Asymmetry Festival – 29 avril 2010 – Worclaw – Pologne

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Annee de sortie: 2010

Situé en Pologne dans la ville de Wroclaw, le festival Asymmetry prend ses quartiers à Firlej, une salle de concert réaménagé il y a cinq ans par la mairie et un nouveau directeur venu apporter une nouvelle porte d’ouverture musicale à une ville dont l’activité culturelle n’est cependant pas des moindres (bien plus qu’à Varsovie si j’en crois les organisateurs à qui j’ai parlé). Cependant bien moins touristique (pour ce qui est de son accessibilité à des non-polonais), j’aborderais en conclusion de ce report la question de l’accès à la ville avec des conseils pratiques que j’ai acquis par chance ou en recherchant par moi-même sur place.

Le charme des festivals que j’ai pu faire dans les pays de l’Est est leur capacité à mélanger des styles différents sous un même chapiteau. Conclure une soirée avec le breakcore de Bong-Ra alors que Zu l’a précédé sur la même scène une heure auparavant ou faire jouer Black Shape of Nexus et son doom sludge possédé avant le metal shoegaze apaisé de Jesu est en soit une preuve d’ouverture, tout en restant dans des domaines qui ne sont pas étrangers aux fans de metal.

Étalé sur cinq jours, du jeudi 29 avril au lundi 3 mai, la programmation du festival débutait tous les soirs vers 19h15 laissant la journée de libre pour explorer la ville, profiter du pays et ne pas avoir subir un quelconque chevauchement de groupe.

Jeudi

Alors que le festival avait débuté par une soirée d’échauffement avec Nachtmystium et Jarboe le 9 avril, je ne franchis les portes que vingt jours plus tard pour la première soirée pour découvrir sur scène le quatuor du Mount Fuji Doomjazz Corporation (un violon, une contrebasse et deux ordinateurs ainsi qu’une guitare tenue par Bong-Ra derrière son Mac). Programmé grâce à la présence de Bong-Ra dans les lieux, tête pensante du groupe (et de son alter ego, The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble), le groupe fête ici son troisième concert avec un set inédit accompagné d’images d’Elephant Man de David Lynch. Tout aussi puissant et lourd que sur leur dernier disque, l’hypnotique Succubus, leur prestation est accueillie par un public attentif qui s’assoit très vite (semble t’il, à la demande d’une partie du public qui rallait en polonais dans le fond de la salle pendant le début du set) pour absorber tranquillement ce mélange de tonalités jazz accompagnées de samples.

La qualité sonore de la salle est alors parfaite et le reste des concerts ne dérogera pas à la règle. L’ingénieur du son s’affaire à chaque fois pour vérifier que tout se passe parfaitement pour les groupes et chacun bénéficiera donc d’un son puissant et suffisamment clair pour donner de l’espace à tous les instruments. Le set de Zu qui s’en suit en gagne donc en puissance par rapport à leur concert du Glaz’art alors que la set list, piochée uniquement dans Carbonipherus, est identique mais tout aussi bien retranscrite, avec la même rigueur, sans oublier des touches d’improvisation free jazz aussi puissantes qu’une charge de rhinocéros. Le public est par contre très calme et apprécie la charge avec passivité. Un respect qui sera confirmé par les applaudissements longs et chaleureux du public (une belle coutume dont bénéficieront la plupart des groupes du festival, pour l’avoir pleinement mérité).

La seconde partie de la soirée sera donnée au breakcore et à deux représentants du genre, Drumcorps et Bong-Ra. Drumcorps sera pourtant l’artiste le plus metal de la soirée grâce aux nouveaux morceaux qu’il interprète à la guitare sur un barrage massif de beat moins chaotique mais toujours aussi fort en basse que les explosifs morceaux de Grist (où il sample Converge, Pig Destroyer, Cave In …) interprété pratiquement dans son intégralité. Quelque passages chantés par le bonhomme sont bancals mais se rattrapent facilement par l’enthousiasme et la passion communicative à faire péter les enceintes. A n’en pas douter, sa prochaine tournée en compagnie de Leo Miller, chanteur des ex. Animosity, devrait être mémorable. La barrière de sécurité empêche les fans de venir danser avec lui mais il promet un retour en Pologne dans un plus petit lieu pour permettre plus d’interaction. Avec un peu de chance la France aussi aura le droit de profiter de sa venue.

