Agrimonia – Host Of The Winged

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Style: epic crustcoreAnnee de sortie: 2010Label: Profane Existence

Comprenant deux membres de Martyrdöd (enfin plus qu’un depuis que le bassiste se soit barré l’an dernier), Agrimonia pourrait sur le papier représenter un nouvel ersatz de crustcore virulent et cradingue made in Götebörg, et pourtant on a affaire à presque tout l’inverse !

En effet, si Sekt, le petit dernier des martyrs, en a calmé plus d’un en 2009 par son aspect cru et sans concession, Agrimonia poursuit son introspection au travers d’un crust posant une véritable atmosphère progressive et sinueuse. La démo éponyme de 2008 avait déjà donné une idée de ce que le crust pouvait donner une fois malaxé de différentes atmosphères au sein de morceaux monolithiques atteignant souvent plus de 10 minutes, ce Host Of The Winged enfonce donc le clou qui avait été entamé. Chacun de ses titres est en effet composé avec intelligence, ouvrant de nombreux tiroirs dans lesquels les pistes se multiplient sans cesse derrière la voix d’écorchée vive de Christina. Prenons par exemple Cyst, second morceau de l’album faisant se côtoyer à la fois le black metal torturé de Krallice, des passages plus « posés » dans une optique postcore plutôt oppressante ainsi que toute la virulence qu’on connait à Martyrdöd. Ou encore Unquiet avec sa très longue intro instrumentale implacable (on croirait limite du Pelican si le chant ne se ramenait pas !) laissant place à des mélodies envoutantes toujours couplées à la rage de sa chanteuse dreadlockée, deux exemples parmi les huit titres de cet opus démontrant de l’extrême richesse de composition du combo.

Et ce sera là le schéma perpétuel de cet album aux morceaux évolutifs alternant mélodies déchirantes et soudaines accalmies, le tout dans une atmosphère âcre et désespérée. Dans une optique assez similaire à celle de groupes comme Morne ou Fall Of Efrafa, Agrimonia livre un album exigeant (notamment par sa durée) mais ravageur qui se met incontestablement en marge de ce qui se fait actuellement dans le crust et le postcore. Alors certes, le pavé est lourd et assez délicat à digérer mais son aspect épique prend le dessus. Plutôt que de tout détruire en peu de temps comme le fait très bien Martyrdöd, Agrimonia prend son temps… et le résultat est finalement le même ! Un grand disque.

1. Worms
2. Cyst
3. A Disappearing Act
4. Unquiet
5. The Burial Tree
6. Departure
7. Harvest The Discontent
8. Serum

Myspace

beunz
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