Frontierer – Unloved

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Style: mathcoreAnnee de sortie: 2018Label: AutoproductionProducteur: Pedram Valiani

Quelques mois seulement après le dernier Sectioned, voici son faux jumeau qui se ramène à son tour ! Mais si les deux groupes ont beaucoup en commun (dont certains musiciens, notamment sa tête pensante Pedram Valiani), on distingue quelques différences notables, notamment l’utilisation assez récurrente de riffs façon djent, de bidouillages sonores et surtout un chanteur américain, Chad Kapper, qui officie aussi chez les excellents A Dark Orbit. A côté de ça, l’effet provoqué par les deux groupes reste assez similaire, et Unloved va se montrer aussi dévastateur que son prédécesseur…

« Tumoric » nous fait entrer dans le vif du sujet sans aucune pincette: potards à fond, son lourd, riffs complexes qui n’hésitent pas à partir dans des effets de stridences, vocaliste ultra hargneux. Pas de doute, Frontierer est en forme et va nous en donner pour notre argent avec une bonne heure d’agression sonore. L’effet de surprise en moins en comparaison avec Orange Mathematics, Unloved s’inscrit de nouveau dans le sillage de The Tony Danza Tapdance Extravaganza (notamment avec ce premier titre bien dans le même esprit) ou encore de Car Bomb. Et encore une fois, l’écoute d’un album de Frontierer est très exigeante…

Car Unloved se révèle à nouveau parfois assez dur à encaisser. Le mathcore de Frontierer est massif et très violent, si bien que l’écouter d’une traite pourrait s’assimiler à une vraie torture. Les convulsions des premières écoutes passées, l’objet passe beaucoup mieux et des contours un peu plus clairs se dessinent. Ainsi les premiers titres apparaissent un peu comme des chutes d’Orange Mathematics, avoinant à un rythme frénétique entrecoupés d’effets distordus (« Gower St. » gagnant la palme du plus gros bordel organisé avant de conclure sur un riffing plus épique), voire de surprenants passages electro (« Fluorescent Nights » et son break drum’n bass, plus tard « Neon Barnacle » et ses triturations synthétiques).

« Heartless 101 » sort du lot, Frontierer est ici accompagné par des membres de Car Bomb qui viennent apporter leur savoir-faire en matière de boucan (on compte aussi deux membres d’Employed To Serve quelque part mais je n’ai pas trouvé où). L’intro mélodico-atmosphérique est trompeuse puisque le carnage qui survient ensuite se fait entre riffs doomy et d’étonnantes mélodies presque aériennes. Ce genre de mélodies fait quand même un peu de bien tant l’ensemble est éreintant, ainsi le final de « Unloved & Oxidized » ou encore « The Sound Of The Dredge In Deathcount Woods » offriront chacune une petite respiration plus mélodique, histoire de s’extraire du chaos quelques secondes pour reprendre son souffle.

Si vous avez accroché à Orange Mathematics, vous allez vous régaler avec ce Unloved, soit une heure  éprouvante où l’on croirait entendre un match entre Meshuggah et The Tony Danza Tapdance Extravaganza arbitré par Will Haven. Un album d’une violence inouïe qui demande du temps avant de s’apprécier à sa juste valeur ainsi que plusieurs paires d’oreilles de rechange.

  1. Tumoric
  2. Gower St.
  3. Fluorescent Nights
  4. Designer Chemtrails
  5. Glitcher
  6. Heartless 101
  7. The Destruction Artist
  8. Unloved & Oxidized
  9. Bombgnasher
  10. Electric Gag
  11. The Sound Of The Dredge In Deathcount Woods
  12. Neon Barnacle
  13. Darkside Moonstroll
  14. Reprogrammed Dawn

Bandcamp

beunz

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