Rotting Christ – The Heretics

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Style: Dark MetalAnnee de sortie: 2019Label: Season of Mist

Vous le savez si vous nous suivez depuis plusieurs années, je suis personnellement très client du dark metal de Rotting Christ. Depuis que j’ai littéralement flashé sur le monstrueux Sanctus Diavolos (et la redécouverte dans la foulée de son prédecesseur Genesis qui est à peine moins bon), je les suis avec plaisir dans toutes leurs aventures.

J’avais d’ailleurs vraiment apprécié Rituals, sorti en 2016, même si on pouvait commencer à trouver que la formule des grecs tournait un peu en rond. Mais quelques bonnes idées par ci, des fulgurances par là (dont le titre avec Vorph, « Les Litanies de Satan »), et une atmosphère générale très réussie avaient emporté ma conviction qui ne s’est d’ailleurs pas démentie depuis.

Seulement voilà, à l’écoute de The Heretics, cru 2019 des grecs, on en vient à se demander si ce nouvel album n’est pas simplement l’album de trop. Leur capacité à créer des atmosphères épiques, puissantes, à grand renfort de chœurs guerriers, reste pourtant intacte. Malheureusement, le songwriting n’est pas à la hauteur de leurs exploits passés, et l’inspiration semble en berne. En plus de se demander tout au long de l’album si on n’a pas déjà entendu tel ou tel passage sur un précédent album des grecs (par exemple n’a t-on pas déjà entendu exactement le même riff que ce riff d’entrée sur « In the Name of God » ou cet autre riff qui sonne très familier sur « Heaven & Hell & Fire »), le constat est malheureux, mais on s’emmerde tout simplement en écoutant ce nouvel album. Je ne crois pas avoir réussi à l’écouter d’une traite c’est dire, alors qu’il ne dure que 43 minutes. Il ne suffira pas de proposer un featuring féminin en la présence d’Irina Zybina venue poser sa (belle certes) voix sur « Vetry Zlye » pour faire oublier que le groupe, derrière un concept dénonçant une fois encore les dogmes religieux (là aussi rien de bien neuf), nous sert quasiment les mêmes morceaux depuis Theogonia… En beaucoup moins bons.

Alors c’est certain, on reconnaît encore et toujours immédiatement la patte Rotting Christ… S’il n’y avait pas eu 3 albums après Theogonia et avant The Heretics, il est d’ailleurs probable que l’on serait certainement (un peu) plus indulgent à l’écoute de cet opus. Il n’y a en effet dans l’absolu rien de honteux ou de particulièrement mauvais sur ce disque, simplement une succession de morceaux plats, sans véritable fulgurance (à part peut-être « The Voice of Universe ») qui s’écoutent sans déplaisir, mais dont on ne retient pas grand chose et qui donnent davantage envie de réécouter les anciens albums des grecs, plutôt que d’écouter à nouveau cet album composé de morceaux recyclés…

De fait si vous possédez déjà les précédents albums du groupe, l’achat de ce nouvel album semble complètement dispensable à moins d’être fan transi du groupe. Il me semble en effet difficile de ne pas réaliser ce qui s’impose malheureusement comme une évidence : The Heretics en plus d’être l’album de trop, est probablement l’album le plus faible du groupe depuis longtemps ( depuis toujours en fait non ?) en terme de qualité d’écriture… Le groupe serait désormais bien inspiré de chercher un peu à se renouveler en prenant le temps nécessaire au retour espéré de l’inspiration.

Tracklisting :
1 – In The Name of God
2 – Vetry Zlye (Ветры злые)
3 – Heaven and Hell and Fire
4 – Hallowed Be Thy Name
5 – Dies Irae
6 – I Believe (ΠΙΣΤΕΥΩ)
7 – Fire God And Fear
8 – The Voice of the Universe
9 – The New Messiah
10 – The Raven

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. letatar says:

    Entièrement d’accord avec toi. J’avais acheté « Rituals » car les extraits de l’époque présageaient une atmosphère sombre et captivante, permettant de passer outre le manque d’inspiration. Mais là rien du tout. Je ne connais que les 4 ou 5 morceaux dévoilés avant la sortie, j’en resterai là tellement ils sont plats. Et ces paroles bateau… Franchement les lyrics videos ne s’imposaient pas sur coup-là ! Les sonorités évoquant l’Antiquité me manquent aussi. Qu’une envie, me réécouter les anciens albums tels que « Theogonia » !

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