La première soirée se conclut avec Bong-Ra de retour sur scène sa prestation au sein du Mount Fuji Doomjazz Corporation pour un set en solo pour un mélange dub / indus / breakcore des plus fameux. J’ai déjà eu l’occasion de le voir jouer ce mélange détonnant devant le public du Bangfest à Londres qui n’était pas très réceptif. Ici par contre le public s’anime plus et les basses, bien que moins violentes que chez Drumcorps, secouent l’assistance. Du même niveau de complexité que Venetian Snares, les concerts de Bong-Ra sont par contre beaucoup moins violents et ne déçoivent pour autant pas malgré la déception de ne pas entendre de morceaux de son superbe mix de Bolt Thrower et de Slayer à la sauce breakcore. Cependant, après Drumcorps ça aurait été redondant et ce qu’il propose finit donc de conclure la soirée agréablement.

Vendredi

La soirée commence avec Dark Castle qui accompagne Kylesa sur leur tournée sans Shrinebuilder qui avait été annoncé aussi à l’affiche (et remplacé par Secret Chief 3). La forme d’un duo guitare/voix et batterie surprend mais n’apporte finalement rien de véritablement original à leur doom. Le growl monocorde de la guitariste prête à soupirer, de même que ses riffs. Le jeu du batteur est en revanche beaucoup plus intéressant et maintient l’attention pendant toute la durée du concert qui sera toutefois conclu par moultes applaudissements. Le public est beau joueur mais en comparaison d’Eagle Twin, Dark Castle est un groupe de seconde, voir troisième division.

Le niveau de la soirée remonte toutefois très rapidement une fois qu’Altar of Plagues arrive sur scène pour un concert intense juxtaposant l’intégralité de l’album White tomb à un morceau de leur nouveau EP, Tides. Chaque partie est interrompue par une pause des musiciens sauf pour l’un d’entre eux qui à chaque fois effectue la transition pour que la dernière note laisse place à la première du morceau suivant. Un enchainement des plus réussis maintenant l’intensité de la performance des britanniques que des fans sont venus accueillir de loin, ils déclenchent même une fosse pendant les passages plus rapides. En comparaison avec leur concert au Klub, le groupe a joué tout aussi bien mais face au public avec un peu plus d’éclairage, ce qui ne gâche en rien l’instauration d’une atmosphère prenante pour leur black metal couplé à des riffs postcore.

Secret Chief 3 prend alors la suite avec un style très différent pour un mélange de mélodies et rythmes arabisants pervertis par une énergie et une puissance entre rock et metal (ainsi qu’une reprise du thème de l’Exorciste). La dextérité des musiciens est affolante, que ce soit de la part du guitariste Trey Spruance (Mr Bungle) sur ses quatre guitares et sa cithare électrique, du batteur possédé par un incroyable sourire tout au long du set ou du jeu de Toby Driver (Kayo Dot) venu à la rescousse du groupe pour cette tournée. Pour un groupe qui a accepté de jouer à ce festival pour la moitié de la somme qu’il demande normalement, les Secret Chief 3 n’ont pas économisé leur énergie et leur talent pour ravir mes oreilles qui découvraient cette formation pour la première fois sur scène.

Les compagnons de route d’Altar of Plagues montent ensuite leur matériel sur scène et il est conséquent pour cette nouvelle mouture des français de Year of no Light. Trois guitaristes (dont un des doomeux de Monarch!), un bassiste, un clavier et deux batteurs! Venu présenter leur nouveau disque, Ausserwelte, la formation 2.0 s’applique à reproduire ces quatre titres de dix minutes en moyenne. Le temps passera pourtant très vite et les musiciens de jouer tête baissé, à l’exception des batteurs (et du bassiste) qui se relaient pour jouer du clavier. La batterie n’est donc pas tout le temps doublée et leur jeux se complètent même parfaitement en misant sur la richesse plutôt que l’impact. Leur prestation sans faute, couplée à un son puissant et clair ne m’a fait regretter en aucun point leur ancienne formation. Vivement un concert parisien dans une salle digne de ce nom et espérons des applaudissements aussi enthousiastes du public.

