Septic Flesh – Ophidian Wheel

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Style: death symphoniqueAnnee de sortie: 1997Label: Holy Records

Quelle délicieuse occasion que la réapparition de Septic Flesh (après un split/break/on-fait-parler-de-nous-comme-on-peut) avec un nouvel opus pour se replonger dans leur exemplaire discographie. Je ne sais pas s’il est encore utile de présenter une des figures incontournables de la scène metal-extrême. Une discographie riche d’aujourd’hui 7 albums pour 18 ans d’activité, un rythme tout à fait correct pour un groupe qui n’aura cessé d’innover et faire évoluer son style.

C’est après une démo et deux albums déjà remarqués à l’époque (Mystic place of dawn et Esoptron) et qui dévoilaient un groupe de death plus aventureux que la moyenne, que sort Ophidian Wheel. A ce moment-là, deux changements majeurs vont faire que ce troisième album des death-métaleux grec sera ce qu’il est ; c’est-à-dire la pierre angulaire de leur discographie mais aussi son apothéose (ça n’engage que moi et en même temps si je l’ai choisi pour cette rubrique c’est qu’il y a une raison). Tout d’abord cet album marque le retour de Chris Antoniou, un des 3 membres fondateurs (avec son frère Spiros Antoniou et le guitariste Sotiris Vayenas) mais absent sur Esoptron car parti étudier la musique classique en Angleterre. Ensuite, Ophidian Wheel verra l’arrivée de la cantatrice soprano Natalie Rassouli, élément déterminant dans la notoriété (et la réussite) de l’album qui nous préoccupe aujourd’hui.

Le nouveau line-up réuni, Septic Flesh allait pouvoir sortir son chef d’œuvre ! En 1997 la mode du metal à chanteuse n’est pas encore arrivée, évitant alors à Septic Flesh un accueil lassé du public. Et même si la scène avait déjà été submergée, nul doute que Natalie aurait démoli toute la concurrence. Sur le titre d’ouverture « the future belong to the brave », sa voix cristalline vient apporter un contraste saisissant avec la puissante et gutturale voix de Spiros (« The dragon voice » la bien nommée). Pourtant le piège du systématisme est ici évité et la demoiselle ne chante pas sur tous les titres, seulement cinq sur les onzes que comptabilise l’album. Il est donc clair que le groupe ne souhaitait pas tout miser là-dessus, d’autres atouts non négligeables lui restant en main. Forcément, il aurait été stupide de ne pas donner à Chris la possibilité de valider ses acquis. Celui-ci signe 3 titres (bien qu’assez courts) tranchants alors avec le reste de l’album. Des compos qui oscillent entre musique de film (« Microcosmos ») avant-garde théâtrale (« Tartarus ») ou encore néo-classique à tendance médiévale (« Enchantment », qui clôture l’album et porte admirablement bien son nom). Ces interludes seront les prémices de la future mutation de Septic Flesh en son double orchestral Chaostar, piloté bien sûr par Chris Antoniou (et lui permettra de donner libre cours à ses envies et de développer davantage ses talents de compositeur). En plus de ses qualités de musiciens, Chris pose sur quelques titres sa superbe voix claire, venant apporter encore plus de diversité au panel vocal de l’album.

Mais ces éléments venant enrichir le death de Septic Flesh ne seraient rien sans les bases déjà solides que le groupe avait déjà mis sur pied avec ses albums précédents. Un death furieux, racé, mené par la terrible voix d’outre-tombe de Spiros Antoniou. Mais un death mélodique. Très mélodique. C’est bien simple, les plus beaux chorus de guitare du métal extrême sont sur cet album et pas un autre (désolé si j’ai choqué quelqu’un). Des guitares qui, comme chez leurs compatriotes de Nightfall et Rotting christ, sont empruntes d’un feeling très méditerranéen. Inutile de préciser que cet album est de ceux qui ont fait sortir une poignée de groupes du cadre restrictif du metal extrême afin de les faire connaître d’un plus large public (laissant quelques « trues » sur le bord de la route mais on s’en fiche un peu). Pourtant si un large accent est mis sur la mélodie, S.F. n’en oublie pas la violence et nous assène notre dose de blasts avec des titres comme « Razor blade of guilt » ou encore « Geometry in statics ». Redoutable.

Plus de 10 ans après sa sortie, ce Ophidian Wheel conserve tout son charme d’antan et mérite clairement sa place dans le peloton de tête des grands albums de métal extrême des 90’.

Tracklist :

  1. the future belongs to the brave
  2. the ophidian wheel
  3. phallic litanies
  4. razor blades of guilt
  5. tartarus
  6. on the topmost step of the earth
  7. microcosmos
  8. geometry in static
  9. shamanic rite
  10. heaven below
  11. enchantment
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7 Commentaires

  1. Monster says:

    Incroyable comme Joss est productif en ce moment, il faudrait qu’il passe un contrôle anti-dopage :p Euh… pour en revenir au disque je l’ai pas écouté celui là, ça fait un moment qu’il faut que je le fasse…

  2. dah-neir says:

    Enorme. J’hesite avec Esoptron pour mon favori de SF mais ca reste un monument…

  3. AlCheMist says:

    ‘les plus beaux chorus de guitare du métal extrême sont sur cet album et pas un autre’… T’as encore écouté Eosptron toi… ;OP Mais bon effectivement, tu cibles bien ce qui a fait de moi un addict de Septic Flesh, ces harmonies enivrantes qui font qu’un fana de Heavy peut tout à fait entrer dans leur univers. Cet album a bien évidemment beaucoup d’atouts, tous soulignés dans ta chro et il porte haut les couleurs du death mélodique. Avec la période ‘Thousand Lakes ‘ et ‘Elegy’ d’Amorphis, ces albums sont d’excellentes (et majestueuses) portes d’entrées vers le Metal extreme. Contrairement à Dah-Neir, j’hésite pas… bien que cet album soit excellent, ‘Esoptron’ (Oui, oui j’insiste lourdement) a une aura onirique qui fait de lui le sommet du Panthéon SF. Parmi mes titres favoris pour le cas qui nous concerne : Phallic litanies, Shamanic rite, On the topmost… et l’imparable Heaven below.

  4. AlCheMist says:

    Il fallait évidemment lire ‘T’as PAS encore écouté Esoptron’

  5. Florent says:

    J’ai kiffé à la sortie, pdt qques année et là je ne peux plus rien écouter de SF. J’ai tenté le dernier j’ai tenu 25 secondes.
    Par contre la voix de Nathalie, ça le faisait, à l’époque des groupes à filles y’avait une sacrée différence de niveau !

  6. Inhuman says:

    Un pur joyau ! A départager avec Esoptron pour le meilleur SF, mais honnêtement je m’en fiche pas mal, j’apprécie les deux sans retenue.
    Kvlt.

  7. totoro says:

    C’est rigolo, j’écoute Ophidian Wheel (« razor blade of guilt ») en surfant sur le net et hop, clic sur Eklektik, que vois-je?!?
    Trop fort les gars, on sent que le petit dernier, excellent au demeurant mais manquant singulièrement de ces lead guitar lumineuses et épiques à crever, nous fait tous passer un petit revival bien agréable!
    Pour ma part, difficile de dire quel est mon album de SF favori; tous, y compris le superbe Revolution DNA ont tourné en boucle pendant des mois dans ma platine… voir quelques années pour Sumerian Daemons!
    Un groupe fabuleux qui brasse avec génie death, gothique, heavy! Un groupe somme en quelque sorte, mais dont je ne comprends absolument pas le manque de notoriété! Dans 10, 15 ans, on parlera certainement de groupe culte…

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