O’ Brother – Endless Light

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Style: Progressive Alternative Rock Annee de sortie: 2016Label: Triple Crown Records

O’Brother sont américains, et même si Endless Light est leur 4ème album, il est probable que vous n’ayiez (vous non plus) jamais entendu parler de ce groupe, qui bénéficie malheureusement d’assez peu de publicité en dehors de sa contrée natale. C’est d’autant plus injuste que la qualité de ce nouvel album est assez époustouflante sincèrement, avec un potentiel d’adhésion assez immense tant le genre pratiqué par le groupe peut être fédérateur.

La première chose qui frappe dès que l’écoute débute, c’est indéniablement la performance du chanteur/guitariste, Tanner Merritt. Au carrefour d’un Chris Corner (IAMX), d’un Matthew Bellamy de Muse (« Bloodlines » ou le final « Realm of the Physical ») sans les respirations pénibles, ou encore carrément de Jeff Buckley (comme sur le démarrage tout en sensibilité de « Burn »), sa voix ne manque pas de ravir et d’enchanter sur toute la durée de l’album. Elle habite littéralement des compositions comme le morceau titre, d’une tristesse à vous chatouiller les glandes lacrymales.

C’est que les compositions sur lesquelles se pose sa voix sont placées sous le signe des atmosphères mélancoliques, avec de très rares accès de violence, cette dernière étant plutôt ourdie et contenue (malgré quelques ponctuelles explosions bienvenues comme les fulgurances sur « I am (become Death) »). L’ambiance générale qui domine est franchement sombre et pas à la fête.

J’ai parfois pensé au post-hardcore à tendance émo de Sights & Sounds, sans le côté townsendien mais la filiation d’O’Brother est plutôt à trouver dans un rock alternatif sophistiqué (voire art-rock) tirant sur le prog, un peu comme chez un Dredg en fait. L’actualité de ces derniers étant au point mort, on trouvera dans O’Brother un remplaçant de choix même si la comparaison reste limitée et pas complètement satisfaisante.

Quoi qu’il en soit, la beauté de cet album ne devrait laisser personne indifférent, surtout les amateurs d’un rock léché aux ambiances poignantes mais jamais mielleuses.

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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2 Commentaires

  1. Shaq says:

    Pour ma part j’y retrouve grandement la sensibilité et la puissance (vocale surtout) de Thrice (post-Veishu), ce qui est loin de me déplaire. Un disque qui risque fort de tourner pas mal, merci pour la découverte.

    • krakoukass krakoukass says:

      J’attendais ton commentaire! ;) J’ai vu des comparaisons avec Thrice en effet, mais je ne suis pas très familier de ce groupe je dois dire! Content que ça te plaise en tout cas.

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