A cause de problème de transport le groupe censé ouvrir le festival, Khuda, n’a donc pas pu se produire et fut remplacé par Fat32 qui interpréta quelques titres pendant la mise en place de la scène pour Kylesa. J’étais alors parti parler avec Toby Driver donc je n’ai pu qu’entendre quelque bout de morceaux depuis l’extérieur de la petite salle où était projeté en temps normal la scène devant des tables ainsi que le merchandising et quelque distros.

Le concert de Kylesa sera sans surprise pour quiconque les aura déjà vu sur la même tournée. J’avais déjà assisté au même concert au Furia Sound Festival en région parisienne pour un ressenti similaire, c’est à dire satisfait sans être possédé par l’envie d’acheter les albums immédiatement. Kylesa a construit sa réputation avec des concerts carrés et puissant comme celui-ci et a ainsi de quoi plaire à un large public de metalleux ou de crusts. Le jeu des deux batteurs aura en tout cas beaucoup plu aux membres de Year of no Light et d’Altar of Plagues venus boire leurs bières au fond de la scène et approuver de la tête la frappe de ces deux batteries chargées à bloc.

Samedi

Gagnant du concours organisé par le festival pour permettre à de jeunes groupes de se produire, Kasan est la définition du NeurIsis. Mélodie post rock, crescendo jusqu’à l’arrivé d’un peu de distorsion et projection d’extraits de documentaire montrant des phénomènes naturels. Difficile de faire plus convenu. Les musiciens sont statiques et timides au possible, à moins que ça ne fasse partie du plan de « laisser parler la musique à leur place ». Que je sache cela n’empêche pas de remuer un peu et de ne pas rester dressé comme un I, la tête baissé vers son instrument? Une ou deux parties de leurs morceaux leur permettent de se distinguer quand les riffs deviennent plus metal. Le reste n’est que la répétition de tous les clichés d’un genre trop entendu ces dernières années.

Le groupe français Time to Burn représente par contre l’opposé de ce style. Nerveux, électrique et pissant, les morceaux d’Is.land n’auront jamais sonnés aussi neuf que ce soir après une année passée loin de la scène. La machinerie grince un peu mais le groupe prend manifestement du plaisir à jouer. J’étais, pour ma part, tellement enthousiaste d’entendre de nouveau « Nayeli » que je me suis cogné sur le dos de la personne devant moi en headbanguant. Pourtant, le morceau clé de leur set ne fut pas celui-ci mais « Land », joué en conclusion. Le guitariste/chanteur prend alors de la distance et laisse le devant de la scène au bassiste qui interprète avec beaucoup de maitrise et d’émotion le chant clair de ce superbe morceau. Le meilleur concert que j’aurais vu d’eux jusqu’à présent.

J’avais beaucoup d’espoir pour Tesseract. Depuis les débuts du guitariste, salué par Frederik Thordental pour la qualité de sa première démo, le projet solo est devenu un groupe qui a eu bien du mal à donner vie à ce projet. Aujourd’hui transformé en machine à contre temps et accompagné d’un chant mélodique aux paroles mielleuses, leur metal devient une sorte de pop pseudo complexe indigeste. La dynamique des morceaux est absorbée par la voix. Seul un peu d’échange avec les growls du bassiste vers la fin du set pointe du doigt une solution pour palier à ce manque mais bien trop tard pour raviver mon attention ou celle du public qui n’applaudira que poliment en conclusion. Surement le set qui aura été le moins bien accueilli de tout le festival.

Le contraste entre Tesseract et Black Shape of Nexus est donc d’autant plus marqué que l’émotion, la rage, la passion et la violence font la force de l’expérience qu’est ce groupe en concert. Le chanteur n’aura de cesse d’avoir les yeux révulsés en grognant au dessus des riffs sludge/doom de ses camarades qui n’hésitent pour autant pas à plaisanter entre eux et avec le public entre les morceaux. L’hôpital psychiatrique est manifestement de sortie ce soir avec un guitariste hurlant dans l’air et un bassiste sautant et hurlant à plein poumons pour soutenir son confrère de micro, à quatre patte quand il s’agit d’utiliser son micro portatif adapté à sa gorge. Les applaudissements qui concluront leur set seront tellement enthousiastes et massifs que le même guitariste distribuera alors leurs bières au public en signe de remerciement.

