jazz/experimental

Bologna Violenta – Discordia

Derrière Bologna Violenta se cache un homme, Nicola Manzan, violoniste italien de son état gérant le bébé tout seul comme un père célibataire (enfin, un bébé désormais pré-ado car âgé de onze ans maintenant). Discordia, son cinquième album long-format (le gaillard ayant aussi sorti beaucoup d’EPs et de remixes) est une nouvelle fois une étourdissante rencontre du violon et d’éléments divers, issus de styles tels que le grindcore, le mathcore ou encore la noise.

The Drones – Feelin’ Kinda Free

Voilà un groupe qui met en accord son image et le contenu : car la pochette déglingos de ce Feelin’ Kinda Free est pour le coup parfaitement raccord avec le côté non moins déglingos et foutraque de la musique de ces poètes punk australiens. A tel point que si vous n’êtes pas familier de leurs œuvres passées, il est probable que votre première réaction soit un gros WTF?!, notamment en entendant la voix si particulière de Gareth Liddiard au démarrage de « Private Execution ».

Edinburgh Of The Seven Seas – Inlandsis

C’est assez plaisant de recevoir une proposition de chronique pour un groupe ayant un nom assez énigmatique pour donner envie d’en rechercher la signification. Edinburgh Of The Seven Seas est donc le nom d’un village, l’unique village de l’île volcanique Tristan Da Cunha (qui fait partie de Sainte-Hélène). Voilà pour la petite minute culturelle et la découverte d’un territoire loin de tout, semblant aussi intriguant que fascinant.

Shitwife – Big Lad

Shitwife… derrière ce patronyme fleuri se cache un duo londonien composé de Henri Grimes, batteur de Shield Your Eyes et du claviériste de Ladyscrapers et de Death Pedals, Wayne Adams, un duo un peu dérangé qui aime faire du bruit et qui est responsable de la tuerie surprise de cette rentrée 2015 !

Toe – Hear You

Après trois ans d’absence, l’un des meilleurs groupes instrumentaux issu du pays du soleil levant fait son retour. Entre math rock et post-rock, Toe a su trouver son public depuis ses débuts et n’a eu de cesse de se renouveler au fil des sorties.

Wyatt E. – Mount Sinai/Aswan

Wyatt E. est une jeune formation semblant apprécier bouleverser les repères de l’auditeur lambda. Il y a tout d’abord l’origine du groupe qui n’est pas Israël comme indiqué mais Liège en Belgique (on retrouve d’ailleurs en son sein des membres de Deuil, The K. et de Leaf House), puis il y a ce nom, rappelant le marshall Wyatt Earp mis en scène dans de nombreux westerns (interprété par Kevin Costner dans le film du même nom ou par Kurt Russell dans Tombstone), une référence peut-être pas forcément très évidente mais qui va de pair avec l’aura cinématographique du doom [...]

Sannhet – Revisionist

Nul besoin d’avoir une voix quand la musique parle d’elle-même. Pour son second album, Sannhet continue d’adhérer à cette vision des choses, suivant comme ligne narrative la force des instruments ainsi que la densité des textures, et ce pour raconter bien des choses !

Liturgy – The Ark Work

« Hipster black metal ». C’est par cette appellation que Liturgy se voit (dé)considéré par le trve metalleux lambda, ce depuis l’apparition du groupe en 2009 avec leur premier album Renihilation. Leur faute ? On ne sait plus trop, peut-être le fait de partager des affiches avec des groupes plus « core » que metal (voire autres), d’expérimenter et finalement d’être comparé à ces groupes qui font du black sans vraiment en être (au hasard Deafheaven). Quoi qu’il en soit, le groupe new-yorkais n’a que faire de ces remarques (parfois très virulentes) et a décidé de surprendre en sortant The Ark Work.