Kill The Client – Escalation of Hostility

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Style: grindcoreAnnee de sortie: 2005Label: Willowtip Records

Pitt bull enragé derrière le micro ? Check. Riffs prêt à en découdre avec toute une armée de CRS ? Check. Batteur sous speed ? Check. Cela ressemble a Napalm Death, cela vous écorche les oreilles comme un album de Napalm Death mais ça ne ressemble pas à Napalm Death. Ils sont Kill the Client et ils sont votre prochain nouveau groupe de grindcore favoris. Originaire de ce beau pays qu’est les Etats Unis, Kill the Client ne semble pas très satisfait de la politique actuel et se charge donc de régler des comptes avec tout le monde sur un petite merveille d’album ou les brûlots grindcore s’enchaînent a vitesse grand V mais contribuent un à un a imprimer de plus en plus profondément ce nom dans votre esprit.

Signé chez Willowtip, le label qui est en passe de devenir le nouveau Relapse (c’est à dire un label d’extrême centré sur le death et le grindcore dont la simple association à un artiste inconnu signifie que l’objet sera de qualité), Kill the Client en est a son premier album, après un EP, Wage slave sorti clandestinement mais qui avait éveillé les narines d’une bonne poignée de passionnés de grindcore. On a trop tendance à regarder vers la Suède (Sayyadina, Rotten Sound, Gadget) pour se fournir en grind alors que tout là bas, de l’autre coté de l’Atlantique; certains s’évertuent a poursuivre l’idéal brutal et fort en distorsion de leurs grands frères de Birmingham.

Toutefois, comme je le disais dans mon introduction, Kill the Client n’est pas un clone de Napalm Death. Beaucoup plus simple et fonctionnant autour d’une vélocité presque constante, la performance enragé du batteur aidant énormément a ne pas faire perdre une seconde de souffle a l’enchaînement des chansons (sauf sur deux plages, lentes et distordus, à la manière de Brutal Truth), la rage est telle ici que l’on se demande si ils ne vont pas finir par le tuer ce bon dieu de client. Tendant vers un mélange de punk et de Metal, ces jeunes gens préfèrent voir dans le genre ou ils exercent un moyen de faire ressortir leurs tripes et non pas celles d’éventuelles victimes de serial killer ou d’un monstre issus de la Dimension Z. Pas de samples comique ou issus de films d’horreurs (deux samples seulement, un extrait d’un film et un autre d’une présentatrice de journal télévisé), pas de paroles absurdes.

Le but du jeu est ici de vous faire partir en courant de votre maison pour déclencher une révolution dans votre quartier. Monter les barricades et faire entendre votre voix contre l’oppression patronale (en gros). Exactement le genre de sentiment qu’était capable d’inspirer Nasum dès que le premier riff retentissait dans mes écouteurs. Cependant, n’est pas Nasum qui veut et j’exagérerais si je les posais comme des sauveurs du grindcore, un genre qui n’a pour l’instant pas besoin d’être sauvé par qui que ce soit. Il se porte très bien, merci beaucoup madame de votre sollicitude. C’est juste que pour un album de grindcore, il n’y a franchement rien a redire à Escalation of hostility. Production classieuse ou tout les instruments sont présents (Scott Hull [Pig Destroyer, Agoraphobic Nosebleed] au mastering), pochette retranscrivant les ambitions de la musique avec simplicité, il n’y a rien qui puisse mériter une critique sérieuse. Un futur classique ? Peut être pas. Mais Escalation of hostility représente les premiers pas d’un groupe sincère au futur prometteur. A ne pas manquer.

  1. defend
  2. worker ant syndrome
  3. in god you thrust
  4. illumination
  5. bloodline
  6. riot perfume
  7. sedated youth
  8. liberty or death
  9. killing fieds
  10. gridlock
  11. scene queen
  12. paranoid patriot
  13. commander in thief
  14. decorated dunce
  15. negative one

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

hororo a écrit 395 articles sur Eklektik.

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5 Commentaires

  1. Julien says:

    Ah, ca m’interesse fortement ce groupe moi qui n’est pas trop amateur de grind à la suèdoise et qui aime les grose doses punk/hardcore dans le grind !
    Vais écouter les mp3 !

  2. Julien says:

    Je viens d’écouter > Liste d’achat ! :p
    Du tout bon !

  3. Hororo says:

    Cool. Alors ma chronique aura servis à quelque chose.

  4. Bernard says:

    Je n’avais que Wage Slave jusqu’à présent (déjà très très prometteur) et cet album est sur ma liste depuis sa sortie chez Willowtip…

  5. SxOxB says:

    Ca fait un pas trop longtemps que je connais ce groupe, mais c’est vrai que leur Wage Slave m’a bien impressioné…
    J’écouterais les Mp3

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