TripSitter – The Other Side Of Sadness
Chronique Hardcore Mélodique Triste

TripSitter – The Other Side Of Sadness

beunz
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Auteur
16 juillet 2019
il y a 7 ans
3,881 vues
Année de sortie
2019
Note

Jeune groupe originaire d’Autriche, TripSitter est de ces groupes affiliés post-hardcore mais qui empruntent des éléments à bien d’autres styles: du black metal, du shoegaze, du post-metal voire du hardcore mélodique histoire de ne jamais s’enfermer dans un schéma préconçu. En résulte The Other Side Of Sadness, premier album forcément marqué par les émotions et […]

TripSitter – The Other Side Of Sadness

Jeune groupe originaire d’Autriche, TripSitter est de ces groupes affiliés post-hardcore mais qui empruntent des éléments à bien d’autres styles: du black metal, du shoegaze, du post-metal voire du hardcore mélodique histoire de ne jamais s’enfermer dans un schéma préconçu. En résulte The Other Side Of Sadness, premier album forcément marqué par les émotions et l’intensité.

La courte intro « The Illusion » puis « Mourning Sea » nous confirmeront directement que l’énergie et les nerfs sont au rendez-vous. Un titre à la puissance se rapprochant d’un Defeater ou d’un Landscapes, grâce à ce mélange de fureur et de vulnérabilité (avec un break central annonciateur d’un final plus déchirant). La suite va être sous les mêmes auspices, couplant fragilité et rage dans un même écrin tandis que les musiciens s’offrent régulièrement d’inattendues sorties de piste, toujours du côté de la tristesse (les trémolos finals de « Bury Me », l’acoustique devenant larmoyant « Of Flowers », l’intro blastée de « Remains », un titre devenant plus émotionnel par la suite).

Les titres passent et le pouvoir émotionnel demeure. On sent que TripSitter s’est imprégné de l’état d’esprit indiqué par le titre de l’album, il s’en ressent l’aspect « écriture catharsis » de chacun des titres. « The Dreamer », exemple parmi tant d’autres, exhale une bouleversante explosion d’émotions, d’abord retenues puis libérées avec emphase.

Touchant essentiellement des thématiques autour du deuil, la musique de TripSitter doit aussi à la voix constamment sur la brèche de son vocaliste Meindl Taxer dans laquelle se ressent ce mélange de frustration et de colère. Un très solide premier album, loin du simple assemblage d’influences attendu, mais au dosage géré comme il faut, avec sensibilité mais noirceur.

  1. The Illusion
  2. Mourning Sea
  3. Bury Me
  4. Violet
  5. Of Flowers
  6. The Dreamer
  7. Hollow
  8. Always
  9. Remains
  10. Teach

Bandcamp

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

hardcore mélodique triste

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Famille/Genre

Tags Styles

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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