du Moment

Frontierer – Unloved

Quelques mois seulement après le dernier Sectioned, voici son faux jumeau qui se ramène à son tour ! Mais si les deux groupes ont beaucoup en commun (dont certains musiciens, notamment sa tête pensante Pedram Valiani), on distingue quelques différences notables, notamment l’utilisation assez récurrente de riffs façon djent, de bidouillages sonores et surtout un chanteur américain, Chad Kapper, qui officie aussi chez les excellents A Dark Orbit. A côté de ça, l’effet provoqué par les deux groupes reste assez similaire, et Unloved va se montrer aussi dévastateur que son prédécesseur…

Alice in Chains – Rainier Fog

Bonne nouvelle, la bande à Cantrell revient pour accompagner notre dépression pré-hivernale (même si l’hiver paraît pour le moment encore assez loin). Et encore mieux que cette simple nouvelle déjà réjouissante pour les masochistes que nous sommes : ce nouvel album marque le retour de l’excellence qu’avait déjà atteint le groupe avec son grand retour sur Black Gives Way to Blue, se perdant quelque peu par la suite, sur le plus hétérogène The Devil Put Dinosaurs Here.

Greyhaven – Empty Black

Commençons par préciser que le Greyhaven dont il s’agit ici n’est pas le Greyhaven anglais mais bien le Greyhaven américain. Ça tombe bien, il s’agit du plus intéressant des deux groupes. Les américains sur Empty Black, leur premier album, pratiquent un metalcore/rock qui rappelle Norma Jean ou Every Time I Die par exemple, mais avec un volet métal et à la fois plus mélodique qui les distingue de ces deux modèles.

Jesus Piece – Only Self

Jesus Piece est un quintet de Philadelphie repéré par Southern Lord suite à leurs précédentes sorties: deux EPs et un split avec Malice At The Palace. Le jeune groupe a tenu à ne pas rester cantonné dans la scène hardcore de laquelle il est pourtant pleinement intégré, leur son apparaît sur ce Only Self particulièrement massif, infusé par une aura beatdown bien crue ainsi que des parties plus violentes issues du death ou du grind.

Joliette – El Alphabiotista

Révélations du dernier Fluff Fest, les mexicains de Joliette étaient alors en train de parcourir l’Europe afin de défendre leur dernier EP intitulé El Alphabiotista, soient deux titres tels une synthèse de la force de frappe des quatre gars de Pueblo.

El Ten Eleven – Banker’s Hill

Fondé à Los Angeles en 2002, El Ten Eleven est un duo composé de Kristian Dunn (guitare, basse) et de Tim Fogarty (batterie) délivrant une musique aux confluents du post-rock, du math rock mais aussi de l’electro et de l’expérimental. Entièrement instrumentale, la musique du duo vaut pour son dispositif: l’utilisation par Dunn de guitares/basses double-manche afin de pouvoir s’occuper des deux instruments en même temps en live, tandis que son acolyte maîtrise autant la batterie électronique que la « classique ». Banker’s Hill est la dixième sortie du groupe s’étant forgé son propre style…

Funeral Mist – Hekatomb

Viktoria (Marduk), Hekatomb (Funeral Mist). Deux albums sortis à quelques jours d’intervalle avec comme dénominateur commun l’immense Mortuus/Arioch en tant que frontman et chanteur. Et même plus que simple chanteur/frontman puisque Funeral Mist est SA chose, son projet qu’il mène de main de maître depuis plus de 20 ans (la sortie du premier EP, Devilry, datant de 1998) et sur lequel il prend en charge tous les instruments et la composition.

Bad Mask – Posthumous

Dans le genre gros ascenseur émotionnel, Bad Mask fait très fort ! Absent depuis six ans et un pauvre deux-titres laissé sans suite, l’annonce d’un retour des cinq mathcoreux du New Jersey est apparu comme une bonne nouvelle avant d’apercevoir le nom de ce nouvel EP: Posthumous. Un titre qui veut donc tout dire, cet EP est donc bien le dernier de Bad Mask, une triste nouvelle d’autant plus que ces six titres (laissés dans les tiroirs depuis des années) sont excellents.

Zeal & Ardor – Stranger Fruit

Le premier album de Zeal & Ardor réalisé par le suisse Manuel Gagneux comme une sorte de réponse à un défi lancé sur les réseaux sociaux (allier black metal et musique noire gospel), était devenu un petit phénomène dont on a pas mal parlé sur Internet, entre 2016 et 2017 (l’album ayant été ressorti par le label après le succès en mode « indépendant »). Alors qui dit phénomène et « hype » (toutes proportions gardées) dit aussi « division » entre pro et anti.