Charm City Devils – Let’s Rock n’ Roll

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Style: hard blues rockAnnee de sortie: 2009Label: Eleven Seven Music

Après la sortie d’un Motley Crue des plus correct en 2008, le père Sixx prouve un an plus tard que, en plus d’avoir encore quelques beaux restes pour la composition, il a également (et désormais surtout selon moi) le nez creux – et je ne fais pas ici allusion à d’éventuels rails de farine, puisque les nouveaux venus de Charm city devils ont été la première signature de son label Eleven Seven Music.

Avec un nom et un label pareil, si je vous dis que ce quintet américain pratique du black death satanique vous allez me prendre pour un dingo. Je suis donc bien obligé d’être précis et de vous dire que nous avons affaire à un putain de groupe de rock.
Quel genre de rock ? En gros, celui qui oscille sournoisement entre Led Zeppelin et AC/DC dans les 70’s. On a déjà connu nouvelles moins sympathiques, non ?

Histoire d’en rajouter une petite couche permettant d’attirer le regard des fans potentiels, je prononcerais également le nom de The Cult qui vient à l’esprit à l’écoute de titres comme « One day », « Pour me » ou « Burn baby burn ».
J’ai également bien envie de dire que « 10 000 miles » a un faux air de « Shot down in flames » (AC/DC), que « House fire » n’est pas trop étranger à une certaine « Whole lotta woman » (AC/DC itou), que « Black dog » (Led Zeppelin) n’est peut-être pas le parent le plus éloigné du rejeton « Night is dark » et que le tubesque « True love » fleure bon le « I love rock n’ roll » de Joan Jett à qui on aurait greffé les couilles d’un yeti de compétition internationale.
L’hameçon est un peu gros, j’en conviens, mais cet album mérite de ramener un maximum de poissons qui pourront nager dans des eaux de premières catégories.

Je dis souvent que nombreux sont les groupes à plomber leur potentiel musical en accueillant un vocaliste en-dessous de leur talent de composition. Charm city devils ne risque pas de tomber dans ce travers avec John Allen. Ce type excelle dans tous les registres et sa voix chaude et puissante est un véritable atout pour le groupe.
De plus, malins (devils) comme ils sont, les Charm city ont bien évidemment compris que, si les gonzesses aiment les bad guys, elles ont également besoin de croire que ces derniers ont finalement bon fond, voire un cœur tendre et meurtri par la dureté de la condition humaine (quelle prévisibilité, mesdemoiselles, c’en est pathétique!).
Du coup on a droit à notre lot de balades propres à rameuter de la mignone prête à montrer les tatouages se situant dans les recoins les plus reculés de son anatomie. Je ne les félicite pas. D’autant que sur les 2 machines à peloter, seul « Best of the worst » s’en sort avec les honneurs en grande partie grâce, justement, à la performance vocale du chanteur qui doit, à mon avis, émoustiller quelques culottes et slibards dans les chaumières.
« Almost home », quant à elle, est trop connotée radio à mon goût et ne devrait pas vous permettre d’aller plus loin qu’une soupe de langues. Je préfère prévenir.

Vous l’aurez compris, l’originalité n’est pas le maître mot de ses nouveaux venus.
Vous aurez aussi compris qu’on s’en contrefout vu que cet album est une petite bombinette relativement incontournable qu’il ne sera pas aisé de contourner cette année.

  1. let’s rock n’ roll
  2. house fire
  3. 10 000 miles
  4. best of the worst
  5. true love
  6. money
  7. one day
  8. almost home
  9. night is dark
  10. pour me
  11. burn baby burn

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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