Mono – Hymn to the Immortal Wind

Comme d’habitude, Mono fait du Mono. Les Japonais produisent toujours une musique concentrée sur le beau et, suivant la trajectoire qu’ils suivent depuis leur début, ils sont allés plus loin encore dans l’enluminure, les cordes… Et, disons le clairement : la mollesse.

Le son, signé Steve Albini – comme d’hab’ encore une fois – est superbe. Sauf que l’ensemble est devenu too much. Trop soporifique, trop larmoyant, trop fleur bleue.

Hymn to the immortal wind était déjà connu. Tout le monde savait qu’il allait partir dans cette direction, on savait tous qu’il serait encore plus mou que tous les autres, on se doutait bien qu’il n’y aurait pas de « retour aux sources » ou de nouveauté flagrante, qu’il creuserait davantage le sillon joli mais statique du style cinématographique. Et ça ne manque pas : l’ensemble est mou comme du chewing gum. Il ne reste dans le post-rock de Mono que des bribes de « rock », des goutelettes de saturation perdues dans des océans prévisibles où la houle arrive systématiquement dans le dernier quart ou le dernier tiers de la chanson.

Mono est devenu chiant et prévisible. Ce n’est pas nouveau. Malheureusement les limites à ne pas franchir ont été largement avalées.

  1. ashes in the snow
  2. burial at sea
  3. silent flight, sleeping dawn
  4. pure as snow (trails of the winter storm)
  5. follow the map
  6. the battle to heaven
  7. everlasting light
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