death/grind

Closet Witch – S/T

Originaire de l’Iowa, Closet Witch débarque avec un premier long-format éponyme faisant suite à quelques EPs et splits. Ce groupe assez confidentiel a réussi à susciter l’intérêt de Halo Of Flies, excellent label auquel on doit la renommée de groupes tels que Fall Of Efrafa, Masakari, Northless ou encore Cloud Rat. Et comme chez ces derniers, c’est une femme derrière le micro qui mène ces treize furieux assauts entre grind et powerviolence.

The Secret – Lux Tenebris

The Secret rompt enfin le silence depuis Agnus Dei, leur dernier album datant de 2012 ! Une bonne nouvelle légèrement ternie par le nombre de pistes de ce Lux Tenebris: six ans d’absence et seulement trois titres à se mettre sous la dent, c’est bien peu ! Mais les italiens comblent ce petit chiffre par une qualité sonore à toute épreuve, parfaite balance de sludge, black metal, crust et grind, le tout enrobé d’une densité sonore particulièrement étouffante.

Abstracter – Cinereous Incarnate

Quatre ans après son Wound Empire, Abstracter fait son retour en long-format (ayant entre-temps sorti un split avec Dark Circles), signant pour le coup chez Sentient Ruin Laboratories, maison prédestinée au vu des envies de mélange des genres opéré habituellement par les californiens. Ainsi doom et sludge mènent toujours les débats mais le black et le death ne sont toujours pas bien loin…

MouthBreather – Dollmeat

Après les frustrantes sept petites minutes offertes avec Pig, MouthBreather est de retour avec à peine plus (seulement quatre minutes de plus) ! Dollmeat fait le même effet que son prédécesseur en envoyant une énorme tornade de grind imbibé de chaos, l’impact d’un certain Kurt Ballou derrière la console en supplément !

Goner. – S/T

Goner. (avec un point) est un jeune groupe de Syracuse (l’américain, pas l’italien) qui s’est fait repéré par Pedram Valiani (Sectioned, Frontierer) au point que ce dernier en soit venu à s’occuper du mix de ce premier EP éponyme. Et si vous êtes familier des groupes de Valiani, vous savez d’emblée où vous allez tomber ! Goner. est en effet un trio à la frontière de genres métalliques et hardcore, du genre brutal et avec une production ultra imposante.

Live-report : Fluff Fest 2018 Jour 1

Rokycany (République Tchèque), le 28 juillet 2018:
Depuis le temps que je voulais aller au Fluff Fest, mon souhait s’est enfin exaucé en 2018. Actif depuis 2000 (avec un changement de formule/lieu un an plus tard), ce petit festival DIY a toujours représenté l’eldorado du hardcore (et assimilés) en Europe. Situé à Rokycany, à l’ouest de la République Tchèque, le petit festival a su s’imposer au fil des ans, en incitant notamment les restaurants du centre-ville à ajouter des menus vegans à leur carte.

Petrification – Hollow Of The Void

Faire du neuf avec du vieux, telle a souvent été la tendance, que ce soit dans la mode ou dans la musique. Petrification est donc de ces groupes qui ne jurent que par le son death metal des 80’s voire des 90’s tout en réussissant à le mettre à sa sauce. Si la démo Summon Horrendous Destruction nous avait mis la puce à l’oreille l’an dernier, le groupe de Portland vient nous les atomiser, la puce comme l’oreille, avec ce premier long-format aussi brutal que vicieux.

Cell Rot – Violent Spirals

Cell Rot est un jeune groupe californien, side-project de membres de Graf Orlock, Ghostlimb, Negative Standards et Acts Of Sedition, débuté il y a deux ans. Loin d’être des débutants, les gars ont décidé de jouer une musique assez crue et primitive, un savant mélange de hardcore, de punk et de grindcore avec une volonté de sonner sale et vicieux. C’est chose faite sur ce premier album expédié en à peine 18 minutes !

Unborn Generation – Vøid

Trio finlandais fondé en 2002, Unborn Generation a sorti de manière assez confidentielle deux EPs puis cinq albums avant ce Vøid. Jouant du « grind’n roll » (étiquette autoproclamée), le groupe de Jyväskylä fait pourtant preuve sur ce nouvel album d’une certaine nouveauté: son chanteur principalement (autrefois uniquement guitariste mais doté d’une voix bien rocailleuse) permettant l’injection de « mélodies » un peu plus franches et d’un feeling crust ravageur.

A Scar For The Wicked – The Unholy

Le premier contact avec un album se passe généralement avec sa cover, donnant envie d’écouter son contenu si elle nous plait, mais ayant l’effet totalement inverse si l’on ne la trouve pas a notre goût. C’est le second cas qui s’est produit pour The Unholy, second EP des canadiens d’A Scar For The Wicked dont l’artwork assez clichesquement moche semble provenir d’une imprimante de mauvaise qualité. On part donc sur un mauvais apriori qui sera heureusement un peu oublié par la qualité sonore du groupe d’Ottawa.