Dernier virage pour la fin de soirée avec Jesu et son shoegaze metal. La mise en place minutieuse du matériel par Justin Broadrick rend le public impatient alors que les deux musiciens (lui et Diarmuid Dalton à la basse) ne jouent qu’avec une boite à rythme. Une fois lancés les titres de Conqueror ont de quoi envouter ainsi cette succession de morceaux instrumentaux soutenus par une boite à rythme aux pulsations mécaniques font plus que rappeler la belle époque de Godflesh. Moins aventureux qu’à ses débuts, la suite des aventures de Justin Broadrick est faite de belles chansons aux mélodies aériennes pour lesquelles la projection d’images de ville et de forêt est on ne peut plus appropriée. Conclu par un « Friends are evil » qui me rappelle à quel point je dois donner une nouvelle chance à ce premier album, Broadrick se prépare ensuite à un set sous le nom de Final auquel je n’aurais pas assisté par manque de motivation pour une dose d’ambiant, aussi bon soit-il quand Justin est aux machines.

Dimanche

La dernière soirée placée sous le signe de la lenteur cataclysmique est introduite par un groupe dont l’énergie est l’intérêt principal. Moja Adrelina emprunte ses riffs et son attitude au Dillinger Escape Plan des débuts et lance guitariste et chanteur dans le public pour un set tout en énergie. Le bassiste et le batteur continuent à se battre avec leurs instruments sur la scène avec tout-de-même pas mal de maitrise mais l’attention du public est transportée vers la fosse où tout le monde se rentre dedans gaiement. La rage des premiers concerts de Dillinger est là transformé en provocation digne des cours de recrée mais on s’amuse bien aux autos tamponneuses et c’est le principal. Dommage que l’intérêt des morceaux ne réside vraiment que dans l’interprétation provocante de ces membres plus que dans leur musique qui sonne comme des dizaines de groupes du genre. Pour une mise en bouche c’est toutefois une belle performance.

L’invité surprise du soir s’appelle Necro Deathmort. Rajouté une semaine avant à l’affiche avec Secret Chief 3 je ne savais pas à quoi m’attendre en dehors d’un duo placé devant leurs ordinateurs. Pourtant guitare et basse sont aussi au rendez-vous et utilisés par moment pour doubler les rythmiques drum and bass qui soufflent au-dessus de ce dub drone prenant qui ne dépareille pas avec le trou noir musicale d’Esoteric en fin de soirée. Le set se renouvelle en revanche beaucoup plus tout au long avec des rythmiques plus ou moins violentes et le jeu des instruments complémentés par les voix gonflées d’effets des deux musiciens. Le dernier morceau à la rythmique martiale interprété par les deux voix alternés de ces deux britanniques est particulièrement efficace et conclut avec brio un set qui convainc le public au point que leurs applaudissements semblaient rendre timides les musiciens.

The Ties That Bind faisait partie de mes albums de l’année 2006 mais n’a pas beaucoup tourné chez moi depuis, la vague de disques du même genre ayant suivi ayant effacé le souvenir de ce premier disque de Mouth of the Architect. Ces titres célébrés à l’époque me paraissent maintenant bien faibles malgré la qualité de leur interprétation. Les fans s’y sont retrouvés et le public de se presser devant la scène pour applaudir cette parfaite symbiose de Neurosis et d’Isis. Le manque de conviction des musiciens, très concentrés sur leur jeu respectif, rend l’interprétation vide d’émotion et là où je trouve encore de la puissance et de l’intensité dans les concerts d’Isis je n’ai entendu que des berceuses sortir des enceintes.

Le final du festival avec Esoteric ne pouvait donc qu’être marquant et il le fut à plusieurs titres. D’une part car le son dont le groupe bénéficia fut à la hauteur de leur majesté, contrairement à leur prestation au Glaz’art, un poil ennuyeuse. D’autre part car le groupe n’était pas payé pour ce concert mais avait eu l’autorisation de l’organisation de jouer autant qu’il le désirait. Or, on n’écrit pas autant de disques de funeral doom sans être passionné par le genre et Esoteric le prouva ce soir en jouant pendant plus de deux heures, avec un rappel ! Tout The Maniacal Vale y passa et d’autres morceaux encore jusqu’à venir à bout de mon attention au bout de deux heures tout-de-même. Pas communicatif pour un sou en dehors d’un timide « Cheers » du guitariste/chanteur pour répondre aux applaudissements de la trentaine de personne encore présentes devant la scène quand je décidais de partir à mon tour. Il restait cependant encore une dizaine de personnes assit sur des sièges au fond de la salle et trois types qui avaient manifestement tout compris en s’allongeant sur le parquet pour consommer le maximum de vibration. Peut-être est ce d’ailleurs la meilleure manière d’apprécier Esoteric en concert?

