Hatebreed – Supremacy

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Style: hardcore metalAnnee de sortie: 2006Label: Roadrunner Records

Dans la série arracheurs de gueules à la sauvage et distribution de coups de boule, je voudrais Hatebreed ! Maître étalon actuel du genre hardcore metal, Hatebreed n’a rien inventé mais le fait mieux que les autres. Même si ça m’écorche un peu la gueule de le dire. Il faut bien que je reconnaisse que jusque-là j’avais un petit problème avec ce gang. Par bien des aspects ce groupe me fait penser à Pro-Pain qui officie depuis le début des 90’s – voir même avant avec le projet culte Crumbsucker – dans ce style hardcore boosté au metal. Il en est (était ?) l’un des artisans les plus prépondérants et se voit aujourd’hui relégué au mieux au rang des projets cultes, au pire au rang des has been. L’intégrisme de Gary Meskill leader de Pro-Pain est certainement en cause dans cette histoire mais il faudra tout de même bien reconnaître un jour le rôle actif de ce combo sur la scène actuelle.

Quoiqu’il en soit Hatebreed revient après une longue absence de presque quatre années qui aura permis entre autre à Hatebreed et son hurleur en chef Jamey Jasta de gérer un label, une émission de TV, une ligne de fringues et autres activités divers et variées dont un état dépressif si l’on en croit la lettre de Jamey rédigée en introduction du livret accompagnant cet album. Rassurez-vous il s’est bien soigné le garçon. Vues les mandales vocales qu’il envoie aucun doute la dessus. Le chant est toujours aussi rageur, puissant et souffle le vent d’une colère intarissable. Il aura même profité de ce stand-by pour affiner son chant, lui donner une vigueur et une force réellement impressionnantes.

Autre nouveauté au sein du combo : l’intégration au rang de second guitariste de Franck Novinec (Terror). La production assurait déjà une puissance sans faille au groupe mais avec l’arrivée de ce second guitariste et une production claire et massive, l’énergie du groupe est décuplée. Chaque composition possède son effet coup de poing. Que ce soit dans un style direct, rapide et violent comme sur « Defeatist », « Mind over all », « Divine judgment », « Spitting Venom », « Immortal ennemies », ou dans un style plus mid tempo « To the treshold » « Give wings to my triumph » « Never let it die » « As diehard as they come » « Supremacy of self », chaque morceau est une bombe. Aucun temps mort. La dualité de ces morceaux, l’alternance de mosh parts, les riffs plombés, le chant surpuissant, tout est mis en place pour laminer, brûler, détruire et éviter que tout brin d’herbe ne repousse. A n’en pas douter les prochaines scènes où se produiront ces lascars risquent de s’en souvenir longtemps. C’est ça aussi la suprématie !

  1. defeatist
  2. horrors of self
  3. mind over all
  4. to the threshold
  5. give wings to my triumph
  6. destroy everything
  7. divine judgement
  8. immortal enemies
  9. the most truth
  10. never let it die
  11. spitting venom
  12. as diehard as they come
  13. supremacy of self

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2 Commentaires

  1. Zepekegno says:

    Hatebreed, après un premier contact enthousiasmant, me laisse de marbre… J’interviens uniquement pour plussoier, rapport à la mention de Pro-Pain! Puissent-ils être reconnus un jour, ils le méritent amplement!

  2. Ilhan says:

    Bah moi ça me donne l’impression d’être composé à l’arrache.
    On sent qu’ils ont du métier, et qu’ils maitrisent les ficelles du genre, mais justement ça sonne super baclé, avec des riffs qui parfois s’enchainent pas du tout, pas mal de remplissage, des lignes de voix digne de certains combos peu glorieux de néo-métal, bref…. sans être véritablement mauvais, c’est vraiment pas ça.
    Par contre il a plus la pêche que le précédent et le son est toujours aussi énorme… mais bon, c’est pas suffisant pour éviter l’ennui.
    On va dire que l’avantage de ce genre de groupe c’est qu’il est très fédérateurs et peu amener certains kids vers des musiques plus intéressante, mais pour ceux qui écoute un tant sois peu ce style de musique l’album est moyen, voire parfois mauvais.

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