Morbosidad – Profana la Cruz Del Nazareno

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Style: black / death metalAnnee de sortie: 2008Label: Nuclear War Now!

C’est très certainement les yeux révulsés que Tomas Stench est entré en studio pour enregistrer le nouvel album de Morbosidad, dans une mare de sang en relation direct avec l’au delà.
Profana la Cruz del Nazareno est un album bélier, une pépite nucléaire.

La force et le souffle du nouveau disque de Morbosidad ajoutent à la tradition des blasphémateurs qui haïssent le monde autant qu’ils aiment profaner les tombes des Anciens du métal extrême.
Tout pour la tradition et les bombes à clous.
Quand résonnent les premières notes de Profana la Cruz del Nazareno on reconnait immédiatement les humeurs vaporeuses qui ont anobli les plus grands défenseurs du vice de la planète, pas étonnant donc de voir apparaître dans le line up du groupe Bestial Saviour qui vient donner un coup de main pour la scène de temps à autre, pas étonnant non plus, dans un autre registre d’idée, que Stench ait voulu absolument enregistrer son album au Mexique puisque le disque est composé uniquement de morceaux en espagnol, un goût prononcé pour les douceurs locales et l’air du pays, qui sait?

Au même titre que Proclamation qui nous a sorti une belle tuerie cette année on a donc le droit avec Profana la Cruz del Nazareno a de la très belle ouvrage car outre son caractère intangible c’est la foi inaliénable qui l’anime qui force le respect.
Après une éclipse dans les années 90 suite à différentes histoire dont la mort d’un des membres du groupe pendant une répétition, Morbosidad réapparait au début des années 2000 pour entretenir le mythe, celui d’un black metal brutal et totalitaire, à l’ancienne, au moins personne ne pourra se tromper sur le programme.
C’est donc sans mal qu’on observera les influences du groupe avec le détachement qu’il faut pour accorder à Morbosidad l’attention qu’il mérite…

 

La bête a été élevée aux abats de Blasphemy et Beherit il va sans dire, l’inspiration sanguinaire et barbare témoigne de la férocité des compos qui vous attendent, « Demonios del eterno infierno », »Poseido por el diablo » ou « Morboso Metal » véritables hymnes typiques de la patte Morbosidad mais aussi du metal extrême sud américain serais je tenté de dire.

Et quand les relans de Vulcano ou Sarcofargo, dont le « Deathrash » est repris en outro, se font sentir derrière deux trois petits soli et quelques charges bien manœuvrées c’est uniquement pour plier les débats.
Les carnassiers se révèlent comme à leur habitude très lapidaires, fournissant le strict minimum dans une gerbe d’essence ou de kerdane, juste ce qu’il faut histoire d’enflammer les débats, rien ne dépasse, le thème est acquis et tout tourne comme une Harley lancée dans la vallée de la mort, service minimum pour des effets maximum. Au top.
On notera aussi l’effort de production, Morbosidad perd en force cryptique ce qu’il gagne en brutalité, un choix qui témoigne des possibilités évolutives du combo qui à coup sûr nous donnera de ses nouvelles très bientôt.

Si vous vous posiez des questions sur des albums de terroir qui pourraient vous botter, à coup sûr Profana la Cruz del Nazareno en fera parti tout comme le dernier Proclamation et le dernier Revenge ça va de soi.
Un des meilleurs albums du genre paru cette année tout simplement.

 

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2 Commentaires

  1. ellestin says:

    merveilleuse découverte pour ma part ! Des compos punitives à raser des monastères, et un esprit maléfique inébranlable. Les vocaux sont une pur extase !

  2. braham bill says:

    I belive in it.. i love a music …

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