vinyle. Il me semblait avoir déjà écouté ce groupe... et oui, leur premier LP sur leur Bandcamp mais sans avoir éprouvé quoi que ce soit... alors qu'ici ! Le mélange de la musique, qui se rapproche parfois avec Ghost surtout dans le tempo (qu'est-...
  • Bak Trak - Voltage coverBak Trak | 24 mars 2014
    Bak Trak – Voltage
    Merci beaucoup !! Pour écouter l'EP en entier: http://bak-trak.com/musique/
  • helms alee - sleepwalking sailorsMarbaf | 21 mars 2014
    Helms Alee – Sleepwalking Sailors
    C'est bon ça, merci pour la n+1ième découverte :-)
  • kampfarKane | 14 mars 2014
    Kampfar – Djevelmakt
    Oui, j'approuve, cet album de Kampfar est réellement excellent. Je le rapprocherais plus des premiers Enslaved, avec évidemment un meilleur et plus gros son, mais c'est un détail sans importance. Epique, puissant, froid, mélodique juste ce qu'il faut, avec des titres atmosphériques à souhait, d'autres plus rentre dedans, u...
  • kampfarangrom | 12 mars 2014
    Kampfar – Djevelmakt
    Ca donne bien envie d'essayer, ta chronique