Trepalium – Through the Absurd

7 Commentaires      1 109
Style: death metalAnnee de sortie: 2004Label: Holy Records

L’avantage de sortir un premier album, c’est que l’on peut se permettre de commettre certaines erreurs que l’on attribue invariablement à la jeunesse.

La preuve en est faite avec Through The Absurd, le premier album de Trepalium. Première impression, désagréable, la pochette est vraiment laide, un genre de digipack avec un dessin informe en guise de couverture et un livret des plus cheap (en plus les paroles ne sont pas vraiment futées, mais bon…). Pas grave, on a certainement vu nettement pire.

Venons en au plus important, la musique. Force est de reconnaître que ça joue bien, et même très bien. Tout est bien net et carré, pas un seul coup de baguette ne dépasse, tandis que les riffs de guitare restent sans broncher à la place qu’on leur a assignée. On a affaire à un death métal globalement mid-tempo qui délivre quelquefois des accélérations plaisantes. Seulement, si l’ensemble est techniquement impeccable et si les compos ont leur propre dynamique qui fait que l’on ne s’ennuie guère, on a la sensation d’écouter du Gojira couplé à du Cannibal Corpse.

Les riffs rythmiques à la Gojira font systématiquement taper du pied ou remuer la tête (l’intro de « Necropolis » arrache quelques cervicales, à ce propos), mais certains passages sentent parfois la repompe assez malvenue de pas mal de plans du groupe Landais. Ainsi le deuxième riff de « Through The Absurd » fait penser au troisième riff de « Wisdom Comes » sur The Link (de 1 :15 à 1 :35, parce que oui, j’aime pinailler.).

Les passages plus traditionnellement death métal à la Canniboule sont parfois assez poussifs (la mauvaise langue que je suis dira que cela reste de cette manière très fidèle à l’esprit du groupe Américain), et l’alternance des deux influences ressemble parfois à une juxtaposition peu heureuse. Passés ces premiers reproches, force est de reconnaître que Trepalium en a largement sous la pédale pour donner quelque chose de grand sur les prochains albums, certains passages de cet album sont tout bonnement excellents (« Coalesce to suffer ») et la qualité des instruments et de la voix (assez intelligible, Dieu merci…) sauve largement l’album.

Ultime reproche, la production est vraiment mauvaise, surtout cette prise de son de batterie absolument passable où la double grosse caisse sonne comme des pots de yaourt et la caisse claire comme un bout de bois tandis que les cymbales évoquent des flatulences de mouche. Je ne passerai pas sous silence la place ridicule accordée dans le mix aux guitares, pour du death, c’est un peu dommage me direz-vous.

Cela dit, Trepalium présente assez de promesses pour qu’on puisse parier sur son avenir. Une fois que ces quelques défauts de jeunesse seront gommés, nul doute que ces charmants bambins balanceront la pâté comme bien peu d’autres se permettent d’en rêver, mais pour l’instant, le résultat est quelque peu perfectible…

  1. paranoid
  2. martyr
  3. necropolis
  4. through the absurd
  5. the worst
  6. filthy carcass
  7. backstabber
  8. machine
  9. savage
  10. escape to death
  11. pain’s threshold
  12. coalesce to suffer
  13. salvation

Chroniqueur

marc

Je donne mon avis pas très éclairé sur des disques que j'aime bien ou je dis du mal de disques que j'aime un peu moins. Cet avis n'engage que moi-même, ma conscience et mon chat, vous êtes libres de ne pas être d'accord (quoique...) et de venir en discuter dans les commentaires afin que je vous convainque que vous vous trompez.

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7 Commentaires

  1. krakoukass Krakoukass says:

    Excellente première kro mec et bienvenue dans l’équipe!

  2. Marc says:

    Merci beaucoup ;-)

  3. manu says:

    bizarre, j’avais entendu des ep’s ou split de trepalium, et ça semblait plus mature que ce que la chro en dit, enfin après la subjectivité….

  4. Marc says:

    Mature… Mature… dans la construction des morceaux, dans certains arrangements, oui, sans problème, mais dans la personnalité propre, ça laisse à désirer, mais je leur fais confiance.

  5. Marc says:

    « nul doute que ces charmants bambins balanceront la pâté comme bien peu d’autres se permettent d’en rêver »

    comme on me le fit remarquer si justement, on écrit en ce cas présent « pâtée ». Oui, il pinaille ce con, je lui offre une bière, il me dit que je fais une fote daurtograf, tchulé va.

    Mea culpa donc :-)

  6. Ocean? says:

    Tu me rassures je ne suis pas le seul à voir une énorme influence Gojira / Canniboule…

  7. Ocean? says:

    Ben putain, Eklektik pille les lecteurs de VS pour en faire des kronikeurs. Voleurs va !!! :D

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