Year of the Goat – Lucem Ferre EP

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Style: Psychedelic RockAnnee de sortie: 2011Label: Ván Records

Nouveaux venus sur la scène psychedelic rock, les quatre suédois de Year of the Goat signent leur premier EP Lucem Ferre sur le label allemand Ván Records dont les horizons s’élargissent vers des sphères plus rock traditionnel depuis maintenant quelque temps. Profitant d’un mouvement de regain pour un genre ayant participé à la construction du socle heavy et doom metal, Year of the Goat pose sur les 21 minutes de cet EP un rock teinté d’une certaine noirceur. La donne est connue mais l’ensemble, à commencer par la classe imparable du packaging, pris entre le noir et l’or, s’avère être d’une efficacité redoutable.

Le premier contact avec la bande de Norrköping est direct: « Of Darkness » véritable « tube » en puissance s’offre à nous avec une facilité déconcertante qui nous fait presque sentir honteux d’adhérer si simplement à une rythmique accrocheuse mais banale, à des riffs de guitares un tantinet mièvres mais dont l’impact fait mouche instantanément. « Of Darkness » est segmenté en couplets-refrains entrecoupés de leads feutrées aux influences calées entre les 60’s et les 70’s. Bref rien de plus classique mais pourtant la cohérence est de mise: impossible de résister au feeling diablement convaincant des suédois.

Le second morceau, « Vermillion Clouds » montre un visage plus sombre et plus progressif dans la composition: Year of the Goat accomplit ici le tour de force du titre dépassant les 8 minutes couvrant un spectre musical relativement large. Les influences Sabbathiennes ne sont guère éloignées. Le tempo lent et prenant de la première partie permet la mise en place d’une ambiance plus pesante. Les vocaux typés doom trad’ de Thomas Eriksson savamment renforcés par des chœurs d’une parfaite discrétion apportent une puissance non négligeable à l’effort. Et puis comme un must-have du genre, les accords se font plus agressifs, plus heavy dès 3’30 », le batteur s’exécute avec plus d’entrain, le tout avec une sobriété exemplaire. Le groove quasi épique de cette seconde moitié de morceau positionne Year of the Goat à la place du parfait prétendant en la matière de cette année 2011.

Les saturations de la troisième piste « Dark Lord » montent rapidement dans les tours: le timbre heavy des guitares adouci par un mellotron aux tonalités clairement 70’s fait des ravages, les vocaux deviennent féroces, la basse est voluptueuse et la pression entourant l’univers musical de Year of the Goat est palpable. Les ingrédients du titre qui donne le vertige sont réunis, un peu à la manière d’une fin de live où la dégaine est relâchée et les amplis en surchauffe.

L’EP s’achève sur le titre éponyme, plage ambiante de presque trois minutes aux arpèges dirigeant l’iris vers le coucher du soleil et permettant d’achever un premier essai extrêmement prometteur. En effet, le potentiel de Year of the Goat est largement démontré sur l’ensemble des quatre morceaux aidés par une production aux petits oignons. Reste à voir ce que les suédois nous proposeront sur un format longue durée mais il est indéniable à mon sens que leur avenir est on ne peut plus clair.

Tracklist:

1- Of Darkness (5:20)
2- Vermillion Clouds (8:18)
3- Dark Lord (4:55)
4- Lucem Ferre (2:51)

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2 Commentaires

  1. guim says:

    Galette aux allures de Black Widow et Coven avec cette empreinte Sabbathienne au cuir désinvolte. Bonne découverte, très sympathique entrée en matière.

  2. jonben jonben says:

    Le morceau en écoute est bien sympa, il y a un côté doux, tranquille, ça me changera.

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