jazz/experimental

Vessel Of Iniquity – S/T

Après Rotting Sky, Sentient Ruin Laboratories poursuit sa recherche des groupes les plus jusqu’au-boutistes, nous dénichant cette fois Vessel Of Iniquity, one-man-band anglais officiant dans un douloureux mix de black, de death et de noise. Une ode à la destruction qui devrait vous faire fondre le cerveau par les oreilles.

The Central – Sick And Dying

The Central est un duo guitare/batterie du Wisconsin très productif depuis ses débuts (de très nombreux EP et albums) et ultra inventif, mixant math rock et influences davantage post-hardcore (avec plein d’autres sonorités plus ou moins expérimentales). Découvert pour ma part avec leur précédent album Discovery Of A Rat (2016), ce Sick And Dying poursuit dans le même sillage, constitué de moments de folie côtoyant d’autres plus atmosphériques, tout ça avec un maximum d’inattendu…
« Polio Dancer » donne le ton, un mélange d’harmonies vocales à l’ancienne sur fond de rythmiques sautillantes alternées avec une folie autant instrumentale que vocale, on [...]

Rotting Sky – Sedation

Rotting Sky est le projet solo de Tim Messing (ex Nux Vomica, groupe regretté de crust punk de Portland). Pour Sedation, son premier album (quatre titres pour environ 40 minutes), le gaillard a troqué les riffs frontaux de son style originel pour partir dans un black metal à tendance noise et drone. Ce premier album, paru une première fois en 2014, connait aujourd’hui une ressortie remasterisée chez Sentient Ruin Laboratories, trouvant ici un concurrent de poids à un autre de ses groupes: Sutekh Hexen.

Deadly Bells/Whoredom – Execution Parade

Amateurs de découvertes grind/powerviolence, voici un split réjouissant qui nous démontre que la scène de l’est est particulièrement active. Deadly Bells, trio biélorusse rencontre donc aujourd’hui Whoredom, duo voisin (russe donc) pour une Execution Parade qui porte bien son nom !

The Last Of Lucy – Ashvattha

Des champignons, un cerveau, une pyramide et plein d’autres éléments spatiaux, pas de doute à avoir, on va triper un maximum avec The Last Of Lucy. Sauf qu’avec leur logo, on peut tout de suite rejeter nos attentes stoner en faveur du death metal technique. En effet, le groupe en joue bien mais y incorpore de nombreux éléments issus d’autres styles comme du mathcore, du grind, un peu d’electro façon sci-fi et du jazz.

Graceful – No One Hears Us

Originaire de Nantes, Graceful s’attaque à un mélange de genres assez délicat: l’electro-rock, étiquette qui peut renfermer tout et n’importe quoi, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. Les quatre gaillards ont décidé d’élargir au maximum les influences et d’oser les expérimentations, faisant constamment le grand-écart entre les moments catchy et les passages plus aventureux, faisant de No One Hears Us une expérience unique.

Major Parkinson – Blackbox

Quatrième album pour les norvégiens de Major Parkinson et si j’ai déjà eu l’occasion d’écouter leur précédente réalisation déjà passablement encensée, je dois admettre que je n’avais pas jusque-là été complètement conquis par la musique du combo de Bergen. Leur rock mâtiné de plans cinématographiques et de délires proches du circus metal ne m’avait jusque-là pas toujours semblé forcément très bien construit et suffisamment homogène. Mais ça c’était bel et bien avant ce Blackbox qui tourne en boucle et s’avère être une petite tuerie.

Grog – Men Of Low Moral Fiber

Formé en 2015, Grog est un duo italien basse/batterie/claviers appréciant ajouter de l’expérimental à son noise rock instrumental. Après un premier EP (Your Satisfaction, is our best reward) sorti l’an dernier, les deux gars de Reggio Calabria reviennent avec un second dans sa lignée.

Pyrrhon – What Passes For Survival

Pyrrhon est un groupe vraiment à part dans le monde du death metal, n’hésitant pas à briser les codes autant que les structures, au point même d’improviser pendant ses sessions d’enregistrement (comme ce fut le cas de deux des quatre titres de Running Out Of Skin, son dernier EP en date sorti l’an dernier). Les quatre new-yorkais sont de retour cette année avec un nouveau long-format, leur troisième, conservant leurs habitudes destructrices, leur incroyable technique instrumentale ainsi que leur constante volonté de repousser les limites de l’écoutable…