Amorphis – Queen of Time

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Style: Death Folk MélodiqueAnnee de sortie: 2018Label: Nuclear Blast

Encore un rattrapage en prévision du top de fin d’année… J’ai d’ailleurs du mal à m’expliquer comment j’ai pu louper la chronique du dernier Amorphis, et ce alors même qu’il a tourné en boucle pendant plusieurs jours/semaines au moment de sa sortie.

J’avais bien flashé sur Under the Red Cloud, sorti il y a 3 ans, et qui montrait déjà les finlandais pas bien loin du sommet de leur art. On s’étonnera donc de leur capacité à faire preuve de constance dans la qualité, pourtant force est de constater qu’ils sont au moins au même niveau avec Queen of Time, avec pourtant un compteur à près de 70 minutes. Remarquable performance donc.

Le groupe continue en effet de nous régaler en mêlant son death progressif (avec toujours des titres parfois développés sur plusieurs minutes) à ses influences folk (ces flûtiaux irrésistibles sur « Message in the Amber » ou « We Accursed »!) comme c’était déjà le cas précédemment, et c’est toujours aussi bien fait et jamais lourdingue alors qu’on le sait, la thématique folk peut s’avérer rapidement casse-gueule. Les influences orientales sont d’ailleurs toujours de la partie (« The Golden Elk », « Heart of the Giant » ou encore « Grain of Sand ») et toujours parfaitement intégrées dans la musique d’Amorphis comme si elle avait toujours fait partie du panorama.

Le groupe est toujours aussi unique dans sa capacité mélodique, son talent pour pondre des refrains mythiques étant intact, à l’image du single « Amongst Stars » sur lequel le duo Tomi/Anneke van Giesbergen est juste magique et tellement évident qu’on se demande pourquoi ça n’avait pas été fait avant. Mais Amorphis est aussi capable d’une sophistication aussi discrète que remarquable et les arrangements sont légion (pour exemple parmi d’autres les chœurs symphoniques sur « Message in the Amber », « The Golden Elk » ou le solo de saxo endiablé sur « Daughter of Hate »). On aura tôt fait de ne pas y faire attention et de se laisser emporter par la musique, ce qui est plutôt le signe que tout est fait avec talent et sans forcer, au service de la musique.

Même les deux morceaux bonus de l’édition limitée valent le coup, notamment « As Mountains Crumble » qui se révèle comme le morceau le plus prog’ de l’album, avec notamment un solo de clavier à l’ancienne.

Il n’y a guère que la pochette qui ne me convainque pas complètement, mais en digipack brillant elle a quand même une sacrée classe et s’avère au final plutôt chouette. Tout semble donc réussir aux finlandais à nouveau en 2018 et Queen of Time est un album à l’écoute duquel il est bien difficile de trouver quoi que ce soit à redire, et qui s’impose tout naturellement comme un indispensable de l’année 2018. Vous le verrez d’ailleurs en très bonne place dans de nombreux tops annuels sur le net et ce n’est pas un hasard!

Tracklist :
1) The Bee
2) Message in the Amber
3) Daughter of Hate
4) The Golden Elk
5) Wrong Direction
6) Heart of the Giant
7) We Accursed
8) Grain of Sand
9) Amongst the Stars
10) Pyres on the Coast
11) As Mountains Crumble (bonus track)
12) Brother and Sister (bonus track)

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 869 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. molen says:

    Je n’ai rien a ajouter a la chro, album enorme qui a usé ma mini chaine depuis sa sortie.
    Vu au HF 18, concert enorme, de passage en fevrier au transbordeur @ Lyon je m’attends encore à passer une bonne soirée

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