Septic Flesh – Sumerian Daemons

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Style: death symphoniqueAnnee de sortie: 2003Label: Hammerheart

Suite à la demande d’un de nos lecteurs je me lance dans une chronique posthume d’un des groupes qui a le plus marqué mon histoire musicale : Septic Flesh. En effet j’ai découvert le death grâce à eux et plus précisément grâce au superbe Esoptron. Aujourd’hui nous nous intéressons au petit dernier de ce groupe plus que culte, Sumerian Daemons, sorti en 2003 et marquant la fin de la carrière de ce groupe foncièrement différent des autres ténors du death.

Cet album a marqué les esprits des fans du groupe parce qu’avec lui, le groupe bien qu’incorporant des éléments de son passé semblait avoir tiré un trait sur ses délires du précédent album (délires n’étant pas péjoratif), et semblait reparti sur le terrain qu’il n’aurait, pour moi, jamais du quitter, celui du brutal. En effet cet album est à la fois l’album le plus violent du groupe (voir « Red Code Cult » ou « Unbeliever »), mais aussi le plus abouti en terme de musicalité avec une intro digne de ce qu’on retrouve aujourd’hui dans Chaostar ou un « Virtues of the Beast » alliant avec brio une violence sans concession et des parties mélodiques opéresques absolument superbes. C’est d’ailleurs ce morceau qui restera pour moi l’un des plus grands (si ce n’est le plus grand) morceau de toute l’histoire de Septic Flesh.

On retrouve dans cet opus la voix si particulière de Spiros (la « dragon voice » comme il l’a lui même nommée) extraordinairement grave et lourde. Ici, l’ami Spiros sera encore une fois aidé de la belle Natalie Rossoulis aux chants féminins qui apporte un réel plus à l’atmosphère déjà électrique du disque.

Puisque je parlais de « Virtues of the Beast » je ne résiste pas à l’envie de lui consacrer un paragraphe complet. On débute ce morceau avec un clavier accompagné d’un léger beat technoïde, puis la voix de Spiros apparaît. Le tempo est lent, la voix de dragon est accompagnée par des superbes chants assurés à la perfection par Sotiris comme celui ci avait pu le faire dans Ophidian Wheel par exemple. Les guitares accompagnent discrètement les voix. Puis le refrain arrive avec ses choeurs d’opéra tout simplement fabuleux, lançant la voix de Spiros dans une sphère encore jamais explorée par le groupe. Non contente d’être violente celle ci sait se faire ici presque émouvante, accompagnée encore et toujours par les gémissements orientaux de Sotiris. Définitivement une merveille absolue.

Mais attention toutefois cet album ne sera pas forcément accessible à tous. La violence de certaines pièces accompagnée par cette voix somme toute assez surprenante, peux choquer. Idem pour les fans du Revolution DNA, qui ne pourront que se surprendre de l’énervement du groupe sur cet album en particulier sur des morceaux tels que ce « Red Code Cult » complètement survolté. Ceci étant, le groupe avait, grâce à cet album franchi un cap supplémentaire dans l’exploration de ce que le death métal pouvait offrir de plus complexe.

La mort de ce groupe, juste après la sortie de cette merveille est vraiment dure à avaler mais comme on dit ne vaut-il mieux pas s’arrêter au sommet de son art. C’est ce que Septic Flesh a fait. Et c’est pourquoi on se rappellera toujours de ce groupe comme un groupe majeur du death métal et une icône de la scène grecque.

  1. behold… the land of promise
  2. unbeliever
  3. virtues of the beast
  4. faust
  5. when all is none
  6. red code cult
  7. dark river
  8. magic loves infinity
  9. sumerian daemon
  10. mechanical babylon
  11. infernal sun
  12. empire of the watchers
  13. shapeshifter
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7 Commentaires

  1. FoeturNico says:

    Merci pour cette kro Dah-Neir ! Je suis d’accord avec pas mal de points et c’est plutôt un paradoxe parce que cet album est celui de SF que j’écoute le moins. La discographie entière du groupe passe dans ma platine à intervalles très régulier puisqu’il est mon favori dans la catégorie Death. Justement le côté brutal dont tu parles m’est un peu passé au dessus de la tête et je trouve dommage que les voix de Natalie et Sotiris soient reléguées à la place des choeurs. Toutefois c’est un bon album et des titres comme : ‘Faust’, ‘Dark River’, ‘Magic Loves…’ ou ‘Mechanical Babylon’ me font toujours autant planer ! Arf, peut-être suis-je un peu trop nostalgique du mid-tempo si cher aux dieux Grecs !!

  2. dah-neir says:

    C’etait avec plaisir chez Nico. N’hesite pas a me dire si tu as d’autres envies…

  3. FoeturNico says:

    Même si c’est sexuel ? ;OD

  4. krakoukass Krakoukass says:

    Attention je ne suis pas certain que ta femme apprécie… Je lui en parlerai pour voir… ;)

  5. dah-neir says:

    -_-‘ (<--seule réponse adaptée...avec le coup de boule)

  6. neurotool says:

    Un excellent album avec une production Enorme!!! D’ailleurs les heureux possesseurs de matériel hifi type Home Cinema comprendront…

  7. schrissse says:

    un album monstrueux, énorme, artistiquement gigantesque avec une production hallucinante!!!! Si vous recherchez un album culte c’est celui la qu’il faut choper!!!

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