Frontierer – Orange Mathematics

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Style: gros mathcore technico-noisyAnnee de sortie: 2015Label: autoproduction

Frontierer est un trio composé de membres de Sectioned et A Dark Orbit. Pour qui (re)connait ces noms sera forcément alléché étant données les qualités de ces derniers, les aficionados du mathcore à tendance maousse costaud ne seront en effet pas dépaysés pour un sou. Le groupe international (partagé entre Écosse et Missouri) est tel un mur de son pris en pleine poire, et ce à quinze reprises !

Un mur de son à la fois gras, blindé de saccades et de sweeps qui n’est pas sans rappeler l’un des meilleurs groupes du genre aujourd’hui malheureusement splitté: The Tony Danza Tapdance Extravaganza. Difficile en effet de ne pas penser à ce groupe tant l’angle d’attaque parait similaire lors des premières écoutes entre l’accordage ultra bas, les rugissements du chanteur ainsi que les effets noise de guitare (à base de tout plein de bidouillages entre stridences et triturage de cordes vers les notes aiguës).

Orange Mathematics
comporte (mine de rien !) quinze pistes toutes plus compactes les unes que les autres, du coup les premières écoutes sont particulièrement éreintantes vu le maelstrom de brutalité dont fait part le trio, risquant de causer céphalées et perte de l’orientation pour le béotien. Mais une fois assimilé, le pied est total, le mal de tronche s’éclipse au profit d’un irrésistible remuage de crâne devant ces riffs technico-déglingos dont tout amateur de groupes comme Ion Dissonance ou Car Bomb se délectera.

Bref, Orange Mathematics est le genre d’album qui renvoie dans leur chambre tous ces groupes de pseudo-djent à pochette-trop-cosmique-tu-vois qui pullulent ces dernières années, car avec les mêmes éléments techniques, Frontierer en fait un truc plus spontané, une sorte de tornade discordante de violence épileptique à laquelle beaucoup n’accrocheront sûrement pas tant il est dense. Un album (autoproduit, rappelons-le) bien douloureux après lequel une bonne camomille et beaucoup de repos sont plus que recommandables.

  1. Bunsen
  2. Cascading Dialects
  3. The Collapse
  4. The Digital Tarpit
  5. Tunnel Jumper
  6. Helium Vat
  7. Bleak
  8. IALCCA
  9. Delorean Trails
  10. Time Disruption Footprints
  11. Exposure & Aperture
  12. Evil Dermis
  13. Mt. Swath
  14. Crystal Turbine
  15. Dusk

Bandcamp

beunz

Groupes cités dans la chronique

2 Commentaires

  1. ichimatsu says:

    Bah…c’est déjà Noël chez Eklektik !? Parce que là je dis merci.
    Ça faisait un moment que j’avais pas pris un pavé comme ça sur le coin de la tête, ou une enclume plutôt. Mais qu’est-ce qui s’est passé, ils étaient vénères les gars là ou quoi ! Parce qu’ici on fait pas dans la dentelle, du début à la fin, pas de temps mort, pas le temps de souffler.
    On pourrait dire encore un groupe de ce genre…oui mais non en fait, Je sais pas, mais comme le décrit très bien beunz, on a affaire à une grosse pointure là, ils l’ont peut-être pas fait exprès mais j’y crois pas trop.
    De l’énervé de chez énervé comme j’en ai rarement entendu et on en redemande parce qu’en plus c’est super bien joué, la voix enragé envoie des missiles superatomique, les grattes barrées bidouillées vous détriturent bien le ciboulot…un condensé de nitroglycérine.
    Bref, je suis juste déçu d’avoir loupé le cd.

    Ah oui quand même oreilles sensibles s’abstenir…et puis aussi prévenez les voisins parce qu’on est forcément obligé de pousser l’ampli…pas le choix.

    • beunz beunz says:

      Hohoho, je suis le père noël !
      Merci à toi pour le retour, ravi que ce pavé te plaise ! (et pour le CD, ptet qu’en leur demandant gentiment, ils le rééditeront)

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