Peu de festival conviennent autant à l’objectif de diversité que s’est fixé ce webzine. La dominante metal ne rend pour autant pas épuisante les multiples soirées et ne fatigue en aucun cas l’oreille grâce à la variété des influences et des ambiances. Organisation sans accro, prestations exceptionnelles et qualité sonores constantes. Il ne reste que la barrière, si mince, de la langue à franchir pour venir à votre tour visiter Wroclaw et son Firlej à l’occasion de la troisième édition du festival qui s’annonce déjà très prometteuse.
Note : Je n’ai pas assisté au dernier jour du festival qui présentait Ez3kiel lors d’un concert gratuit pour des raisons de timing. J’en ai eu toutefois de très bons échos.

Infos pratiques : Comment s’y rendre? Hébergement?

Aéroport
Wroclaw est une ville étudiante polonaise situé à approximativement cinq heure de train de Varsovie et deux heures d’avion de Paris. On y accède plus facilement par un aéroport en cours de restructuration qui pourra accueillir beaucoup plus de personnes à l’horizon 2012 mais qui est pour l’instant réservé à des avions de taille moyenne. Pour avoir acheté mon billet trois semaines avant le début du festival, donc tardivement, j’ai payé 180 Euros l’allée/retour avec une escale à Francfort. Il est donc tout à fait possible de payer beaucoup moins cher mais un voyage sans escale me semble assez peu probable. Afin d’acheter et de comparer les prix des compagnies aériennes je recommande l’utilisation de VoyageForum qui m’avait été d’un grand service pour le voyage en République Tchèque au Brutal Assault.

Une fois sur place, il faut appeler un taxi. Certains attendent aussi à la sortie de la gare. Dans les deux cas, n’hésiter pas à demander le prix de la course avant de monter. En guise d’exemple, la course à l’allée a couté, car je partageais le taxi avec un compagnon de voyage polonais rencontré dans l’avion, 24 zlotis (4 zlotis = 1 euros) alors que mon voyage de retour en taxi (pour une distance un peu plus importante tout-de-même) m’a couté 61 zlotis. Je n’ai personnellement pas eu à appeler de taxi moi-même donc je ne peux pas fournir de recommandation supplémentaire concernant les compagnies.

Hôtel
Pour ce qui est de l’hôtel, j’ai logé à l’Hôtel Piast, situé à un quart d’heure de marche de la salle de concert. Une station de tramway est située à la sortie de l’hôtel et permet un accès très rapide à la salle. Pour la réservation de l’hôtel, vous pouvez les contacter directement (voir la liste ci-dessous, tous sont situés à proximité de la salle) ou passer par le site booking.com. J’ai utilisé ce dernier car il vous permet de réserver mais pas de payer à distance. Ainsi, le paiement se fait une fois à l’hôtel. Pour avoir réservé tardivement, j’ai choisit une chambre double pour quatre nuit dont le cou total m’est revenu à 416 zlotis.

ABC Hostele S.C.
50-077 Wrocław
ul. Kazimierza Wielkiego 15
tel./fax: +48 071 343 80 14
tel. + 48 607 410 456
tel. +48 662 128 252
tel. +48 601 637 806 (deutsch, english)
e-mail : tuiterazhostel@gmail.com

Avanti
ul. K. Wielkiego 45
(Centrum)
tel. 0 791-002-535, 0 665-167-500

Boogie Hostel
ul. Ruska 35
(Centrum)
50-079 Wroclaw
tel/fax: 691350265
e-mail: hostel@boogiehostel.pl

Centrum Hostel
ul. Św. Mikołaja 16/17
(Centrum)
50-128 Wrocław
tel. (071) 793-08-70
e-mail: hostelcentrum@o2.pl

Cinnamon Hostel
ul. Kazimierza Wielkiego 67
(Centrum)
50-077 Wrocław
tel. (071) 344-58-58
fax (071) 344-58-58
email: wroclaw@cinnamonhostel.com

