Will Haven – The Hierophant

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Style: metal/hardcoreAnnee de sortie: 2007Label: Bieler Bros

La pochette est laide mais ne vous arrêtez pas à ça. Six ans. Il aura fallu attendre six ans pour que l’autre groupe de Sacramento refasse parler de lui, après le monumental Carpe Diem. Grady Avenell, qui a quitté le combo en 2003, est aujourd’hui remplacé par Jeff Jaworski. Ceux qui connaissent Will Haven et se souviennent de la voix du prermier se doutent bien qu’il est difficile de passer après lui. Pourtant, le nouveau s’en sort plutôt bien. Normal, il hurle presque de la même façon.

La lourdeur metallique et le côté vindicatif du hardcore avaient trouvé chez Will Haven une consistance que peu de groupes ont su approché. Pour ce millésime 2007, le son semble moins massif qu’auparavant. Il n’est pas fluet, certes, il est même énorme mais il lui manque ce petit quelque chose de réellement dévastateur et hypnotique qui faisait la signature du groupe. Est-ce dû à la production de Chino Moreno (Deftones – le premier groupe de Sacramento) et de Shaun Lopoez (ex-Far)? Oui surement. Mais il peut y avoir une explication. Il se peut que les deux gus n’aient pas TOUT misé sur le son. Ils ont troqué cet effet éthéré sur la guitare contre quelque chose de plus sec. Au fil de l’écoute, la sensation de lourdeur estompée disparaît totalement. On réalise alors que plus que le son, ce sont vraiment les compositions et l’alchimie entre les musiciens qui créent cette écrasante lourdeur. Un grand merci quand même à la basse toujours rampante et sautillante.

Les compositions sont plus riches, elles sonnent moins « jouées sur une seule corde » mais sinon ça reste du Will Haven. Ca braille, ça joue, ça transpire, c’est moîte. Ca tape et ça cogne avec l’efficacité d’une masse de 100kg sur un os souffrant d’osthéoporose. Mais parler uniquement des similitudes ne feraient pas justice au travail du groupe. Vers le milieu de l’album, on trouve « Skinner », une chanson plus calme avec quelques notes de piano et une douce incursion en chant mélodique. On notera aussi « A day without speaking » et son dialogue en français. Les amateurs de hardcore chaotique apprécieront également la courte intro de « Sammy Davis Jr’s One Good Eye ».

Au total, si Carpe Diem est un « chef d’oeuvre », ce The Hierophant – tout en étant très bon – est en deça et ne mérite donc « que » la mention « C’est du bon! ». Soit un retour plus qu’honorable pour Jeff Irwin et ses acolytes.

  1. grey sky at night
  2. king’s cross
  3. helena
  4. hierophant
  5. caviar with maths
  6. landing on ice
  7. skinner
  8. handlebars to freedom
  9. day without speaking
  10. singing in solitary
  11. sammy davis js’s one good eye
  12. firedealer
  13. dark sun sets
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4 Commentaires

  1. Faya says:

    J’ai longtemps attendu ce skeud et j’ai été déçu. Pas la faute de Jaworski (vu en live, il assure), mais ce SON franchement, Moreno et Lopez ont merdé. Vouloir donner un son plus light, aérien à Will Haven c’est bien joli, mais quand ces derniers jouent des morceaux presque tout aussi brutaux que ceux de WHVN, cette prod les rends mous, sans impact… D’autant plus que la voix est vraiment surmixée, on croirait entendre le son d’un groupe de rock (Far?), bref, album bien composé (les compos ont vraiment du potentiel) mais ce son est rédhibitoire pour moi…

  2. Rémi says:

    ouais je sais toujours pas trop quoi penser de cet album… pour moi rien ne remplacera « el Diablo » (et son SON) et « Carpe Diem » (et son SON) et en même temps Will Haven ne pouvait pas tourner autour des mêmes riffs indéfiniment. Ce disque apporte donc un peu de variété au groupe, sans forcément apporter des « plans » neufs dans le monde du metal. C’est bon pour se déchainer, mais pas forcéement très original.

  3. 1ternot2baz says:

    cet opus n’est ni mauvais, ni bon, mais tout simplement fade ! le coté organique et visceral qui semblait etre jusque là la marque de fabrique du combo californien et qui atteint son apogé sur carpe diem est littérallement évaporé sur cette galette. Rien, mais vraiment rien ne ressort, et ce meme après écoutes répétées et attentives, le long de ces 13 morceaux répétitifs et linéaires à l’excès ! une belle arnaque pour ma part.

  4. Zepekegno says:

    Je le trouve carrément bien cet album, peut être plus étheré (pour du Will Haven) et « nocturne » que les autres…

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