Despised Icon – The Healing Process

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Style: deathcoreAnnee de sortie: 2005Label: Century Media

La brutalité a son charme. On peut être violent dans son expression artistique et ne pas être stupide pour autant, une leçon que nombreux groupes de Brutal Death feraient mieux de recopier cents fois dans leurs cahiers de textes si ils ne veulent pas perdre toute violence. Parce que sérieusement, ce n’est pas avec un mur de blast que l’on fait preuve de brutalité extrême mais en maltraitant son public avec autant de riffs et de changements de rythmes possible pour le surprendre, l’accrocher et lui donner envie de prendre la tête de son voisin pour jouer a la toupie dans la fosse. Et puis les chansons, faut savoir en écrire des bonnes. Et des riffs aussi, des qui rentre dans le crâne et vous donne envie de remuer en rythme avec tout ces bon petits blasts. Et heureusement pour vous, amis de la violence brute, Despised Icon est là et est exactement le groupe qu’il vous faut. Non, ce n’est pas une recette très original mais elle déchaîne assez les foules en ce moment et Despised Icon se retrouve, avec raison, en première ligne d’une vague de groupes de deathcore. L’originalité n’est pas leur fort, mais bon dieu qu’est ce qu’ils sont satisfaisant dans ce qu’ils font !

Tout droit sortis du Canada, ce petit pays où il ne semble pas faire bon vivre vu que tous les groupes qui en sortent sont extrêmement en colère, Despised Icon fait partie de la même scène que Neuraxis ou Ion Dissonance. Agression, chaos et mosh part, et tout cela sans jamais faire de pause pour reprendre son souffle. Enfin si, à un moment pendant quelques secondes dans « Immaculate » il y a un passage un note clair. Passage qui doit durer a peine dix secondes avant que ne sois relancé l’attaque et que vous oubliiez totalement que l’on vient de vous donner une dernière chance avant de changer vos bandages avant de repartir à l’assaut. Donc pas d’occasion de reprendre son souffle disais je car il y a ici deux chanteurs. Deux chanteurs, donc deux fois plus de growl et surtout pas de voix clairs. D’ailleurs c’est amusant mais alors que les voix pompeuse et pleines de beaux sentiments presque fleur bleu fleurissent comme des mauvaises herbes sur les albums de metalcore, Despised Icon cultive son petit jardin de grind avec des vocalises hardcore, death et gore grind pour ne jamais perdre en violence et s’en sort finalement beaucoup mieux pour créer de bonnes chansons plutôt que tout ceux qui succombent à la facilité. Enfin bref, ici rien n’est laissé au hasard et vous aurez compris que le but est ici de provoquer les fosses dans des tournois d’imitations d’hélicoptères ou du lancer ses camarades à travers la pièce.

Cependant, à force de passer et repasser dans les mêmes couloirs on finis généralement par perdre son auditeur et lui donner envie de sortir le plus vite possible de ce dédale répétitif et même si les chansons sont bien faites, elles ne proposent pas des ambiances ou des styles très divers. Mais c’est la que je vous corrige de suite, même si the Healing process (ce que vous aurez donc a entreprendre après l’écoute de cet album) est un album unidimensionnel, il n’est pas lassant. Loin de là. Chaque chansons diffèrent bien l’une de l’autre en déployant toujours un quota d’imprévus, de riffs croustillant et de mosh part qui, malgré leur présence récurrente sur tout les disques étiquetés avec le suffixe « core », vous font dodeliner de la tête de la même manière que des milliers de chérubins remuent en rythme avec les chansons de Chantal Goya. Hardcore donc, un petit peu à cause de cette voix rauque, un peu aussi a cause des mosh part mais aussi à cause des gangs vocal bien placés pour rajouter encore une couche a l’agression et aussi, sûrement, pour demander la participation de toute la salle. Et puis c’est sans compter tout ce bon Brutal Death, finement joué mais sans aucune dose de mélodie il occupe tous les emplacements qui ne sont pas Hardcore et permettent aux guitaristes et au batteur (celui de Neuraxis d’ailleurs, mais uniquement pour l’enregistrement de l’album) de démontrer toutes leurs capacités techniques. Non, ce n’est pas impressionnant ni révolutionnaire mais qu’est ce que ça balance ! Oui, Despised Icon sait faire une bonne chanson tout comme Grand mère sais faire un bon café. Ce n’est pas du sous produit mal foutus et dont on peut se débarrasser au bout de quatre écoutes mais d’un album solide qui vous remplis d’allégresse par sa conviction et sa détermination. Du coté de la production, rien à redire non plus car qui dit Century Media dit assez de sous pour faire du gros son, et l’argent fut sûrement bien investis dans cette entreprise. Voilà donc qu’elle est le carton d’invitation que Despised Icon vous propose, death metal et hardcore, tout deux invités a un grand bal ou règne la violence. Vous auriez tort de refuser.

  1. bulletproof scales
  2. silver plated advocate
  3. immaculate
  4. warm blooded
  5. retina
  6. the sunset will never charm us
  7. as bridges burn
  8. harvesting the deceased
  9. end this day

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

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10 Commentaires

  1. Lebo says:

    Très bon groupe! De l’excellent Deathcore.
    Surpris de pas voir Dying Fetus cité car c’est le groupe auquel je pense immédiatement.
    L’album précédent est ptet encore meilleur

  2. darkantisthene says:

    marrant je classerais pas ça dans deathcore… d’un autre côté je ne suis pas spécialiste, en tout cas ça défouraille bien

  3. Hallu says:

    Technique et fade, le type de groupe que le Québec et la France ne cessent de produire…

  4. Manumal says:

    Ben biensur deathcore ,tu mettrais ça dans quoi d’autre sinon darkantisthene ? o_O

  5. darkantisthene says:

    je sais pas dans « bête noire d’hallu » ? O_o

  6. Lebo says:

    tiens on dirait que ce gpe n’est pas dans les ptits papiers d’Hallu…:)

  7. Hororo says:

    Mais qui l’est ?

  8. GURG says:

    mais il est sorti y’a masse de temps cet album

  9. GURG says:

    ce qui n’enleve rien a sa qualité bien sur ^^

  10. Hororo says:

    Oui, c’est vrai, j’ai fait la chronique en retard et j’ai tardé a l’envoyer. Mais bon, mieux vaut tard que jamais. De plus, je considère qu’un webzine ne doit pas être uniquement centré sur l’actualité mais doit aussi servir de bases de donnés pour ceux qui voudrait rattraper leur retard. Donc autant parler du disque, malgrès le « retard » par rapport a sa publication et celle de la chronique.

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