hardcore/punk

This Gift is a Curse – All Hail the Swinelord

Une boucherie… Une furie proprement phénoménale. On a forcément l’habitude de rencontrer et écouter des albums très violents ou extrêmes mais il faudrait être instable ou franchement blasé (voire baisé de la tête) pour ne pas se laisser impressionner et reconnaître que ce nouvel album de This Gift is a Curse est probablement le truc le plus malsain et étouffant que vous pourrez entendre cette année.

Absolutist – Traverse

Menant avec Drainland la nouvelle scène crustcore irlandaise, Absolutist n’avait pas donné de nouvelle depuis ses splits avec Abest et Link, tous deux sortis en 2013. Une absence des radars désormais comblée par Traverse, nouveau trois-titres sortant sur neuf (!) labels en même temps.

Svalbard – One Day All This Will End

Dans le top de tête des jeunes groupes anglais ayant émergé ces dernières années, Svalbard donne enfin une suite à leur excellent EP Gone Tomorrow sorti il y a deux ans et à leurs trois titres parus sur le split avec Pariso. Cette suite s’appelle One Day All This Will End, soient huit nouveaux titres alliant puissance et rage avec une sensibilité faisant la différence.

Totem Skin – Weltschmerz

 
Second véritable album pour Totem Skin après le très bon Still Water Runs Deep (je vous avais pour ma part déjà parlé d’eux au travers de leur excellent EP These Ghosts Are Haunting Our Halls) et surprise en découvrant cet artwork, faisant penser à un John Baizley (Baroness) au rabais (signé en réalité par Chris Panatier, qui est français). Une cover pas vraiment à mon goût qui ne fait que renforcer la claque provoquée par la première écoute de ce Weltschmerz (et le plaisir durant les suivantes).

Sofy Major – Waste

Après Idolize et son rocambolesque enregistrement à New York (détails dans ma chronique écrite à l’époque), Sofy Major a préféré cette fois faire venir à lui un producteur U.S. et pas des moindres puisqu’il s’agit de Dave Curran (Unsane, Pigs) qui est venu gérer tout ça au Black Box Studio tandis que le son a fait le chemin inverse pour le mix et le mastering, dont se sont occupés les pointures Andrew Schneider (Pigs etc.) et Carl Saff (qui s’est occupé d’Unsane et Grails entre autres). Un mode d’enregistrement différent pour un grain sonore correspondant pas mal à ce [...]

Shevils – The White Sea

Découverts avec le très bon Lost In Tartarus, les norvégiens de Shevils nous reviennent armés d’un nouvel ouvrage avec The White Sea. Une mer blanche tempétueuse complètement dans le sillage de leur album précédent, soit bien agitée, un brin chaotique et avec de belles déferlantes de rock’n roll abrasif.

Riwen – The Cold

Riwen, c’est le projet monté par Johannes Persson, guitariste/chanteur de Cult Of Luna, avec notamment des glandeurs de chez Totalt Jävla Mörker (dont on attend des nouvelles depuis maintenant six ans déjà, Söndra & Härska étant d’ailleurs l’une de mes premières chroniques ici) dans le but de jouer du vrai hardcore vénéneux dont les principales influences se nomment Integrity ou Judge. Une vision musicale donc bien éloignée des autres groupes de ces lascars….

Lodges – See God

Révélés par l’excellent EP Walking On Hands And Knees, les parisiens de Lodges étaient attendus au tournant. Déboulant avec un premier véritable album (sorti sur leur propre structure Closed Doors Records, montée pour l’occasion), on assiste une fois de plus (car j’inclue la période Donkey Punch) à une évolution du groupe, passant d’un hardcore chaotique aux atours « deathwishcore » à un See God toujours aussi tendu mais plus mélodique et sensible.

Younger Us – Graustark

Nous arrivant en provenance de Stuttgart, Younger Us est, comme son nom l’indique, un jeune groupe débarquant dans la scène hardcore/screamo européenne avec de sacrés arguments ! Ces arguments, ce sont les six titres de Graustark, excellent premier EP faisant suite à un 2-titres sorti en 2013.

Vanna – ALT

Nombreux sont les groupes à sortir une petite reprise de derrière les fagots histoire de faire une piste de plus à leurs albums, mais plus rares sont ceux qui consacrent carrément l’intégralité d’un album à ce genre d’exercice. On se rappelle quand même de quelques uns, notamment de l’album The Anatomy Of… de Between The Buried And Me qui s’en sortait à l’époque avec brio. Vanna signe lui un EP avec la même idée, l’originalité (si on peut dire ainsi) vient surtout de l’époque et des styles choisis.