Hostel Cinema
Wrocław 50-077
ul. K. Wielkiego 15
tel. 0 71-795-77-55
e-mail hostelcinema@o2.pl

Hostel i Pokoje gościnne Mleczarnia
ul. Włodkowica 5
(Centrum)
50 – 072 Wrocław
tel./fax (071) 787-75-70
e-mail: rezerwacja@mleczarniahostel.pl

KOLOR HOSTEL
ul. Kuźnicza 56/5
(Centrum)
50-128 Wrocław
tel. 071-342-32-15
kom.509-28-28-29
e-mail: kolor@kolorhostel.pl

HOSTEL MOON
(Centrum)
Ul. Krupnicza 6-8 (Wejście od ul. Kazimierza Wielkiego 27)
50-075 Wrocław
tel: 071-343-00-22, 508-777-200
e-mail: wroclaw@moonhostel.pl

Good Bye Lenin Hostel Exclusive Wroclaw‎
Kazimierza Wielkiego 27, Wrocław,
Poland
694 427 730‎
http://www.hostelworld.com/hosteldetails.php/Good-Bye-Lenin-Hostel-Exclusive-Wroclaw/Wroclaw/20522

Royal Hostel
ul. Kazimierza Wielkiego 27
50-077 Wrocław
(Centrum)
tel. 071 788 73 73 lub +48 504 743 332
e-mail: recepcja@royalhostel.pl

(liste fournit par l’un des organisateurs)

Bus et tramway
Pour se déplacer dans la ville les bus et les tramways sont à votre disposition. La ville étant assez grande, effectuer des visites en se déplaçant à pied n’est absolument pas recommandé et le réseau est dense et pratique. Il faut au préalable acheter une carte de transport. Elles sont disponibles aux arrêts ou dans des échoppes de presse. La carte de transport pour six jours ne coute que 26 zlotis et doit être signé! Dans le cas contraire, lors d’un contrôle, vous pourriez avoir à payer une amende. Pour savoir quelle ligne emprunter vous pouvez vous référer au plan vendu en ville ou au site jakdojade (le lien donne sur la version anglaise mais le site est en polonais par défaut). La station de bus et de tram pour Firlej, la salle de concert, est la première station de la rue Grabizynska qui porte le même nom. Les tramways qui la desservent sont les numéros 4, 5, 11 et 24.

La langue
De mon expérience, peu de polonais parlent vraiment anglais. La plupart comprennent quelque mots mais sans plus. N’hésitez cependant pas à demander à des gens dans la rue des renseignements car ils sont, pour la plupart, très enclins à donner un coup de main en cas de problème tant que vous êtes polis. Demandez leur par-contre d’abord si ils parlent anglais. En revanche, si vous parlez allemand, vous aurez beaucoup moins de mal à vous faire comprendre ! Pour ce qui est de la signalisation, aucun panneau ou indication n’est traduit en anglais ou en allemand sur place !

Plan de la ville
Un plan de la ville est disponible en plusieurs langue à l’office du tourisme (situé dans le centre ville dans la Rynek). Le dit magasin offre peu de chose d’utile en dehors de ce précieux document (qui ne vous coutera que six zlotis) mais c’est l’outil le plus indispensable pour se déplacer. Vous y trouverez une petite sélection de destination touristique (musée, cathédral, zoo) ainsi que les numéros des lignes de bus et de tram.
Je ne recommande pas du tout l’utilisation de google map pour se repérer au préalable. Mieux vaut utiliser le site jakdojade pour se repérer avant d’arriver.

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

hororo a écrit 395 articles sur Eklektik.

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5 Commentaires

  1. pearly says:

    Cool toutes les infos !
    merci p’tit gars !

  2. Hororo says:

    De rien, j’ai justement pensé à vous deux et à d’autres personnes intéressées par le festival mais rebutées par une méconnaissance du pays (comme moi au début) pour ce live report.

  3. Alexia says:

    Bien classe ton report Mathieu, bravo ;-) Cela donne envie d’y aller l’année prochaine.

  4. Ellestin says:

    merci Roro pour ce carnet de boucan bien rédigé ! Petite précision, The Ties that Bind n’est pas le premier album de MotA mais le second (après Time & Withering :)

  5. Hororo says:

    Et pourtant c’est moi qui l’ai chroniqué ce fameux deuxième album !

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