General Lee – Hannibal Ad Portas

A force de se mordre la queue, la scène post hardcore finit par accoucher de disques aussi fades et insipides que cet Hannibal Ad Portas de General Lee. J’aurais bien voulu trouver à ce disque des charmes particuliers, un supplément d’âme qui l’aurait fait sortir de la masse, mais rien n’y fait, ce disque reste désespérément plat.

Il serait franchement de mauvaise foi de reprocher à General Lee de faire ce que 95% de ses congénères font : copier avec zèle et application les plans que CoL ou Isis avaient déjà inventés en pompant allègrement chez Neurosis. Seulement, là où certains arrivent toutefois à s’extraire du marasme ambiant pour proposer quelque chose d’assez prenant à défaut d’être follement originaux (le dernier Amen Ra), ici, il ne se passe rien. Des riffs pesants, il y en a, des mélodies post rock avec les sempiternels crescendi larmoyants qui te rendraient triste comme quand ton premier chien est mort, il y en a aussi, de la voix écorchée, pareil, mais de la hargne, de la noirceur vénéneuse, des ambiances délétères, de la sincérité et de la douleur à fleur de peau, des tripes, rien, ou du moins rien qui ne soit apparent.

Au-delà du catalogue de clichés redondants que constitue ce disque du son à la pochette, le véritable problème est que l’on s’ennuie réellement à son écoute. Impossible de donner de véritable note à ce disque, pas assez mauvais pour mériter 2, pas assez intéressant pour dépasser le 10, chiant jusqu’au bout en définitive.

  1. drifting
  2. tyrant
  3. our last struggle winter
  4. colossal rains
  5. a dead issue
  6. hannibal ad portas

A PROPOS DE marc

marc Chroniqueur très intermittent sur ce site, j'ai plusieurs passions : les bichons frisés, la musique de bon goût (noise / hardcore / screamo / death metal et autres nullités) et le point de croix.

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