Nazgul – De Expugnation Elfmuth

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Style: black metal orcAnnee de sortie: 2002Label: Elegy Music

Allez aujourd’hui point de nouveauté en avance de 6 mois, ni de kronik d’un des plus grand groupe de Métal of da world, ici on va parler d’un petit groupe italien du nom de Nazgul…Quoi ? « Jamais entendu parlé ? », pas la peine d’avoir honte, c’est plutôt normal compte tenu du fait que l’album s’est très peu distribué. Au point même de devenir une véritable mission pour se le procurer seulement 3 ans après sa sortie.

Alors Nazgul kezako ? J’ai marqué « Black Metal orc », forcément, ça veut pas dire grand-chose dans l’absolu mais c’est globalement l’idée. Globalement il s’agit d’un black à très grandes tendances folk (que ça soit dans les instruments ou dans les ambiances), mais la particularité de ce groupe ne se situe pas là. En effet, en entendant la musique, même si celle-ci est toute fait excellente, rien ne différencie nazgul d’un groupe X ou Y. Mais alors c’est quoi donc la différence ? La différence, c’est la voix. Il ne m’a pour ainsi dire jamais été donné d’entendre une voix comme celle-ci auparavant.

C’est tout simplement ahurissant, le pauvre diable a l’air de hurler à gorge déployée dans un ton qui fait vraiment penser à un orc (NDKrakou : t’en connais beaucoup des orcs toi ?). Pour tout dire il s’agit de l’une des deux voix les plus incroyables qu’il m’ait été donné d’entendre : la deuxième étant celle du « chanteur » de Silencer, tout simplement incroyable. Bref revenons à nos moutons ou plutôt à nos orcs. Le chanteur oscille donc entre ces hurlements desquels ne sortent absolument aucune parole distincte, et un growl ultra exagéré qui ne laisse pas distinguer non plus grand-chose, et de voix claire beaucoup plus compréhensible pour qui sait parler latin couramment (et c’est pas mon cas).

Niveau musical, on pourrait rapprocher parfois ces italiens des anglais de Bal-Sagoth pour le côté épique et très guerrier qui ressort des morceaux ainsi que des orchestrations que n’auraient pas reniés Byron and co. On pourrait citer en plus un Finntroll, ou un Falkenbach sans que cela ne soit exagéré. Certes la production est assez crade (tout est relatif pas de panique, on est loin des premiers Darkthrone), la batterie ressemblant plus à une bouillie bizarroïde d’où sortent les bruits d’une caisse claire ultra claire et de cymbales non identifiées. Pour le reste on entend rien, heureusement qu’il ne s’agit pas d’un vrai batteur sinon il aurait pu quitter le groupe illico.

Bref, la guitare quant a elle est plutôt utilisée comme dans des groupes comme Summoning, à savoir tenant un accord et servant de base pour poser les mélodies et la voix. La basse est inexistante, comme ça, c’est clair. Viennent ensuite les orchestrations. Et là on touche un gros morceau du disque. Comme je l’ai déjà cité précédemment, on pense à Bal Sagoth dans les orchestrations guerrières, sinon dans les atmosphères plus folk, on a une débauche de flûtes (« Elficidium »), une nappe atmosphérique au clavier, quelques clavecins etc etc…

Du coté de la composition du disque, les titres brutaux sont entrecoupés d’interludes folks du plus bel effet ce qui permet à l’auditeur de se faire son petit film (du genre « petit village tranquille puis attaque d’une horde d’orcs assoiffés de sang »). Les morceaux brutaux sont assez féroces dans le sens où ça blast sec derrière et la voix complètement déjanté du « chanteur » accentue encore cette sensation. Pourtant loin d’être un disque de brutal Black, Nazgul s’arrange toujours pour nous faire respirer dans leurs morceaux (« In Summis Montibus », le morceau le plus exceptionnel de cet album).

Alors ça vaut quoi ce truc là ? Ce disque fait vraiment parti de ces œuvres qui ne peuvent pas laisser insensibles, c’est simple on adore, ou on déteste. A savoir que la voix est en grande partie responsable de la décision finale. Il suffit de regarder un peu sur le net pour se rendre compte que les 1/10 côtoient les excellentes notes.

Personnellement cette voix complètement allumée m’a séduit, ajoutez à ça une touche folk que je trouve très réussie et c’est bon je suis sous le charme. Si vous voulez vous faire une idée essayez de récupérer le disque et écoutez la voix de malade. Faites vous votre opinion par vous-même, vous n’aurez plus d’autres occasion de le faire, le groupe ayant splitté après ce seul et unique opus. Et ça, c’est vraiment dommage. Allez sur ce je vous laisse je m’en vais me raser un ptit village plein de gentils villageois avec mon armée d’orcs. BANZAIIIII

  1. proemium
  2. hulth-garth
  3. elficidium
  4. dies festi
  5. in summis montibus
  6. nigrum praesagium
  7. impetus quartae lunae nobae
  8. caelum obscuratur
  9. legio draconorum orkian
  10. natura cadit
  11. charcharon (damnosus impetus)
  12. solbitur ad elfmuth (ante bellum)
  13. bellum (humanes resistentes superabit)
  14. epilogus

Groupes cités dans la chronique

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5 Commentaires

  1. Monster says:

    J’avais jamais entendu parler de ce groupe ! Faudra que j’essaye d’en ecouter…

  2. Yann says:

    J’adore ce cd et je suis bien déçu d’apprendre que le groupe s’est séparé , pourtant j’avais pri contact avec eux et un deuxieme album était prévu pour cette année :-(

  3. dah-neir says:

    ah bon? bizzare… Ben ecoute mes infos ne sont pas forcement de toute premiere fraicheur donc si ca se trouve ils refont autre chose. Mais il me semble qu’a l’époque ils s’etaient separé pour poursuivre leurs études… qui vivra verra…

  4. Yann says:

    Je confirme le groupe est bien en vie, j’ai reçu un mail ce matin ,ils sont en ce moment en studio!!!

  5. Taranos says:

    Moi, la voix me repousse plutot pas mal… mais avec l’habitude on peut essayer de l’accepter… a partir de ce moment, cet album deviens une relique! L’instrumental est plus qu’excellente, j’hallucine c’est vraiment le genre de truc que j’adore…
    reste la voix…étrange….

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