Kontinuum – Kyrr

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Style: dark metal atmospériqueAnnee de sortie: 2015Label: Candlelight

3 ans après nous avoir mis une petite claque avec Earth Blood Magic l’un des meilleurs albums de l’année 2012, les islandais de Kontinuum sont de retour pour notre plus grand plaisir, toujours chez Candlelight avec ce nouvel album intitulé Kyrr.

Je dois avouer que les premières gorgées de ce Kyrr (il y a 2 mois environ) m’ont laissé quelque peu sur ma faim, et rétrospectivement je n’y vois qu’une seule explication possible : une humeur inadéquate à l’immersion dans ce type de musique. Car en y revenant quelques semaines plus tard, il m’a fallu me rendre cette fois à l’évidence : les islandais ont encore frappé, proposant un superbe album dans la continuité de Earth Blood Magic avec quelques petites différences cependant.

On retrouve toujours ce goût évident pour la mélancolie et les mélodies évocatrices, pour lesquels Kontinuum sont de mon point de vue devenus aujourd’hui largement plus intéressants que leurs soporifiques compatriotes de Solstafir.

Si Kyrr s’inscrit dans la continuité de son prédecesseur et ne devrait donc pas désarçonner les amateurs du premier album, le propos y est quand même légèrement apaisé par rapport à leur précédente livraison. C’en est désormais fini des passages black qui étaient déjà rares sur Earth Blood Magic, mais que l’on trouvait tout de même sur « Lightbearer » ou « City », la seule agressivité temporaire que l’on trouvera sur Kyrr se trouve sur « In Shallow Seas » et elle ne flirte plus avec l’extrême.  On pourrait le regretter tant « Lightbearer » était un titre fabuleux, mais l’homogénéité de Kyrr apparaît renforcée et de fait supérieure à celle de son aîné, et ce d’autant que la durée des titres est plus constante d’un titre à l’autre, toujours entre 4 et 6 minutes grosso modo. Homogénéité qui pourrait être contrariée par le fait que, comme sur Earth Blood Magic, la langue utilisée sur l’album varie entre l’anglais et l’islandais (avec une légère prédominance de l’islandais en fait, car « Lone » est un instrumental atmosphérique sans chant), mais en fait tout coule naturellement et l’islandais, malgré sa singularité, se marie toujours parfaitement à la musique du groupe. Il illumine même certains titres comme le splendide « Undir Punnu Skinni » qui nous tirerait facilement des larmes.

Le timbre de Birgir Thorgeirsson est toujours aussi remarquable et touchant, son impact fait que Kontinuum pourrait par moments évoquer un Interpol avec des racines metal. On pense aussi toujours ponctuellement à Katatonia (comme sur « In Shallow Seas »), ou Paradise Lost, dans cette mélancolie qui se fait parfois temporairement explosive.

D’une beauté quasiment poétique, cet album est juste superbe, à l’image de l’introductif « Breathe » dont le refrain génial a de quoi convaincre n’importe quel cœur de pierre. Aucun titre à jeter sur cette galette proposée derrière une pochette très réussie et que je vous invite à découvrir sans tarder.

Tracklist :
1. Breathe 06:16
2. Í Huldusal 06:08
3. Hlidargotu Heimsveldi 05:23
4. Kyrr 04:16
5. Undir Punnu Skinni 05:07
6. Lone 04:27
7. In Shallow Seas 05:14
8. Red Stream 06:10

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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