Latest Content

John Zorn – Templars (In sacred blood)

”Qu’est-ce que le jazz aujourd’hui ?”
Vous avez 2 heures !
Plus sérieusement, vous pouvez ramasser vos crayons (à moins que l’idée de disserter là-dessus ne vous branche vraiment). Le prolifique saxophoniste new-yorkais John Zorn nous donne un début de réponse avec ce disque sortit l’an dernier sur son label, Tzadik. Un disque issu d’une impressionnante discographie qui s’étoffe au minimum de 20 nouvelles livraisons par an. Comment s’y retrouver au milieu de cette œuvre protéiforme et insaisissable ?

Rudresh Mahanthappa – Gamak

Ca commence par un court motif de sax, répété en boucle, qui accroche directement le cerveau. Un motif simple et efficace, qui servira de leitmotiv au premier et plus long titre de l’album. 9 minutes qui seront pourtant tout sauf répétitives. Le jazz contemporain de Rudresh Mahanthappa (d’origine indienne, mais né en Italie et vivant à New-York !) n’a pas pour but de perdre l’auditeur en route avec des structures “free“ difficilement lisibles par les non-initiés.

Steven Wilson – The raven that refused to sing (and other stories)

J’ai bien fait de ne pas me précipiter pour cette chronique. Non que je sois d’une rapidité exemplaire quand il s’agit de remplir mon devoir de chroniqueur (et c’est peu de le dire) mais il aurait été malvenu de donner mon avis trop rapidement sur ce troisième album solo de Steven Wilson.
Pourtant, je suis déjà assez familier avec son univers et avance donc en terrain relativement conquis. Surtout que ce troisième opus du prolifique binoclard anglais ne le voit pas opérer de changement de cap radical dans sa musique.

Pryapisme – Hyperblast Super Collider

Trois années se sont écoulées après la sortie de l’excellent Rococo Holocaust avant que le label français Apathia Records signe Pryapisme pour la sortie de leur nouvel album sobrement intitulé Hyperblast Super Collider. Juste retour des choses pour ce projet au talent avéré.
Avant tout, je tiens à vous prévenir que je risque d’être un poil chiant durant cette chronique. En effet je pourrais abuser de superlatifs en tout genre et tenter de faire mumuse avec le griffu au poil soyeux mais que nenni. Il m’est tout simplement impossible d’honorer Hyperblast Super Collider avec une chronique de ce nom. [...]

Treme – L’esprit de la Nouvelle Orléans

Mon estimé collègue ayant traité de la série-phare de David Simon, l’excellent The Wire je me suis dit qu’il serait dommage de passer sous silence une autre des oeuvres de David Simon, la série Treme, diffusée depuis début 2010 sur la chaine américaine HBO, la quatrième saison étant attendue pour 2013.
Treme c’est un quartier de la Nouvelle Orléans, et c’est cette ville, et plus précisément cette ville après le passage de l’ouragan Katrina en 2005, qui est le principal protagoniste de la série, à l’instar de Baltimore dans The Wire. Treme, prononcé à la française « Trémé », est un [...]

Panzerballet – Tank Goodness

Ca fait un moment que je suis le groupe allemand Panzerballet, un des rares groupes à ma connaissance à proposer une musique pile entre metal et jazz fusion.
Allez il y a bien Tribal Tech ou Planet X (side project du clavier de Dream Theater) qui les ont influencé, mais aucun groupe ne présente à la fois une veine réellement métallisée, utilisant du gros son saturé mais également la complexité rythmique d’un Meshuggah, tout en poursuivant directement l’oeuvre de Weather Report, Mahavishnu Orchestra ou Return to Forever au sein de mêmes compositions.

Mestis – Basal Ganglia

Javier Reyes était jusqu’à maintenant le guitariste que Tobin Abasi avait choisi pour le seconder dans ce qui était au départ son projet solo, Animals As Leaders puis avec qui il a créé T.R.A.M. projet s’éloignant du metal progressif pour rejoindre le jazz. Mestis est le projet solo de Javier Reyes, et Basal Ganglia en est un premier aperçu, avec ses 5 titres et 15 minutes de sa musique.
Le format solo et instrumental tourne exclusivement autour de son jeu de guitare, particulier déjà parce qu’il utilise des guitares 8 cordes possédant une partie du spectre d’une basse, mais [...]

Tonbruket – Dig it to the end

Au cours des années 90 et 2000 le groupe suédois E.S.T (pour Esbjörn Svensson trio) a secoué le petit monde du jazz avec une dizaine de disques reconnus internationalement. Mais en 2008 le leader Esbjorn Svensson décède dans un accident de plongée, ce qui met inévitablement fin à l’aventure du trio.
Il ne faudra pas longtemps au contrebassiste Dan Berglund pour démarrer une nouvelle aventure musicale. Celle-ci se concrétisera en 2009 sous le nom de Tonbruket, groupe pour lequel il recrute un pianiste (Martin Hederos), un batteur (Andreas Werliin) ainsi qu’un guitariste (Johan Lindström).

Guillaume Perret & the Electric Epic

Il y a 3 semaines, je faisais un petit focus sur 4 albums de jazz fusion des 70’. La chronique du jour pourrait presque faire office d’état des lieux de 40 ans de jazz fusion. Mais nous y reviendrons.
Guillaume Perret, s’il n’a encore jamais sorti de disque sous son propre nom, a pourtant à son actif une trentaine de disques au sein de divers groupes ou en tant que sideman. Mais ce n’est que très récemment que celui-ci eu l’idée d’ajouter à son sax tout un arsenal de pédales d’effets, élargissant ainsi le spectre des possibilités sonores. Parallèlement [...]

Jazz-fusion / Jazz-funk : Zoom sur 4 albums essentiels et groovy.

Le jazz a ceci en commun avec le métal d’être en perpétuelle évolution et d’avoir connu tous les croisements possibles et imaginables. Ce style musical étant bien plus ancien que le métal, la recherche de perles méconnues s’avère donc un poil plus difficile et un tantinet chronophage.
Voici un petit focus sur 4 albums méconnus des 70’ (avec une exception), décennie phare et incontournable pour le mouvement jazz-fusion.
Donald Byrd – Street Lady (1973)
Après avoir sorti quelques albums phares du mouvement hard-bop dans les années 60, Donald Byrd opère un virage plus groovy dans les 70’(comme beaucoup de [...]