Kataklysm – In the Arms of Devastation

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Style: thrash/deathAnnee de sortie: 2006Label: Nuclear Blast

J’ai découvert les canadiens à l’occasion d’une tournée No Mercy 2004. Sachant qu’ils allaient y faire une apparition, je m’étais attardé un minimum sur leur discographie histoire de ne pas trop arriver en néophyte. J’apprenais qu’il y avait en gros un avant et un après l’arrivée de l’actuel chanteur, qu’au départ c’était beaucoup plus violent et qu’ils avaient opté désormais pour une orientation plus mélodique. Rapide tour d’horizon : je préférais la période récente peut-être influencé en cela par la production béton. Du bon death puissant, pas techno-chiant, mélodique donc et qui me semblait lorgner plus du côté de l’Europe que de l’oncle Sam dans ses structures.
Le concert arrive : nom de dieu de bordel de merde quelle énergie ! S’appuyant principalement sur les titres de leur album de l’époque Serenity in fire, on peut dire qu’ils lui ont rendu un bel hommage dans la mesure où ils étaient effectivement sereins (confiance en leur potentiel musical et scénique) et qu’ils n’en ont pas moins foutu le feu. Une excellente surprise donc et bien évidemment le premier pas vers un approfondissement de la discographie. La perspective de l’épluchage de presque 10 albums (celui-ci est leur 9 ème) m’enchanta bien évidemment. Il est toujours stimulant de découvrir un nouveau continent. Pourtant, passé un court laps de temps, et les souvenirs du concert se faisant plus lointains, j’ai progressivement accordé moins d’attention à ses fiers à bras.

Pratiquant un style que l’on pourrait qualifier de dark death mélodique, les québécquois ont probablement dû ravir les fans de God Dethroned, Amon Amarth, Hypocrisy ou Vader depuis leur premier album (Sorcery) en 1995. Qu’en est-il aujourd’hui après un nouveau changement de cogneur ? En-dehors d’un éventuel déménagement, l’auto dénomination de « Northern hyperblast » est-elle toujours d’actualité ? Avons-nous toujours affaire, 10 ans après, aux incessants changements de rythme d’un Victims of this fallen world, à une grosse caisse qui tente une imitation d’une troupe de Trolls battant campagne dévastatrice et sanguinaire, aux riffs diaboliques mis à l’honneur sur Epic – The poetry of war ?Autant de réponse qui vous seront délivrées à la ligne suivante !

(ligne suivante) Eh bien le Kataklysm version 2006 se rapproche désormais plus selon moi d’un groupe comme Illdisposed et d’un thrash-death made in Protector période A shedding of skin. Certains passages ne dépareilleraient pas non plus sur un Demonic ou The gathering de Testament. On a donc moins droit aux rythmiques hystériques et aux déflagrations supersoniques que par le passé.

C’est une mauvaise nouvelle alors ? Mais bien sûr que non, bon dieu ! Sauf à préférer la musique de merde à l’excellence, on ne peut qu’être enchanté par un tel aboutissement artistique, un tel travail de composition. Et puis, on n’a pas non plus affaire à de la guimauve émasculée : ça défouraille à tout berzingue ! L’évolution est tout de même annoncée depuis 2, 3 albums, nous ne sommes donc pas non plus en présence d’une révolution.

La similarité avec les danois d’Illdisposed m’est au départ apparue en portant mon attention sur le chant qui me rappelle vraiment celui de Bo Summer, plus au niveau des grunts bien évidemment que concernant les vocaux criards, vocaux toujours présents d’ailleurs. Mais au fil des écoutes, les structures me semblent globalement assez proches d’un There’s something rotten…. Impossible également de ne pas penser à Hypocrisy période The final chapter pour les parties mélodiques. Les breaks ou conclusions thrash-death pleuvent et donneraient presque envie d’être atteint d’hypercéphalie pour profiter au maximum d’un headbanging endiablé inévitablement provoqué par ce savoir-faire. La production surpuissante est vraiment claire et massive ; tout est mis en œuvre pour une efficacité optimale.

Mélodie et groove : les deux piliers béton armé donc de ce véritable édifice érigé à la gloire du dieu Metalkitù et qui risquent fort de faire de Kataklysm le partenaire privilégié des proctologues.
Une leçon. Une putain de leçon dans ta gueule !

  1. like angels weeping (the dark)
  2. let them burn
  3. crippled and broken
  4. to reign again
  5. it turns to rust
  6. open scars
  7. temptations nest
  8. in words of desperation
  9. the road to devastation

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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8 Commentaires

  1. Florent says:

    Bah ça fait un moment que Katakysm fait du death à la Illdisposed… M’a toujours fait chier ce groupe. Parce que ça joue bien, c’est pêchu mais ça manque cruellement d’audace et de personnalité. Un 2nd couteau, quoi :-)

  2. darkantisthene says:

    oui et donc l’album en lui-même ?

  3. Florent says:

    J’en avais dl qques titres ya peu mais je ne m’en rappelle déjà plus ;-)

  4. Ellestin says:

    Très chouette pochette pour du Photoshop

  5. jonben jonben says:

    Je la trouve vraiment pas mal la pochette, j’avais voté pour celle là d’ailleurs. 8)

  6. Lola says:

    Mdr mais c’est immonde comme pochette quoi :|

  7. Gothenburg says:

    death grind death grind… roh c’ets plutot du black death now comme hypocrisy a lepoqie ! En tout cas très bon album, mais avec du recul, ouais ca manque de personnalité.

  8. jonben jonben says:

    immonde? ça dépend des goûts, c’est clair que le style est particulier mais adapté à la musique. Elle est du moins très bien faite, pas du tout kitch, et il y a un certain symbolisme.

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