City Of Caterpillar – Driving Spain Up A Wall EP

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Style: screamo/post-rockAnnee de sortie: 2017Label: The Archivist

Si vous êtes un peu au courant de l’actualité autour du hardcore, vous n’êtes pas sans savoir que la triplette magique de la Virginie, Pg.99, Majority Rule et City Of Caterpillar, a décidé de renaître de ses cendres après 13 longues années de silence. En attendant une hypothétique tournée commune des deux premiers (plus si hypothétique puisque Majority Rule semble avoir validé une tournée européenne en fin d’année), City Of Caterpillar s’est déjà remis au turbin, ayant foulé nos terres (dont Paris) en début d’été et en livrant un nouvel EP.

Driving Spain Up A Wall nous offre seulement deux titres, mais alors quels titres ! Le morceau-titre a une sacrée histoire: jouée uniquement en live pendant la première vie du groupe, chacun pensait qu’on ne l’entendrait jamais en version studio jusqu’à aujourd’hui (avec Jack Shirley aux manettes). Comme si le temps ne s’était pas écoulé, on se retrouve projeté quinze ans en arrière, balayé par cet incroyable titre de plus de dix minutes, de son intro post-rock distillant sobrement une tristesse t’agrippant à la gorge, d’abord minimaliste puis avec plus d’impact quand tout le groupe s’y met. Le violoncelle vient ensuite s’ajouter, ajoutant un surplus d’émotion, déjà bien haute. Et au fait, c’était pas du screamo aussi City Of Caterpillar ? Elle est où la voix ? Et bien suite à un petit énervement des instruments, celle-ci se joint enfin à la fête. La suite de ce titre est à nouveau tout en nuances, la paire de voix caractéristique de Brandon Evans et Kevin Longendyke s’éclipsant souvent (ou apparaissant dans le fond) mais intervenant notamment le temps d’un chorus puis d’un final particulièrement épique. Rien à jeter, c’est le pied total.

« As The Curtains Dim; (Little White Lie) » est ensuite une face B de l’album de 2002. Un titre qui n’aurait pas dépareillé sur l’album tant il brille (autant que son prédécesseur) par sa puissance. Lente intro minimaliste avec montée progressive, la patte du groupe est reconnaissable entre mille et fait directement effet. Majoritairement post-rock (avec même des accents rappelant les premiers Red Sparowes), ce titre vient à exploser dans une tornade de nerfs torturés et d’émotions à vif. De quoi donner une leçon d’intensité à n’importe quel groupe mixant post-rock et screamo.

City Of Caterpillar nous offre un incroyable et inespéré retour en fanfare avec ce trop court EP, justifiant leur statut de groupe culte et en avance sur son temps. Un bouleversant bond dans le passé qui peut désormais se conjuguer au présent vu qu’il est désormais possible de les voir en live, et peut-être bien au futur si un nouvel album venait à voir le jour, croisons tous nos doigts !

  1. Driving Spain Up A Wall
  2. As The Curtains Dim; (Little White Lie)

Bandcamp

beunz

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