Mark Lanegan – Bubblegum

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Style: folk rockAnnee de sortie: 2004Label: Beggars Banquet

Mark lanegan est un songwriter américain qui a fait partie du combo grunge Screaming Trees et qui est apparu comme chanteur sur le disque « Song for the deaf » ainsi que sur une partie de la tournée des QOTSA.

Bubblegum est le 6ème album solo du susmentionné et s’éloigne gentiment du folk classique de ses débuts. Mélangeant habillement le folk traditionnel et épuré, au rock pur et dur (toutes proportions gardées bien entendu) ainsi qu’à quelques relents blues et country, ce disque n’en est pas moins un monument de mélancolie. Ajoutez à ceci un nombre d’invités plus prestigieux les uns que les autres (Josh Homme, Chris Goss, Nick Olivieri, PJ Harvey, Greg Dulli) et vous obtenez un disque qui, sans être un chef d’œuvre absolu, risque de marquer les mémoires.

Tout commence avec une petite intro au piano, style boîte à musique, suivi d’une basse au tempo lent, triste, fataliste. La voix du bonhomme, rauque voire râpeuse à certains moments, vient se poser sur cette mélodie très dépouillée. La beauté de cette mise en bouche ne va pas se démentir tout au long de l’album.

S’ensuit des morceaux tantôt rock, tantôt folk, tout en gardant ce côté triste. La voix de PJ Harvey qui se greffe sur pas moins de trois morceaux ne va de loin pas améliorer les choses. La plupart du temps en retrait par rapport à la voix de Lanegan, celle-ci apporte véritablement un plus à ces compositions. Tantôt susurrée, parfois chantée, elle s’apparente plus à un instrument dans son utilisation qu’a un réel duo.

La force de ce disque vient sans aucun doute de la voix du maître de cérémonie. L’utilisation de son organe, qui peut faire penser à du Nick Cave ou E(Eels), permet à cette tristesse, cette noirceur ambiante de prendre une tournure magnifique, de toute beauté tout au long des 15 morceaux.

A écouter en priorité le morceau Bombed, joué uniquement à la guitare sèche, accompagné par PJ pour 1,08 minutes de pur bonheur, émouvant et tellement poignant. Honnêtement les mots me manques.

Like Little Willie John est sans doute le meilleur morceau de cette galette. Là aussi tout est dépouillé. Guitare sèche, batterie et une basse toujours aussi prenante qui nous ramènent à l’essence même de la musique : Simple, beaux, magnifique. Ce côté blues nous conforte dans cette tristesse ambiante.

Out of nowhere fini magistralement ces 45 minutes de pur bonheur par un morceau rappelant à certain moment les mélodie folk de Calexico (sans les cuivres et le côté mexicain, of course…). Cette rythmique de malade, cette voix et cette petite touche de piano me laisse définitivement pantois. Je m’incline devant le talent du bonhomme.

Au final ce disque est d’une qualité constante, rien à jeter. A écouter, absolument. Malgré cette grisaille omniprésente, la beauté de cet album risque de vous envoûter pendant longtemps, très longtemps.

  1. when your number isn’t up
  2. hit the city
  3. wedding dress
  4. methamphetamine blues
  5. one hundred days
  6. bombed
  7. strange religion
  8. sideways in reverse
  9. come to me
  10. like little willie john
  11. can’t come down
  12. morning glory wine
  13. head
  14. driving death valley blues
  15. out of nowhere
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