jazz/experimental

Golden Fangs – Golden Fangs EP

Golden Fangs est un duo basé entre Lyon et le village de Champtercier (Alpes du Sud), composé de Julien Guillot (Stazma The Junglechrist) aux machines et d’Olivier Timoteo (Picore, Von Magnet, Usul Prod) à la guitare et à la basse. Tous deux sortent avec cet EP les trois premiers titres de leur histoire, montrant déjà une forte personnalité !

Chepang – Chatta

Ayant suscité l’intérêt par sa situation géographique (le Népal, même si le groupe est désormais basé aux Etats-Unis), Chepang a su acquérir une petite renommée un peu partout dans le monde au point d’avoir même foulé les terres tchèques du fameux festival Obscene Extreme en 2018 (et bien d’autres festivals à travers le monde). Pourtant, à en lire les avis sur une « encyclopédie du metal bien connue », Chepang a aussi ses détracteurs à en juger par les (très) sales notes obtenues pour leurs précédents méfaits. Est-ce que ce Chatta pourrait les convaincre ?

Zilf – The Album

Attention OVNI ! Zilf est un duo britannique ayant démarré ses activités il y a cinq ans avec comme volonté de composer des « hymnes pop sludge volés à des extraterrestres qui se sont écrasés dans leur belle campagne », ça donne une certaine idée du délire ! Si les deux gaillards (Joe Campbell-Murray et Bret Ware) affirment ne pas être seuls dans l’univers, ils ne le sont certainement pas dans leur tête car The Album (leur premier véritable album, cela va sans dire) nous offre un voyage très mouvementé entre spasmes et mélodies ultra fédératrices.

Non Serviam – Le Cœur Bat

Dans le genre curiosité pour public ayant le cœur bien accroché, voici Le Cœur Bat par Non Serviam, projet collectif anonyme parisien qui définit sa musique comme de l’industrial/experimental/black metal/grindcore/trip hop/baroque/electro/doom/crust (pfiou ça en fait beaucoup là non ?!) et actif depuis quelques années (son premier album Un peu d’amour pour la haine datant de 2014). Et même si l’on peut rester quelque peu perplexe devant cette impressionnante liste stylistique, une fois ce nouvel album lancé on se rend compte que Non Serviam ne ment absolument pas.

Ulcerate – Stare Into Death And Be Still

Ulcerate c’est un peu comme ce pote fan d’Ironman (le sport pas le film) qui t’emmène faire une randonnée de sa composition: pas de chemin balisé, il emprunte des petits sentiers escarpés en courant, dévale des précipices rocailleux à grandes enjambées puis remonte aussitôt tout en restant toujours aussi frais après une heure de « balade ». Toi tu tentes de suivre derrière, tu fatigues, tu te manges des pierres dans les chevilles, tu sues comme un phoque mais au retour chez toi t’es finalement content de l’avoir fait. Comme pour ce genre de randonnées extrêmes, certains n’arriveront donc pas à [...]

Pornohelmut – Bang Lord

Derrière ce nom quelque peu loufoque et cette cover psychédélique (qui va très bien avec) se cache un certain Neil Barrett, qui lui aussi porte (à deux lettres près) un nom prédestiné tant sa musique l’est: barrée. Bang Lord est donc le premier album du texan, bien décidé à expérimenter en amenant sa musique dans des sentiers escarpés.

Zolle – Macello

Voilà déjà sept ans que je n’avais pas pris de nouvelles de Zolle, c’est fou comme le temps passe vite ! En effet, le duo italien n’a pas chômé pendant ce septennat, en sortant notamment deux albums (Porkestra – 2015 et Infesta – 2017) et en modifiant quelque peu son angle d’attaque.

Methwitch – Indwell

Projet né de l’imagination torturée de Cameron McBride (Voidgasm), Methwitch aurait pu être un groupe de deathcore lambda comme il en existe des wagons sauf que le gaillard apprécie brouiller les pistes, expérimenter et repousser les limites de la violence. Indwell part de cette base deathcore et se voit injecté de très nombreux autres éléments issus d’autres genres (black metal, grind, chaos) et surtout d’une ambiance dérangeante faite de bruits parasites et de nombreuses dissonances.

Kuroi Jukai – 黒い樹海

Kuroi Jukai est, comme son nom ne l’indique pas du tout, un groupe canadien basé à Edmonton qui a sorti avec cet album éponyme (oui, le titre est même nom, mais en japonais) son seul et unique album. Oui car cet album a vu le jour une première fois en 2015 et depuis, le groupe n’est plus. C’était sans compter sur Sentient Ruin qui nous a ressorti de derrière ses fagots ce groupe de powerviolence/noisegrind qui ne fait pas semblant d’être furieux.

Chroniques Express – Encore des oubliés de 2019

Même constat que mon collègue Krakoukass dans son récent article, 2019 s’est écoulé bien trop vite (Bonne année d’ailleurs !) et moi non plus – malgré un rythme de publications assez soutenu – je n’ai pas pu parler de tous les albums qui ont marqué l’année venant de s’achever, c’est qu’il y en a eu un sacré nombre ! Bien moins détaillé que celui de mon collègue, voici un petit assortiment (incomplet) de perles oubliées de 2019…
Vi som älskade varandra så mycket – Det onda. Det goda. Det vackra. Det fula. (Moment Of Collapse/Zegema Beach)
Repéré en 2014 [...]