Guineapig- Parasite

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Style: goregrindAnnee de sortie: 2022Label: Spikerot Records

Actif depuis 2013, Guineapig est un groupe italien de goregrind qui a rapidement su se distinguer via ses prestations à l’Obscene Extreme Festival ou encore via des splits en compagnie de Rompeprop ou encore Spasm (avec qui ils tourneront d’ailleurs prochainement avec les raffinés Gutalax). Pour son second véritable album (après Bacteria – 2014), le trio italien ne change pas son fusil d’épaule, Parasite s’annonce comme un défouloir bien gras avec zéro finesse.

« Ocular Tormentor » (qui aura droit à un remix techno à l’ancienne en guise de conclusion) commence avec une onde au synthé rappelant vaguement une ambiance de film d’horreur de série Z, puis les choses « sérieuses » démarrent. Guitare accordée bien bas, vocaux alternant entre chasse d’eau bouchée et râles bien secs, tous les éléments goregrind sont là, y compris le groove. Car aussi gras et binaire que ces compos puissent paraître, Parasite est baigné de gros riffs simples et efficaces, propices au headbang (mais avec une bonne envie de se marrer quand même tant les reflux gastriques vocaux ne ressemblent à rien).

Contrairement aux délires coprophiles de leurs collègues Gutalax, Guineapig apparait comme un modèle de sobriété (même si les thèmes provenant du corps humain et ses « substances » figurent en bonne place, mais il y a un titre qui s’appelle « Pandemic », c’est dans l’air du temps !). On a là des titres plutôt construits, contenant parfois des progressions plutôt intéressantes (l’enchaînement « Zatypota »/ »Deformed Doppelgänger » notamment, qui justifient l’incongrue influence Meshuggah annoncée sur le Bandcamp), des passages mélodiques (« Urethra Candidu Terror ») et ô surprise ! Pas de sample dégueulasse, seulement celui d’un film sur « Taxidermia » (provenant du film du même nom ?), bref on est loin des délires NSFW des albums habituels du genre (ça change !).

Bref, Parasite propose du goregrind à sa sauce qui, même s’il n’en a pas l’aspect comique qui lui vaut au genre sa popularité actuelle, fonctionne plutôt bien. Certes les structures sont binaires et répétitives, mais elles correspondent totalement à ce qu’on attend du genre: pas de surprise mais de l’extrême brutalité et du groove. Un sympathique moment offert par ces cochons d’Inde romains.

  1. Ocular Tormentor
  2. Mermaid In A Manhole
  3. City Of The Monkey God
  4. Taxidermia
  5. Urethra Candidu Terror
  6. Parasitic Protozoa
  7. Supreme Body Bizarre
  8. Saprophyte
  9. Liquefied
  10. Pandemic
  11. Zatypota
  12. Deformed Doppelgänger
  13. Ocular Tormentor (Confrontational Remix)

beunz
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