Fornication – D n Hate

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Style: black metalAnnee de sortie: 2007Label: Rupture Music

Je ne sais pas si c’est dans le but délibéré de brouiller les pistes mais on ne peut pas dire que les Français de Fornication fassent forcément tout ce qu’il faut pour que l’on sache à quoi l’on a affaire lorsque l’on envisage d’acquérir ce D N hate. Entre le patronyme connoté death gore tendance SM, que ne vient pas vraiment démentir l’artwork quasi Jeanne Massien (en rouge et blanc), et la courte durée de l’album, il y a de quoi se poser quelques questions. A moins que l’on ait encore en mémoire le premier album (Sectanik Neocide) des blackeux qui, lui, esthétiquement, ne laissait planer aucun doute quant au contenu. Personnellement, et ce n’est pas dû à ma mémoire, je découvre Fornication avec D N hate.
Un petit tour vers l’historique et là surprises : ils sont originaires de Toulouse. Bon en soi, ça n’est pas bien grave, c’est juste que lorsqu’ils jouent à domicile ça doit être un peu pénible d’entendre la foule scander : « foreunication : foreunication ! ». Mais passons. Deuxième surprise : la groupe est né en 1996. or, si vous avez bien suivi, nous sommes en 2007 et ils n’en sont qu’à leur 2ème album. Pourtant, jusqu’en 2002 (date du premier), ça n’est pas moins de 4 démos et 2 splits qui voient le jour. Enfin, dernière surprise : Sectanik Neocide était encore plus court (25 min).
De cette manie à proposer des albums courts couplée à une information pas inintéressante, à savoir que le sieur Alsvid, batteur de son état, officie également au sein d’Enthroned, Seth et Griffar, il n’est pas difficile de déduire que musicalement ça va bastonner à tous berzingues ; qu’ici de claviers et d’ambiances atmosphériques, point ; et pas besoin pour le hurleur Sabbat de trip « son of satan, lord of mes couilles » pour dégueuler sa haine pendant que ses 4 petits camarades font déferler les riffs démoniaques à un rythme effréné. Seules 2 accalmies ont droit de cité : la courte intro « Regression » et un petit break (« Unreal melody ») avant la dernière salve. Pour le reste, c’est du bon black/death au riffing d’obédience globalement scandinave, Dark Funeral et Dissection en tête (« D N Hate » ou « The unspeakable » et leurs passages electro acoustiques). Pour ce type d’exercice, il faut une bonne production bien puissante, claire mais pas trop lisse (‘fin selon moi, ‘videmment). De ce point de vue, l’affaire est entendue, le boulot est de premier ordre.
Si, dès la première écoute, la recette de Fornication fonctionne, je ne suis pas persuadé que la durée de vie de l’album lui permette de graver son nom dans le marbre froid du metal. Il n’en reste pas moins que la démarche est plus que louable.

  1. regression
  2. the hand of death
  3. d n hate
  4. the death corridor
  5. magia sexualis
  6. bloody ecstasy
  7. unreal melody
  8. the unspeakable

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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