Septicflesh – Codex Omega

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Style: Death Metal SymphoniqueAnnee de sortie: 2017Label: Season of MistProducteur: Jens Bogren

Qu’attendre d’un groupe comme Septicflesh en 2017 ? La question est pertinente car on reproche souvent à des groupes de ne pas faire preuve de suffisamment d’audace et d’innovation et de se reposer sur leurs acquis. A l’inverse, lorsqu’un groupe prend des risques, une horde de fans déçus lui tombe généralement dessus pour avoir osé « changer ». L’équilibre est délicat et subtile entre continuité et changement.

Septicflesh ne semble même pas imaginer de se confronter à nouveau à ce problème, car Codex Omega n’est rien de moins que du pur Septicflesh, dans la droite ligne de ses prédécesseurs. Pas de retour vers le style d’un Revolution DNA (qui pour le coup représentait une réelle prise de risque pour Septicflesh) donc, on retrouve tout simplement ce death metal symphonique reconnaissable entre mille, avec la Dragon Voice de Seth, qui là aussi est immédiatement identifiable. L’orchestre symphonique de Prague est également de la partie comme sur les précédents albums également et on retrouve toujours également cette petite touche orientale qui apporte son lot d’exotisme.

Rien de neuf donc, mais une qualité qui ne faiblit pas, et 10 nouvelles compositions franchement parfaitement bien balancées, avec même quelques petites complexités de structure ici et là (comme sur « Martyr » par exemple qui semble se terminer mais rebondit plusieurs fois), qui viennent quand même apporter leur petite touche +, et des tubes à la pelle, à commencer par ce « Portrait of a Headless Man » monstrueux, et totalement irrésistible. Encore une fois on se voit au sommet de l’Olympe réincarné en Dieu régnant sur des milliers de sujets et écrasant ses ennemis dans une bataille dantesque (en mode 300 quoi).

On remarque tout de même un Sotiris moins présent, avec quelques interventions réussies néanmoins, en particulier sur « Dark Art » sur lequel il nous gratifie de son théâtral organe avec succès.

C’est donc toujours aussi peu innovant et toujours aussi peu modeste, franchement grandiloquent et théâtral, mais en même temps toujours aussi jouissif. Le niveau de symbiose entre l’orchestre de Prague et le groupe est peut-être encore plus abouti que précédemment et la production signée Jens Bogren évidemment monstrueuse et parfaitement à l’avenant, parvient à trouver le parfait équilibre entre les deux formations pour qu’aucune ne prenne le dessus sur l’autre.

En clair, pas de risque d’être déçu pour les fans de Septicflesh, sauf si l’on attend des grecs qu’ils reviennent à quelque chose de plus original évidemment.

Tracklist :
01. Dante’s Inferno
02. 3rd Testament (Codex Omega)
03. Portrait Of A Headless Man
04. Martyr
05. Enemy Of Truth
06. Dark Art
07. Our Church, Below The Sea
08. Faceless Queen
09. The Gospels Of Fear
10. Trinity

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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