Nile – Those Whom the Gods Detest

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Style: death metal égyptologueAnnee de sortie: 2009Label: Nuclear Blast

J’ai parfois l’impression que les fans de metal ne sont jamais contents. Quand leur groupe fétiche stagne, ils se plaignent de son immobilisme mais si ce dernier décide de faire évoluer son art, on le taxe de traître. Il est vrai que se reposer sur ses acquis est la solution de facilité pour un artiste, mais il arrive aussi que ce dernier se retrouve dans une position où il semble impossible qu’il puisse faire évoluer sa musique sans la dénaturer complètement. J’ai l’impression que c’est le cas pour Nile. Mais aussi c’est de leur faute, car que peut faire la bande à Karl Sanders après un In Their Darkened Shrines qui a placé les Américains tout en haut de la pyramide ? Avec le précédent album, Ithyphallic, Nile avait de nouveau réussi son affaire, mais avec quand même moins de réussite que sur les précédentes livraisons. Nile semblait s’essouffler un peu. De ce fait, il est donc étonnant de voir les fils d’Osiris de retour avec un Those Whom the Gods Detest héroïque.

Sans surprendre pour autant ses fidèles, Nile les régale en faisant un judicieux compromis entre un In Their Darkened Shrines plus travaillé niveau ambiance et les deux albums suivants. La grande surprise est cette production tout à fait exemplaire qui rend le brutal death de Nile plus limpide et puissant que jamais. On sent la différence avec Ithyphallic niveau compos. Toujours technique et véloce, Karl Sanders a sorti ses meilleurs riffs pour l’occasion, faisant de Those Whom the Gods Detest un travail plus mélodique et digeste, plus fluide, cohérent et moins maladroit qu’Ithyphallic.

Nile évoque toujours l’Egypte ancienne (à ce propos le livret est garni de vastes explications de Karl Sanders sur la signification des morceaux) et confère à son art cet exotisme, ce mysticisme qui lui donne ce cachet si particulier. Il lui suffit par exemple d’ajouter des vocaux orientaux sur « Kafir! », de se la jouer incantatoire comme sur la fin du lent et lourd « 4th Arra of Dagon ». Those Whom the Gods Detest est varié tout en étant terriblement bien construit, tout coule de source si bien que ces 56 minutes de death metal passent d’une traite comme une lettre à la poste. L’assaut sauvage et guerrier « Hittite Dung Incantation » précède des pièces plus lourdes et suffocantes comme « Those Whom the Gods Detest » et « 4th Arra of Dagon » et, comme à chaque fois, une pièce folk orientale (« Yezd Desert Ghul Ritual in the Abandoned Towers of Silence ») permet de respirer un peu.

Those Whom the Gods Detest, sans révolutionner le death metal d’égyptologue du trio (Sanders toujours accompagné de son fidèle Dallas Toler-Wade et d’un George Kollias toujours aussi impressionnant derrière ses fûts depuis maintenant 5 ans), nous permet de retrouver Nile au sommet de son art.

  1. kafir
  2. hittite dung incantation
  3. utterances of the crawling dead
  4. those whom the gods detest
  5. 4th arra of dagon
  6. permitting the noble dead to descend to the underworld
  7. yezd desert ghul ritual in the abandoned towers of silence
  8. kem khefa kheshef
  9. the eye of ra
  10. iskander dhul kharnon
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Commentaire

  1. deathlikesilence says:

    Bon album, les mecs savent jouer (ça on le savait) mais sans plus, batterie hyper triggée.
    Edition digipac de toute beauté

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