Evadne – The shortest way

evadne the shortest way

Désolé de commencer par une banalité consternante mais l’artwork c’est important.

Je vais immédiatement proposer une démonstration par l’exemple : la pochette du premier album de ces Espagnols était pourrie, je n’ai même pas eu envie d’écouter. Celle de son successeur est superbe, je m’attarde quelques instants sur The shortest way. Vous noterez que je sais faire preuve d’une rigueur mathématique. Et je fais bien.

Voyant arriver gros comme une maison la déception avec le prochain Swallow The Sun, j’ai cru bon de prendre les devants en cherchant de nouvelles recrues prêtes à me plonger dans la déprime qu’accompagne l’idée d’un printemps pluvieux.

Et quel meilleur pays, en ce moment, pour envoyer de la chair fraîche au front ? L’Espagne, pardi !

Même si les pays du sud de l’Europe ne sont pas intrinsèquement exclus de la course (Process of guilt, Desire), il est toujours étonnant de constater qu’aux antipodes de la Scandinavie peut émerger un quintet capable de venir taquiner les pays leaders en matière de doom death mélodique.

Taquiner mais pas détrôner. Pour ce faire, il aurait fallu et qu’on ait affaire à un chef d’oeuvre et que l’influence de Swallow the sun ne soit pas aussi prégnante.

Concernant le premier point, il serait difficile d’en faire le reproche à Evadne, ça n’est pas comme si les oeuvres majeures inondaient le marché. En revanche, sur l’inspiration Finlandaise, les Espagnols devront prendre quelques distances s’ils ne veulent pas que je les surnomme Swallow El Sol la prochaine fois que nos chemins se croiseront.

Mais balayer d’un trait The shortest way serait une erreur car, si l’heure passée en sa compagnie connaît quelques baisses de régime (des longueurs ou des facilités à l’instar de l’instrumental « The wanderer » ou « Gloomy garden »), les petites merveilles ne manquent pas à l’appel avec, en tête du cortège « One Last Dress for One Last Journey » et « Dreams in Monochrome ».

Allez les ptits gars, encore quelques négligences de nos dirigeants et, pour la suite, vous ne pourrez pas vous empêcher de nous offrir un hymne à la dépression !

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=GxdcNvn5Fo8

 

1. No Place for Hope

2. Dreams in Monochrome

3. This Complete Solitude

4. One Last Dress for One Last Journey

5. All I Will Leave Behind

6. The Wanderer

7. Further Away the Light

8. Gloomy Garden

A PROPOS DE darkantisthene

darkantisthene Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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