jazz/experimental

Planning For Burial – Below The House

Planning For Burial, c’est le projet d’un seul homme, un certain Thom Wasluck, le genre de mec lambda de Pennsylvanie qui a décidé un jour de 2005 de le débuter sans recourir à l’aide d’une tierce personne, que ce soit pour la confection d’albums (produits à la maison) et même pour ses prestations live. Un aspect solitaire qui transparaît totalement dans la musique qu’il produit, Planning For Burial étant marqué par une aura profondément triste, voire dépressive.

Epping Forest – lebaBvoid

Epping Forest est un groupe portugais actif depuis 1998 mais à l’activité discographique assez discrète, preuve en est la sortie de ce lebaBvoid, neuf ans après Everblasting Struggle, leur premier long-format. Comptant en ses rangs d’anciens Corpus Christii dont le batteur Menthor, actuellement actif chez Lvcifyre ou Nightbringer, le groupe de Figueiras pratique un black metal typé orthodoxe mais ponctué de nombreux autres éléments pour un nouvel album finalement très, mais alors très très ouvert.

Teramobil – Magnitude Of Thoughts

Formé en 2010 à Montreal, Teramobil est la rencontre de Mathieu Bérubé et Alexandre Dupras, deux membres d’Unhuman (death technique) et de Dominic « Forest » Lapointe, bassiste d’Augury/ex-Beyond Creation. Pour qui apprécie la scène canadienne, la lecture de ces noms est l’assurance d’avoir du metal extrême de qualité supérieure. Dès les premières mesures de « Terahertz », pas de tromperie sur la marchandise, ça va vite et ça tricote bien sur toute la longueur du manche de leurs instruments à cordes… mais aucune vocalise à l’horizon !

Veilburner – The Obscene Rite

Je vous avais parlé de Veilburner lors de ma découverte du groupe il y a deux ans de ça avec The Three Lightbearers, prometteur premier album d’un black/death metal expérimental ultra chaotique. Le duo Mephisto Deleterio/Chrisum Infernium a ensuite poursuivi l’an dernier avec Noumenon avant de revenir cette année avec le troisième (et dernier) chapitre de leur trilogie conceptuelle, The Obscene Rite. Vous pouvez lire le descriptif thématique sur leur page Bandcamp, il est en tous cas tout aussi complexe que la musique du groupe !

Zygoma – The Highest Court

Les apparences sont parfois trompeuses. Zygoma tend à montrer qu’il a choisi la simplicité en prenant ce patronyme, nommé auparavant The Zygoma Disposal. Zygoma, ça va plus vite et ça se retient plus facilement (et ça se classe forcément à la fin de l’alphabet), mais musicalement le groupe belge n’a pas souhaité traiter sa musique de la même manière, The Highest Court étant un album ultra dense, complexe, mélangeant les styles et les ambiances dans un maelström dévastateur.

Milf – God Save The Teen

Entre son nom, le titre de son album (et de ses morceaux) et ses costumes, disons… particuliers, Milf est un groupe qui tient à interpeller directement au niveau visuel. Au niveau sonore, c’est pareil, le duo italien (ceux qui ont les cagoules sur la photo du Bandcamp) nous entraînant dans un univers gentiment agité du bocal. Obsédé sexuel dans ses lyrics (on s’en serait pas douté !), le groupe de Pescara signe un album bigarré, entre dissonances hardcore, ambiances cinématographiques voire issues du cirque, et surtout une grosse dose de folie (vocale comme instrumentale) rappelant quelques projets d’un certain [...]

Ricïnn – Lïan

Blood Music est un label proposant toujours des projets originaux et sortant des sentiers battus. J’ai pu m’en rendre compte en chroniquant les derniers albums d’Astronoid et de Grey Aura (tandis que mon collègue Krakoukass s’occupait de celle du dernier Perturbator), bref autant d’univers repoussant les limites stylistiques. Inutile de dire que Ricïnn envoie elle-aussi valdinguer ces limites, et c’est le moins que l’on puisse dire…

Omega Monolith – Fungus

Duo guitare/batterie formé en 2012 du côté d’Athènes, Omega Monolith officie dans un sludge instrumental influencé par les cadors du postcore tout comme par les groupes de chez Hydrahead. Fungus est leur troisième sortie: trois titres complémentaires pour un triptyque autour du temps et de l’espace ainsi que leurs « manipulations avec le son et la résonance ».

Bologna Violenta – Discordia

Derrière Bologna Violenta se cache un homme, Nicola Manzan, violoniste italien de son état gérant le bébé tout seul comme un père célibataire (enfin, un bébé désormais pré-ado car âgé de onze ans maintenant). Discordia, son cinquième album long-format (le gaillard ayant aussi sorti beaucoup d’EPs et de remixes) est une nouvelle fois une étourdissante rencontre du violon et d’éléments divers, issus de styles tels que le grindcore, le mathcore ou encore la noise.

The Drones – Feelin’ Kinda Free

Voilà un groupe qui met en accord son image et le contenu : car la pochette déglingos de ce Feelin’ Kinda Free est pour le coup parfaitement raccord avec le côté non moins déglingos et foutraque de la musique de ces poètes punk australiens. A tel point que si vous n’êtes pas familier de leurs œuvres passées, il est probable que votre première réaction soit un gros WTF?!, notamment en entendant la voix si particulière de Gareth Liddiard au démarrage de « Private Execution ».