Nightfell – A Sanity Deranged
Chronique Death/Doom

Nightfell – A Sanity Deranged

beunz
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Auteur
6 novembre 2019
il y a 6 ans
3,627 vues
Année de sortie
2019
Note

Connu pour être l’âme de Tragedy et anciennement de His Hero Is Gone ou Deathreat (entre autres), Todd Burdette (chant, guitare, basse) délaisse parfois son style de prédilection, à savoir le crust/punk/hardcore, pour quelque chose d’un peu plus « evil ». En effet, dans Nightfell, il officie avec un certain Tim Call (batteur de Mournful Congregation, Aldebaran, […]

Nightfell – A Sanity Deranged

Connu pour être l’âme de Tragedy et anciennement de His Hero Is Gone ou Deathreat (entre autres), Todd Burdette (chant, guitare, basse) délaisse parfois son style de prédilection, à savoir le crust/punk/hardcore, pour quelque chose d’un peu plus « evil ». En effet, dans Nightfell, il officie avec un certain Tim Call (batteur de Mournful Congregation, Aldebaran, The Howling Wind ou encore en session live chez Saturnalia Temple) dans un death metal teinté de doom et de black metal. Autant dire qu’on est assez loin de la fureur in your face du crust dans Nightfell.

Troisième album du duo (le premier The Living Ever Mourn avait d’ailleurs été chroniqué par mon collègue Krakoukass par ici), A Sanity Deranged développe toujours une atmosphère ambiguë, plutôt raw mais possédant une étonnante richesse sonore. Pour schématiser grossièrement, Nightfell sonne comme une version atmosphérico-mélancolique de Bolt Thrower. Le duo en a en effet récupéré le groove à de multiples passages, contrastant avec le côté doom désespéré dans la lignée d’un Morne ou d’un Agrimonia (« The Swallowing Of Flies »).

Nightfell surprend à bien des instants, incluant de l’épique long-format (fabuleux « (As Now) We Must Succumb » aux montagnes russes dépassant les huit minutes) ou un peu de folk rappelant quelque peu Primordial, comme l’avait remarqué judicieusement mon collègue (« To The Flame », au feeling irlandais sur ce passage). Bref A Sanity Deranged possède une dynamique constante, entre ses quelques accélérations sauvages et ses ralentissements plutôt pesants (s’approchant pour le coup du doom/death version funeral). Car l’atmosphère générale est lourde, plutôt irrespirable tant l’absence d’espoir se diffuse progressivement à l’auditeur. A peine une (grosse) demi-heure au compteur mais une densité sonore aussi suffocante qu’émotionnelle qui s’apprivoise petit à petit écoute après écoute, donc qui se mérite.

  1. No Life Leaves Here
  2. (And Now) We Must Succumb
  3. To The Flames
  4. The Swallowing Of Flies
  5. (Holiness Digested)
  6. Sanity Deranged

Bandcamp

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

death/doom

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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