pop/folk

Don Broco – Technology

Les anglais de Don Broco commencent à faire parler d’eux, à force de persévérance et surtout de constance dans la qualité. Automatic, le deuxième album du groupe paru en 2015 avait déjà commencé à concrétiser la soif de succès du groupe, initiant une démarche de rapprochement vers le mainstream, l’efficacité pop même, sans complexe (il suffisait de voir la pochette acidulée) et avec une insolente réussite, après un premier album qui les avait affilié un peu rapidement à un post-hardcore à la Funeral for a Friend. Si j’avais loupé le coche pour chroniquer cet album l’ayant découvert un peu [...]

Speak Low If You Speak Love – Nearsighted

Ryan Scott Graham, aussi connu pour ses activités de bassiste chez State Champs, donne enfin une suite au sympathique Everything But What You Need, premier album sorti il y a déjà trois ans qui nous présentait les envies de calme de son auteur. Et si les guitares acoustiques mêlées aux vocalises mélodiques sont toujours de mise, Speak Low If You Speak Love apparaît aujourd’hui un peu plus sophistiqué.

Wolf Alice – Visions of a Life

C’est un grand classique des périodes de fins d’année / débuts d’année chez les musical geeks que nous sommes. On prépare un petit bilan et à cette occasion on se repenche sur des disques qu’on a pu mettre de côté un peu trop rapidement durant l’année histoire de voir si on n’est pas passé à côté de quelque chose d’important qui mérite d’en parler.

Seaway – Vacation

Dans le genre mauvais timing, Seaway et ce Vacation se posent comme un joli loupé promotionnel. De son titre à sa cover avec une valise dessus jusqu’à sa musique, tout, absolument tout évoque les vacances d’été, le fun, l’insouciance. Alors pourquoi sortir cet album après coup ? Alors qu’à cette époque l’esprit est au boulot et au raccourcissement des jours. Autant dire que le groupe canadien entend nous remettre de bonne humeur avec du soleil estival dans les oreilles.

Four Year Strong – Some Of You Will Like This, Some Of You Won’t

Dans le genre « Merci Captain Obvious ! », Four Year Strong frappe fort avec le titre de son nouvel album. Sans déconner, les gens auraient des goûts différents donc il est possible que ça plaise à certains d’entre eux alors que d’autres n’aimeraient pas ? Quelle révélation ! Trêve d’ironie, il y a bien une raison pour laquelle le groupe du Massachusetts a décidé de donner ce nom à son dernier album, c’est que leur son « pop punk meets punk hardcore » (aussi connu sous le nom « easycore ») connait ici une révolution de taille.

Dawn Ray’d – The Unlawful Assembly

Le black metal est souvent perçu comme un style à l’écriture un peu prévisible avec ses clichés parlant de noirceur, du Malin, de la nature ou encore de la mort. Certes, je généralise de manière un peu simpliste mais force est de constater que ces thèmes sont très récurrents. Les britanniques de Dawn Ray’d ont su se sortir de ces lieux communs dès leurs débuts, ainsi un EP comme A Thorn, A Blight (2015) avait réussi à se distinguer de la masse en traitant de thèmes davantage politiques comme les inégalités sociales, la lutte des classes et la révolution.

Bearings – Nothing Here Is Permanent

Fondé en 2014 du côté d’Ottawa, Bearings avait déjà sorti deux EPs avant celui-ci. Arrivant sous leur nouvelle bannière Pure Noise Records, ce Nothing Here Is Permanent signe le retour du label aux fondements de la pop-punk suite à son incartade Terror. Bearings correspond tout à fait à ce qu’on attend du style: des mélodies plutôt acidulées sur fond d’énergie et d’émotions.

Manchester Orchestra – A Black Mile to the Surface

Ça commence bien gentiment avec « The Maze » qui ressemble finalement davantage à une introduction… Une introduction pour nous amener à la claque monumentale que va être la suite de cet album fabuleux. Manchester Orchestra ne sont pas anglais mais américains, se sont formés en 2004, et A Black Mile to the Surface est leur 5ème album. Voilà pour les présentations rapides, mais c’est la musique qui compte et on ne peut pas être déçu à l’écoute de ces chansons magnifiques.

Make Them Suffer – Worlds Apart

Vu en live en 2012 alors qu’il ouvrait pour Job For A Cowboy, Beneath The Massacre et War From A Harlots Mouth, Make Them Suffer ne m’avait alors pas fait une énorme impression (surtout vu le calibre des groupes suivants !). Les australiens défendaient alors Neverbloom, leur premier album mixant deathcore et black metal à tendance symphonique. Un mélange que le groupe a affiné dans Old Souls (2015) puis aujourd’hui dans Worlds Apart, renouvelant même le son du groupe.

Le Skeleton Band – Tigre-Teigne

Déjà trois ans que l’on s’était fait castagner par les montpelliérains du Skeleton Band, le quartet bourlingueur (les mecs parcourant l’Europe pour défendre ce nouvel album, de l’Allemagne à la Sardaigne) n’a toujours pas son pareil pour nous conter ses aventures de manière plus qu’originale, entre folk et blues.