jazz/experimental

Sannhet – Revisionist

Nul besoin d’avoir une voix quand la musique parle d’elle-même. Pour son second album, Sannhet continue d’adhérer à cette vision des choses, suivant comme ligne narrative la force des instruments ainsi que la densité des textures, et ce pour raconter bien des choses !

Liturgy – The Ark Work

« Hipster black metal ». C’est par cette appellation que Liturgy se voit (dé)considéré par le trve metalleux lambda, ce depuis l’apparition du groupe en 2009 avec leur premier album Renihilation. Leur faute ? On ne sait plus trop, peut-être le fait de partager des affiches avec des groupes plus « core » que metal (voire autres), d’expérimenter et finalement d’être comparé à ces groupes qui font du black sans vraiment en être (au hasard Deafheaven). Quoi qu’il en soit, le groupe new-yorkais n’a que faire de ces remarques (parfois très virulentes) et a décidé de surprendre en sortant The Ark Work.

Cave Moth – The Black Lodge

Autrefois nommé Cave Noise (c’est-à- dire jusqu’à il y a seulement quelques mois), Cave Moth est un jeune trio floridien formé par des membres d’un groupe de hardcore progressif du coin, Bear Cavalry. Poussant le projet comme une entité à part, les trois gars (enfin stabilisés suite à des changements de line-up) annoncent produire une musique destinée autant au cinéma (enfin des courts-métrages pour l’instant) qu’au live. A lire toutes ces infos, qui aurait cru qu’il était question ici d’un groupe de grindcore ?!

Fartbarf – Dirty Power

Originaire de Los Angeles, Fartbarf (quel nom, mes aïeux !) est un trio n’ayant pas vraiment la gueule de l’emploi. Officiant grimés avec des masques d’hommes préhistoriques plutôt dégueulasses ainsi que des combinaisons blanches (souvent estampillées NASA), le groupe aurait pu nous la jouer metal façon Slipknot mais non, ce serait plutôt du côté de Daft Punk qu’il faudrait aller voir (une autre comparaison de masqués).

Vampire Squid – Nautilus World

Tout jeune groupe californien, Vampire Squid est tellement prolifique qu’il donne l’impression de brûler les étapes. Nautilus World est en effet déjà leur troisième album long-format en seulement deux ans d’existence ! En parlant de brûler les étapes, c’est un peu un comble de la part d’un groupe dont le thème de prédilection est la flotte, ou plus particulièrement les fonds marins qui leur vaut une autoproclamation de style assez farfelue, en effet Vampire Squid joue de l' »oceangrind ».

Lazer/Wulf – The Beast of Left and Right

Découvert en live en première partie de Kylesa (et étant d’ailleurs signé sur Retro Futurist, le propre label du groupe), Lazer/Wulf est un trio instrumental (sauf à de très rares moments) jouant un math metal progressif plutôt technique et alambiqué. Si les mecs assuraient sacrément en live, j’avais des doutes quant au passage au format studio, ce genre musical étant souvent tellement dense qu’il en devient parfois difficilement assimilable.

Sleep Party People – Floating

Voici l’album idéal pour une petite session rêverie. Projet initié par le lapin multi-instrumentiste danois Brian Batz, Sleep Party People signe avec Floating, un troisième album à l’univers toujours aussi unique, entre atmosphères embrumées et voix étrangement vocodée, comme un petit tour chez un Lewis Caroll version aérienne…

BADBADNOTGOOD – III

BADBADNOTGOOD est un trio de jazz originaire de Toronto. Formé par les jeunes (qui ont à peine la vingtaine) Matthew Tavares (claviers), Chester Hansen (basse) et Alexander Sowinski (batterie), le groupe s’est surtout fait remarqué en reprenant/accompagnant quelques rappeurs tels que Frank Ocean, Danny Brown, Earl Sweatshirt ou Tyler, The Creator. Une étonnante ouverture d’esprit qui leur a ouvert les portes du fameux collectif Odd Future. Après deux albums marqués par diverses covers instrumentales de titres de A Tribe Called Quest (BBNG) ou My Bloody Valentine (BBNG2), le trio canadien revient avec un III, dans la parfaite continuité de [...]