Inborn Suffering – Wordless Hope

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Style: dark doom metalAnnee de sortie: 2006Label: Sound Riot Records

Bien que l’enthousiasme émanant des multiples écoutes de ce Wordless hope ne soit pas aussi indicible que l’espoir dont il est question, il n’en est pas moins présent. Efforçons-nous donc de le rendre accessible à la plus large audience possible à travers ce merveilleux webzine (un peu de lèche pour m’assurer la reconduite annuelle du contrat, ça fait pas de mal).
Ces nouveaux venus sur la scène doom française pourraient être ce qu’on appelle communément un « super groupe » s’il suffisait, pour que ce label opère, d’être en présence d’un conglomérat de divers éléments d’autres groupes. Or en l’occurrence il s’agit plutôt de groupes underground. On n’est pas vraiment en présence d’un side-project de Stéphane Buriez et Bernie Bonvoisin, hein. Et c’est tant mieux. On a effectivement des membres d’Heol Telwen et Drowning (on avait, plus précisément pour ces deux cas là), de Mourning Dawn, Ningizzia, Fogzard et Sighlence. Plus une tripotée de musiciens sessions. Pour le « super groupe » on repassera mais vous voyez à peu près de quoi il s’agit : on n’a pas affaire à des manchots tombés de la dernière pluie.
Le merdier ? Un petit peu ne nous le cachons pas ; et surtout une légitime source d’inquiétude pour l’auditeur frileux. Tout ce petit monde et ces allées et venues ça doit quand même se ressentir sur les compositions, en toute logique, non ? Indignes descendants du père Descartes, Inborn Suffering défient la logique et préfèrent tirer leur source d’inspiration de penseurs plus britanniques – (old) Anathema et My Dying Bride – ou scandinaves – Draconian.

À peine un an après leur première démo, nos fiers compatriotes ont d’ailleurs trouvé en Sound riot records une fine oreille portugaise qui décide de les signer pour ce premier album. Et ce n’est pas un hasard. Un pur produit français (jusqu’au studio de prod’), servi sur un plateau d’argent ne pouvait que ravir les lusitaniens (soucieux d’agrémenter leur catalogue de nouveaux talents) et les doomeux de tous bords par la même occasion. A savoir la personne de bon goût que vous êtes puisque je vous sais féru de dark doom metal (auto qualification du groupe qui n’est pas plus mauvaise qu’une autre) judicieusement mélodique, excellemment produit et exécuté, superbement desservi par un artwork de qualité inspirant immédiatement les ambiances qui vont déferler pendant plus de 63 min à travers 8 morceaux au titre évocateur.
Le propos de Inborn Suffering est lourd, torturé (Stygian Darkness), puissant mais trouve parfois, à travers des nappes de clavier ou un violon (As I close my eyes), une clarté, un souffle tragique plus que séduisants. Parmi cette succession d’hymnes à la joie d’être triste, ma préférence va – inévitablement devrais-je presque dire – au magnifique The Agony within et à ces consonances Katatoniaienne (Brave murder day) et Anathemaienne (The silent enigma).
Un chti bémol pour la route ? L’instrumental The affliction corridor qui ne me transcende pas plus que ça.
‘fin bon, du beau boulot, y’a pas à chier. Profitez-en c’est encore l’hiver et la mélancolie ambiante peut se trouver sublimée par ces français talentueux !

  1. this is who we are
  2. inborn suffering
  3. monolith
  4. the agony scene
  5. as i close my eyes
  6. stygian darkness
  7. thorn of deceit
  8. the affliction corridor

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

Groupes cités dans la chronique

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2 Commentaires

  1. Divine says:

    cet album défonce!! enfin un groupe de doom français à la hauteur!!

  2. Jéjé says:

    oui ça tient vraiment la route: c’est du très bon!

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