Touche Amore – Lament

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Style: post-hardcore/emo/screamoAnnee de sortie: 2020Label: Epitaph

Après un album aussi plombant et émotionnellement intense que l’excellent Stage Four, il était délicat pour Touche Amore de réitérer l’exploit avec son nouvel album, et sans surprise ce Lament s’avère qualitativement un poil en-dessous de son grand-frère tout en restant, pas de panique, très satisfaisant. On retrouve avec plaisir la même recette que maîtrisent désormais à la perfection les américains emmenés par leur si expressif chanteur Jeremy Bolm et l’album commence d’ailleurs très bien avec « Come Heroine » et le morceau-titre bien puissant et tout aussi désespéré que les meilleurs titres du précédent album, de même que « Feign » dont les accélérations s’avèrent aussi dévastatrices que ce que le groupe a su proposer de mieux.

Le ton sur ce nouvel album semble globalement un peu plus enjoué que sur le précédent (normal vu la thématique qu’il abordait, soit le cancer de la mère du chanteur) ce qui n’est pas en soi un problème, « Reminders » point d’orgue de cette vibe plus positive, fonctionnant plutôt bien malgré ses paroles presque légères auxquelles le groupe nous a peu habituées jusque ici sans parler de ce refrain à chanter sous la douche (illustré d’ailleurs par un clip spécial confinement meugnon tout plein).

Il n’ y a pas grand-chose à redire au final, la majorité des titres fonctionnant très bien, les seules faiblesses notables étant d’abord les titres les plus lents : « A Broadcast » (et ses guitares hawaïennes un peu décalées) et « A Forecast » s’avèrent en effet chiants et plutôt inutiles, apparaissant comme des « fillers » dont on se serait parfaitement passés, ce qui ramène le nombre de morceaux intéressants à 9 sur 11. Un peu léger donc d’autant que, autre petit « hic », la participation de Andy Hull (des pourtant géniaux Manchester Orchestra) sur « Limelight » n’est pas mémorable, et sans être ratée, reste finalement inutile. Le registre très particulier de Hull ne se prête pas très bien à un duo avec Bolm ni à la musique de Touche Amore, mais peut-être est-ce juste moi qui fais mon grincheux sur ce coup…

Quoi qu’il en soit, Lament reste un bon album, mais on aura tendance à revenir plus souvent vers son prédécesseur qui était assez parfait.

Tracklist :
01 – Come Heroine
02 – Lament
03 – Feign
04 – Reminders
05 – Limelight (feat. Andy Hull)
06 – Exit Row
07 – Savoring
08 – A Broadcast
09 – I’ll Be Your Host
10 – Deflector
11 – A Forecast

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 993 articles sur Eklektik.

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